Cours de psychologie

Introduction à l'expérimentation - notions clés

Introduction à l’Expérimentation – Notions Clés

 

 

Consentement éclairé : Il doit être signé par tous les sujets de l’expérience. En psychologie on ne le fait signer qu’aux patients. On y explique le but de l’étude, on lui explique ce qu’il va devoir faire ou pas, et le temps de l’expérience. Il faut aussi lui expliquer les risques qui sont liés à l’étude. Au niveau du recueil de la signature, elle doit être recueillie librement, et dans le cas d’un refus, il n’y a pas d’impact sur le traitement du patient, et ce dernier est libre à tout moment de quitter l’expérience. Dans le cas ou l’expérimentateur se rend compte qu’il y a un danger pour le patient, il est dans l’obligation de le signaler au patient.

Consignes : Doivent être créées des la fin de l’expérience. Doivent être claires et précises afin de ne pas créer des VI non contrôlées. Doivent être les mêmes pour tous les participants.

 

Démarche inductive : On part d’un cas particulier qu’on va essayer de généraliser. Il n’y a pas d’hypothèses clairement définies, mais des hypothèses exploratoires. On part d’un particulier vers une généralisation. A la fin on est plutôt sur des interrogations.

Démarche déductive : Démonstration. Pour pouvoir l’utiliser on va avoir besoin d’hypothèses. Ca peut permettre, par exemple, de confronter une théorie. On s’inscrit dans un champ théorique pour pouvoir apporter des connaissances. On est plutôt sur un phénomène d’explication.

Démarche scientifique : Il faut l’expérience soit objective, c’est-à-dire qu’on étudie bien ce que l’on est sensé étudier, et non autre chose. Cette méthode doit être systématique : les conditions de l’expérimentation ne doivent pas être changées en cours d’expérience. L’expérience doit être repliable : si elle est refaite, l’expérimentateur doit obtenir les mêmes résultats que dans l’expérience précédente.

Difficultés en psychologie : Ethique : principal difficulté rencontrée. Il faut veiller à la santé des participants, qu’il s’agisse de personne saines ou avec des pathologies. Comportement humain : il faut créer une expérience pour étudier ces comportements avec des moyens détournés. On ne va jamais vraiment étudier ce comportement, mais on va étudier des signes de ces comportements.

Lorsque les sujets sont volontaires, on observe plus de sincérité dans leurs réponses. On fait passer beaucoup d’auto-questionnaires. Lorsqu’on travaille avec des personnes malades on passe par un psychiatre, on ne fait pas uniquement confiance à l’individu.

Il faut trouver une autre théorie qui explique les résultats obtenus s’ils ne correspondent pas à ce qu’on pensait obtenir.

 

Enquêtes : questionnaires qu’on distribue au plus grand nombre de personnes (pour qu’une enquête soit représentative, il faut environ 1000 personnes). Utilisée principalement en psychologie sociale.

Etude : rarement utilisée en psychologie, surtout en psychiatrie et en biologie.

Expériences : utilisées en développement, neurobiologie, et en cognitive. On essaye de répondre à une question grâce à un test qui dure entre 15 minutes et une heure. Pour que ce soit valide, il faut un minimum de 30 personnes par groupe, sachant qu’on travaille avec 2 groupes ou plus.

 

Hypothèse : doit être testable et mesurable, pour vérifier de manière expérimentale dans le but de pouvoir établir une loi de cause à effet.

- L’hypothèse générale : Elle annonce le thème général de l’expérience. Penser a faire des phrases interrogatives.

- L’hypothèse opérationnelle : On indique les variables de l’expérience, les faits. On fait passer l’hypothèse générale en hypothèse opérationnelle en y intégrant les différentes variables. Il faut toujours employer le conditionnel.

- L’hypothèse nulle : Elle dit qu’il n’y aura pas de résultats. C’est un peu l’inverse de ce que l’on cherche. Le but de toute expérience en règle générale est de rejeter l’hypothèse nulle.

 

Observation : difficile d’observer deux fois le même comportement puisque l’observé et l’observateur ne vont pas être les mêmes a chaque instant. On s’en sert en psychanalyse pour les études de cas.

 

Plan d’expérience : Pour déterminer un plan d’expérience faut s’intéresser principalement aux VI et aussi aux VD. Il existe trois plans d’expérience :

- Plan emboité : les sujets sont soumis à une condition/modalité et une seule de la VI, mais pas au deux. Noté <>.

- Plan croisé : les sujets sont soumis aux deux modalités de la VI. Noté *.

- Plan mixte : il faut au moins 2 VI, et de ces deux VI une répond au plan emboité et l’autre au plan croisé. Noté <>*.

Quand on écrit le plan de l’expérience, on note : Sn<>*.

Population : Comme on ne peut pas tester toute la population, on ne teste qu’un échantillon qui doit être représentatif de la population globale. On désigne l’échantillon total par la lettre S. Si on veut parler d’un seul sujet de l’expérience, on utilise un s.

 

Recherche fondamentale : But = acquérir des connaissances sans avoir au départ un but préétabli, on va chercher des connaissances sur le processus lui-même.

Recherche appliquée : Découle d’un problème défini que l’on va essayer de résoudre.

Recherche scientifique : Intérêt principal = intérêt publique. Utilisée dans les universités.

Recherche commerciale : Amasser des profits. Recherche pharmaceutique (validité d’un médicament, etc.).

 

Science : ensemble de connaissances, d’études de valeurs universelles, caractérisée par un objet et une méthode déterminée et fondée sur des relations objectives vérifiables.

 

Théorie : ensemble organisé de principes, de règles, de lois scientifiques visant à décrire et à expliquer un ensemble de faits. Quand on utilise la méthode scientifique c’est pour mettre en place un théorie, ou pour confirmer ou infirmer une théorie déjà existante.

 

Valeur universelle : on n’est pas sur des études qui portent uniquement sur un type de personne : c’est quelque chose qui est commun a tous.

Variable dépendante : performance mesuré par de nombreux moyens de mots corrects rappelés et reconnus. Dépendante du sujet, c’est la réponse donnée par le sujet et c’est aussi ce que l’on souhaite mesurer. La VD doit être mesurée. On s’intéresse à : l’intensité, la latence (temps de réponse du sujet).

Variable indépendante : Ce que nous faisons varier et donc qui est indépendant du sujet. Ca nous permet de faire varier la VD. On les appelle aussi facteurs expérimentaux ou de variation. Dans une expérience on peut avoir toutes les VI qu’on veut, le seul problème est que plus on multiplie les VI plus on aura besoin de sujets.

- Provoquée : ce qui est réellement manipulé par l’expérimentateur (prise de drogue, d’alcool, nombre de personnes dans une pièce, etc.).

- Invoquée : type d'activité induit par consigne avant la présentation de la liste. Ce qui appartient à un groupe (pathologie, etc.).

Variables confondues : deux variables sont associées l’une a l’autre, et quand l’une bouge, l’autre bouge aussi.

Vérifiable : pour que ce soit vrai il faut que d’autres puissent reproduire ce qui a été fait.



15/07/2012
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 1520 autres membres