Cours de psychologie

Introduction à l'expérimentation - TD

I. TD 1.

 

 

A quoi sert l’expérimentation ?

   - Démontrer des hypothèses : utilisation/patients.

   - Deux types de recherches :

           + Scientifique :

                    . Intérêt principal = intérêt publique.

                    . Utilisée dans les universités.

           + Plutôt commerciale :

                    . Amasser des profits.

                    . Recherche pharmaceutique (validité d’un médicament, etc.).

 

Il existe deux types de recherche scientifique :

    - Recherche fondamentale :

              + But = acquérir des connaissances sans avoir au départ un but préétabli, on va chercher des connaissances sur le processus lui-même.

Exemples : étude sur l’attachement, sur la sémantique, sur l’orthographe, sur mathématiques, dynamique de groupe : le but n’est pas de comprendre pourquoi certaines personnes ne réussissent pas à faire certaines taches, mais plutôt comment ca marche dans le cerveau. On est dans des mécanismes de base, plutôt simples, puisqu’on  veut seulement acquérir de nouvelles connaissances.

    - Recherche appliquée :

              + Découle d’un problème défini que l’on va essayer de résoudre.

Exemples : axé sur les pathologies (hystérie, schizophrénie, etc.). Cependant on ne peut pas faire une étude sur un domaine si vaste, on va donc délimiter ce sur quoi on va travailler avec des questions précises en relation avec le sujet.

 

Recherche = scientifique → les phénomènes étudiés doivent être reproductibles. On essaye en psychologie de plus en plus de faire de la recherche scientifique pour valider des hypothèses :

   - Observation : difficile d’observer deux fois le même comportement puisque l’observé et l’observateur ne vont pas être les mêmes a chaque instant. On s’en sert en psychanalyse pour les études de cas.

   - Enquêtes : questionnaires qu’on distribue au plus grand nombre de personnes (pour qu’une enquête soit représentative, il faut environ 1000 personnes). Utilisée principalement en psychologie sociale.

   - Expériences : utilisées en développement, neurobiologie, et en cognitive. On essaye de répondre à une question grâce à un test qui dure entre 15 minutes et une heure. Pour que ce soit valide, il faut un minimum de 30 personnes par groupe, sachant qu’on travaille avec 2 groupes ou plus.

   - Etude : rarement utilisée en psychologie, surtout en psychiatrie et en biologie.

 

Ces trois méthodes vont permettre d’acquérir des connaissances et de les interpréter pour répondre à des questions. L’interprétation dépend de la méthode de l’expérimentateur.

 

Quel est le rôle de la recherche en psychologie ?

   - Eliminer tous les préjugés qui existent (ex : il y a un siècle de cela les gens qui souffraient d’épilepsie étaient considérés comme possédés, schizo sont tous des psychopathes, etc.)

   - Quand on est psy, on va se rattacher à des théories (ex : psychologie cognitif ou développement on s’appuie sur des TCC). Ces théories sont données par la recherche, et ca permet donc de guider notre pratique de psychologue, puisqu’on ne soigne pas toutes les pathologies de la même façon. Ca va permettre d’appliquer la théorie à la pratique.

   - Déterminer l’utilité de la thérapie selon le type de personne.

   - Permet de raisonner de manière rigoureuse : les recherches en psychologie servent à soigner, puisque des recherches permettent d’avoir des réponses.

 

Qu’est-ce que la théorie ?

   - La théorie est un ensemble organisé de principes, de règles, de lois scientifiques visant à décrire et à expliquer un ensemble de faits.

   - Quand on utilise la méthode scientifique c’est pour mettre en place un théorie, ou pour confirmer ou infirmer une théorie déjà existante.

   - On renvoie toujours à une théorie qui a été construite.

 

Qu’est-ce que la science ?

- La science est un ensemble de connaissances, d’études de valeurs universelles, caractérisée par un objet et une méthode déterminée et fondée sur des relations objectives vérifiables.

- Valeur universelle : on n’est pas sur des études qui portent uniquement sur un type de personne : c’est quelque chose qui est commun a tous.

- Domaine d’application : dans ce cas, c’est la psychologie.

- Méthode déterminée : démarche scientifique.

- Vérifiable : pour que ce soit vrai il faut que d’autres puissent reproduire ce qui a été fait.

 

En quoi la psychologie est une science ?

   - L’objet d’étude de la psychologie est l’être humain : son comportement, les dysfonctionnements, les processus. L’objet est bien défini.

   - Deux démarches pour répondre à ces questions :

             + Démarche inductive :

                      . On part d’un cas particulier qu’on va essayer de généraliser.

                      . Il n’y a pas d’hypothèses clairement définies, mais des hypothèses exploratoires.

                      . On part d’un particulier vers une généralisation. A la fin on est plutôt sur des interrogations.

             + Démarche déductive :

                      . Démonstration.

                      . Pour pouvoir l’utiliser on va avoir besoin d’hypothèses.

                      . Ca peut permettre, par exemple, de confronter une théorie.

                      . On s’inscrit dans un champ théorique pour pouvoir apporter des connaissances.

                      . On est plutôt sur un phénomène d’explication.

   - Une fois qu’on a des réponses, on va les objectiver en faisant des tests statistiques dessus qui permettent d’appliquer les résultats obtenus à la population entière.

   - Les communications sont internationales : on publie en anglais pour pouvoir avoir un véritable échange au niveau des connaissances, cela permet de généraliser au maximum nos résultats à la population (monde).

   - Le but de l’expérimentation est de définir des catégories de personnes afin de mieux les soigner et d’optimiser leur prise en charge.

Les expériences sont systématiques pour chaque personne : la démarche est la même pour tous les participants. Si on change cette démarche on va introduire une variable en plus.

 

On utilise des méthodes scientifiques pour qu’il y ait objectivisation de la recherche.

Démarche scientifique :

   - Il faut l’expérience soit objective, c’est-à-dire qu’on étudie bien ce que l’on est sensé étudier, et non autre chose.

   - Cette méthode doit être systématique : les conditions de l’expérimentation ne doivent pas être changées en cours d’expérience.

   - L’expérience doit être repliable : si elle est refaite, l’expérimentateur doit obtenir les mêmes résultats que dans l’expérience précédente.

Quelles sont les étapes de la recherche :

   - Définir un objectif : question de départ. Cette question doit être claire (qu’est-ce qui vous intéresse ?), faisable et pertinente.

   - Revue de la littérature : cette littérature est en anglais le plus souvent. Il va donc falloir sélectionner les textes qui nous intéressent en fonction de notre problématique de départ. Elle permet de montrer la pertinence de l’étude. On fait un résumé de ce qui a été fait auparavant pour répondre à ce qui manque.

   - Définir une problématique : permet de parler de la théorie dans laquelle on se trouve. On va s’axer sur une théorie uniquement. On va donc poser la question de départ par la problématique : comment cette théorie répond mieux à cette question de départ qu’une autre, pourquoi cette théorie répond à cette question de départ ?

   - Définir une hypothèse : énoncés qui sont relativement réglementés, pas/peu d’imagination. Ca permet de mettre en évidence le phénomène que l’on veut étudier dans la population que l’on veut tester. Par la suite on peut indiquer les résultats que l’on pense obtenir et dans quel sens ils vont.

   - Choix des sujets et mise en place l’expérience : on définit enfant vs adulte, contrôle vs pathologie. De ce choix vont découler des contraintes au niveau de l’expérience.

   - Définir les sujets.

   - Traiter les résultats : on utilise des méthodes statistiques inférentielles qui permettent de passer d’un échantillon à la population générale.

   - Interpréter les résultats : interprétation de l’hypothèse qui a été faite.

 

Difficultés en psychologie :

- Ethique : principal difficulté rencontrée. Il faut veiller à la santé des participants, qu’il s’agisse de personne saines ou avec des pathologies.

- Comportement humain : il faut créer une expérience pour étudier ces comportements avec des moyens détournés. On ne va jamais vraiment étudier ce comportement, mais on va étudier des signes de ces comportements.

- Lorsque les sujets sont volontaires, on observe plus de sincérité dans leurs réponses. On fait passer beaucoup d’auto-questionnaires. Lorsqu’on travaille avec des personnes malades on passe par un psychiatre, on ne fait pas uniquement confiance à l’individu.

- Il faut trouver une autre théorie qui explique les résultats obtenus s’ils ne correspondent pas à ce qu’on pensait obtenir.

 

 

II. TD 2 :

 

 

La recherche expérimentale permet de démontrer les relations de causes à effet entre un individu et son environnement. C'est par son biais qu'on peut observer un comportement. On manipule une situation, un environnement pour pouvoir observer l'impact de cette manipulation sur le comportement ou sur la réponse qu'il va pouvoir donner. Mais en laboratoire on ne peut pas tout mesurer par exemple, la religion qui est une croyance, sentiments, caractère...

On peut s'intéresser à un processus (mémoire) ou comment une personne face à une pathologie.

Les hypothèses sont des spéculations sur les relations qui peuvent exister entre une VD et une VI, permet de prédire les résultats et il faudra tester les hypothèses. L'hypothèse doit être testable et mesurable, pour vérifier de manière expérimentale dans le but de pouvoir établir une loi de cause à effet.

 

La loi est un énoncé qui va impliquer une relation entre un fait, un objet, un environnement et un autre. Elle doit être régulière et prédictible pour toute la population.

 

Les béhavioristes pensent que tout stimulus entraîne une réponse, c’est-à-dire un changement de comportement.

 

Revue littéraire → problématique → hypothèses.

Il existe trois types d’hypothèses :

   - L’hypothèse générale :

            + Dans le cas de l’expérience sur les drogues, elle serait : les drogues ont-elles des effets sur la concentration ?

            + Elle annonce le thème général de l’expérience.

            + Penser a faire des phrases interrogatives.

   - L’hypothèse opérationnelle :

            + Les personnes qui prennent de la drogue voient leur capacité de concentration diminuer.

            + On indique les variables de l’expérience, les faits. On fait passer l’hypothèse générale en hypothèse opérationnelle en y intégrant les différentes variables.

            + Il faut toujours employer le conditionnel.

   - L’hypothèse nulle :

            + Dans le cas de l’expérience sur les drogues, elle serait : les drogues n’entrainent pas de déficit de sa concentration.

            + Elle dit qu’il n’y aura pas de résultats. C’est un peu l’inverse de ce que l’on cherche. Le but de toute expérience en règle générale est de rejeter l’hypothèse nulle.

 

VD :

- Dépendante du sujet, c’est la réponse donnée par le sujet et c’est aussi ce que l’on souhaite mesurer.

- La VD doit être mesurée. On s’intéresse à : l’intensité, la latence (temps de réponse du sujet).

- Dans le cas de l’expérience sur les drogues, ce serait : le nombre de chiffres rappelés.

 

VI :

- Ce que nous faisons varier et donc qui est indépendant du sujet. Ca nous permet de faire varier la VD.

- On les appelle aussi facteurs expérimentaux ou de variation.

- On a plusieurs types de VI :

        + Provoquées : ce qui est réellement manipulé par l’expérimentateur (prise de drogue, d’alcool, nombre de personnes dans une pièce, etc.).

        + Invoquées : ce qui appartient à un groupe (pathologie, etc.).

- Qu’elles soient provoquées ou invoquées, il y a forcément deux modalités dans la VI : homme ou femme, prise de drogue ou non, etc.

- Dans une expérience on peut avoir toutes les VI qu’on veut, le seul problème est que plus on multiplie les VI plus on aura besoin de sujets.

 

Variables confondues : deux variables sont associées l’une a l’autre, et quand l’une bouge, l’autre bouge aussi.

 

Définition de la population qui nous intéresse :

- Comme on ne peut pas tester toute la population, on ne teste qu’un échantillon qui doit être représentatif de la population globale.

- On désigne l’échantillon total par la lettre S. Si on veut parler d’un seul sujet de l’expérience, on utilise un s.

- Les étudiants sont souvent sollicités comme groupe contrôle, tous les groupes ayant un lien avec des pathologies, différents groupes d’âges, différents groupes de sexe, etc.

Une fois qu’on a réuni les VI et les VD ainsi que les sujets, on pourra mettre en place un plan d’expérience. Pour déterminer un plan d’expérience faut s’intéresser principalement aux VI et aussi aux VD. Il existe trois plans d’expérience :

- Plan emboité : les sujets sont soumis à une condition/modalité et une seule de la VI, mais pas au deux. Noté <>.

- Plan croisé : les sujets sont soumis aux deux modalités de la VI. Noté *.

- Plan mixte : il faut au moins 2 VI (ex : prise de drogue et sexe du participant), et de ces deux VI une répond au plan emboité et l’autre au plan croisé. Noté <>*.

Quand on écrit le plan de l’expérience, on note : Sn<>*.

Il reste à créer les consignes :

- Doivent être créées des la fin de l’expérience.

- Doivent être claires et précises afin de ne pas créer des VI non contrôlées.

- Doivent être les mêmes pour tous les participants.

Une dernière chose qui peut être demandée est le consentement éclairé. Il doit être signé par tous les sujets de l’expérience. En psychologie on ne le fait signer qu’aux patients. On y explique le but de l’étude, on lui explique ce qu’il va devoir faire ou pas, et le temps de l’expérience. Il faut aussi lui expliquer les risques qui sont liés à l’étude. Au niveau du recueil de la signature, elle doit être recueillie librement, et dans le cas d’un refus, il n’y a pas d’impact sur le traitement du patient, et ce dernier est libre à tout moment de quitter l’expérience. Dans le cas ou l’expérimentateur se rend compte qu’il y a un danger pour le patient, il est dans l’obligation de le signaler au patient.



14/07/2012
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