Cours de psychologie

Histoire de la psychologie - Serge Nicolas

 

I. Introduction.

 

Psychologie vient de l’intégration de deux mots grecs : psyché « âme » et logia « science ».

 

Ce terme a été employé pour la première fois par le grand humaniste et poète croate Marco Marulic (1450 – 1524) aux alentours de 1520.

On a coutume de faire débuter la psychologie avec Descartes car il a distingué deux substances : le corps (matérielle) et l’âme (immatérielle). Mais le seul philosophe à avoir utilisé le terme de psychologie est Leibniz.

 

L’homme qui a définitivement introduit ce terme pour désigner la science de l’âme fut un protégé de Liebniz, le philosophe allemand Christian Wolff (1679 – 1754). Il a également divisé la psychologie en deux : la psychologie empirique et la psychologie rationnelle.

 

Kant contribua à répandre ce mot, mais il faudra attendre le début du XIXe s pour que la psychologie devienne une science.

 

II. Les philosophes et physiologistes modernes de l’esprit.

 

Philosophie empirique et associationniste anglaise.

 

John Locke (1632 – 1704) s’oppose à Descartes, pour lui la connaissance résulte de l’expérience de la réalité par les sens. Les sensations inscrivent des idées simples (mémoire, attention, volonté…) pour former des idées complexes (identité, infini...). Donc, l’idée complexe serait un composé d’idées simples résultant des habitudes acquises et formée grâce au principe d’association.

 

David Hume (1711 – 1776) distingue trois lois d’association : la loi de ressemblance, la loi de contiguïté dans le temps et dans l’espace, et la loi de causalité. Pour lui, il faut s’intéresser à la combinaison des idées.

 

David Hartley (1705 – 1757) esquisse une doctrine qui fonde la physiologie et la psychologie, et qui se résume en deux points :

    -  la théorie des vibrations empruntée à Newton par laquelle Hartley explique les phénomènes nerveux et tous les phénomènes physiques en général,

    - la théorie de l’association empruntée à Locke et possiblement à Hume, qui explique le mécanisme de l’esprit et tous les phénomènes psychologiques sans exception.

Tout s’explique par les sensations primitives et le principe de contiguïté auquel sont alors ramenées toutes les autres lois d’association (ressemblance, contraste, causalité…).

 

Le suisse Charles Bonnet (1720 – 1793) élabore à la même époque une psychophysiologie fort semblable qui sera très bien accueillie en Allemagne.

 

John Stuart Mill (1806 – 1873) affirme qu’une science des phénomènes mentaux est possible. Il pense que les idées complexes sont générées par les idées simples mais non formées par elles.

 

La psychologie associationniste a trouvé sa forme la plus systématique dans l’œuvre d’Alexander Bain (1818 – 1903) qui est considéré comme le premier véritable psychologue de langue anglaise.

 

La psychologie empirique allemande post-kantienne.

 

Le système de Kant sépare la métaphysique et la psychologie :

   - il distingue la psychologie empirique de la psychologie rationnelle, mais pour dire que la seconde ne peut exister,

   - mais il va affirmer que la psychologie empirique ne peut recourir à l’expérimentation ni appliquer le calcul mathématique.

 

Les idéalistes Johann Gottlieb Fichte (1762 – 1814), Friedrich Wilhelm von Schelling (1775 – 1854), et Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770 – 1831) ont conclu : si nous ne connaissons que les représentations, il n’y a pas de raison pour dire qu’il existe quelque chose en dehors d’elles.
La seule psychologie possible est la psychologie des concepts, la psychologie rationnelle.

Fichte développe les concepts de représentation et de conscience, cette dernière étant un principe fondamental et il faut en donner une description systématique (phénoménologie).

Schelling parle d’inconscient.

Hegel envisage la psychologie comme science de l’esprit subjectif, et les hélégiens se distinguent des deux autres par :

   - une caractérisation plus sociale de leur psychologie,

   - une forte tendance à s’appuyer sur la méthode dialectique ou rationnelle et dans une résistance aux méthodes empiriques.

Les hélégiens considèrent la psychologie comme la réflexion spéculative de l’esprit lui-même.

 

Johann Friedrich Herbart (1776 – 1841), successeur de Kant, pense que la psychologie consiste à établir une statique et une mécanique de l’esprit. Cette psychologie a préparé l’introduction de l’expérimentation, et Herbart est considéré comme le fondateur de la psychologie des peuples.

 

La psychologie spiritualiste française.

 

Repose sur la méthode de l’analyse des idées :

   - toutes nos idées viennent des sensations,

   - une sensation pure et simple n’est qu’une modification de notre être, qui ne renferme aucune perception de rapport, aucun jugement,

   - la sensation de résistance est la seule qui nous apprenne à  la rapporter à quelque chose hors de nous.

 

Les idéologues ou idéologistes recommandent l’observation et l’expérience.

Pierre-Jean-Georges Cabanis (1757 – 1808) est le fondateur de la psychologie physiologique en France.

Maine de Biran (1776 – 1824) accorde une réalité au moi.

 

Pour Théodore Jouffroy (1796 – 1842), la psychologie est la science du principe intelligent, identique à celle du moi.

 

De la phrénologie à l’étude des localisations cérébrales.

 

Assigner une localisation à l’âme (question désuète) et localiser les fonctions psychiques dans la mesure où l’on distingue des fonctions de l’âme et des parties séparables du cerveau.

 

Franz Joseph Gall (1758 – 1828) fonde la doctrine de la phrénologie. Palper le crâne revient à examiner le cortex, c’est le sens du terme crânioscopie ou crâniologie qui est une méthode, auquel on réduira plus tard, à tort, celui de phrénologie qui est une doctrine. Il affirme l’existence d’au moins 27 facultés innées et croit avoir déterminé les organes cérébraux pour la plupart de ces fonctions.

 

François-Joseph-Victor Broussais (1772 – 1838) pense que l’approche physiologique est supérieure à la psychologie de l’école éclectique. Il développe une psychologie scientifique pour la localisation des facultés.

 

Auguste Comte (1798 – 1857) pense qu’il faut se borner à l’observation des faits d’expérience et de leurs relations invariables.

Il s’oppose à la psychologie spiritualiste :

   - il est impossible de s’observer soi-même,

   - la psychologie ne peut être réduite à l’étude de l’homme adulte sain et doit être étendue à l’animal.

Il est nécessaire selon lui d’observer le fonctionnement de l’esprit humain (sociologie).

 

La France au XIXe s a deux grandes écoles de pensée : la philosophie spiritualiste et la philosophie scientifique (physiologistes, positivistes, puis psychologues expérimentalistes).

 

De la physiologie sensorielle à la chronométrie mentale.

 

Matérialisme qui supprime la dualité âme/corps.

 

Hermann von Helmholtz (1821 – 1894) travaille sur la vitesse de l’influx nerveux (temps de réaction).

 

Adolph Hirsch (1830 – 1901) est le premier :

   - à utiliser le fameux chronoscope de Hipp destiné à mesurer avec précision les temps de réaction,

   - à étudier les temps de réaction en liaison avec des questions d’ordre psychologique.

D’après lui, le temps de réaction comprend trois moments : la transmission au cerveau, la transformation de la sensation en acte, et la transmission dans les nerfs.

 

Franciscus Cornelis Donders (1818 – 1889) expérimente que l’acte cérébral a une durée.

 

III. La germanisation de la psychologie au XIXe s.

 

Fechner et la psychophysique.

 

Gustav Theodor Fechner (1801 – 1887) développe la psychophysique qui était, dans son esprit, un développement de ses conceptions métaphysiques et conformément à l’étymologie « une science exacte des rapports de l’âme et du corps ». Science de la mesure des sensations.

Deux psychophysiques : la psychophysique interne qui étudie les rapports de l’âme avec le corps, et la psychophysique externe qui étudie les rapports de l’âme avec le monde physique.

 

Wundt et la psychologie expérimentale.

 

Wilhelm Maximilian Wundt (1832 – 1920) crée l’Institut de psychologie, le premier dans le monde à être consacré à l’étude expérimentale de la psychologie.

La psychologie expérimentale comprend 3 questions :

   - quels sont les éléments de la conscience, leurs propriétés qualitatives et quantitatives ?

   - comment se combinent-ils pour former des faits de conscience d’une nature de plus en plus complexe ?

   - quels sont les rapports de coexistence et de succession, les lois générales qui dominent les faits intérieurs ?

Il s’intéresse à la question de l’attention et de l’aperception.

Des étudiants du monde entier sont venus se formés dans son école.

 

La psychologie des fonctions supérieures.

 

Hermann Ebbinghaus (1850 – 1909) pense qu’une science expérimentale des processus mentaux supérieurs est possible. Il étudie la mémoire dans son acception globale à la fois consciente et inconsciente.

 

Oswald Külpe (1862 – 1915), assistant de Wundt, proclame la nécessité de l’introspection.

L’école de Würzburg explore expérimentalement les fonctions psychiques supérieures (abstraction, jugement, pensée, raisonnement,…) par la méthode d’introspection.

 

La psychologie de la Gestalt.

 

La psychologie de la Gestalt (« forme ») est une école créée au XXe s, qui prend sa source dans l’importante contribution du philosophe autrichien Christian von Ehrenfels (1859 – 1932) qui prétend à une qualité de forme.

 

Mouvement apparent : succession d’expositions brèves d’objet (vision successive de deux objets immobiles, mouvement apparent d’un objet unique, perception simultanée de deux objets immobiles).

 

Les stimuli créent des champs électriques dans le tissu cérébral qui interagissent et s’organisent selon un champ d’énergie minimale. Le déplacement des champs électriques cérébraux vers un état d’énergie minimale reflète le principe de la bonne forme : les perceptions sont simplifiées lorsque le cerveau atteint un état d’équilibre.

 

IV. L’étude de l’intelligence.

 

L’évolutionnisme.

 

Evolution biologique et évolution psychologique.

Les espèces ne s’éteignent pas, mais se transforment.

 

Charles Darwin (1809 – 1882) et les causes de l’évolution :

   - la reproduction et la survie différentielle (sélection) des individus produits en surnombre à chaque génération,

   - la production continuelle d’une abondante variété génétique.

La survie dépend de la constitution héréditaire des individus (sélection naturelle).

Il présente l’homme comme l’aboutissement effectif d’une descendance et non comme le pôle idéal d’une ascension : il cumule toute l’hérédité animale.

Universalité des expressions faciales sur la base des études physiognomoniques (art de connaître le caractère par l’étude de l’état habituel des traits) et physiologiques.

Ainsi, l’homme est un animal évolué.

 

Herbert Spencer (1820 – 1903) considère l’esprit comme composé des états de conscience et des rapports. Le progrès psychique consiste dans le passage d’une structure homogène à une structure hétérogène, par diversification croissante.

Théodule Ribot (1839 – 1916), fondateur de la psychologie française, est admirateur de Spencer et de John Hughlings Jackson (1835 – 1911). Il applique la notion de dissolution aux activités de l’esprit.

 

De l’hérédité psychologique à l’étude de l’intelligence.

 

Francis Galton (1822 – 1911) a deux idées :

   - les capacités intellectuelles humaines sont héritables autant que le sont les caractéristiques physiques auxquelles Darwin s’était intéressé,

   - par conséquent, l’évolution intellectuelle humaine pourrait être accélérée par un programme systématique de sélection qu’il nommera en 1883 eugénisme.

Il s’intéresse aux différences interindividuelles.

Le premier à réaliser des expériences sur l’association de mots.

Il a souhaité construire un test de l’intelligence.

 

James McKeen Cattell (1860 – 1944), se concentre sur les mesures psychophysiologiques et psychologiques. Il veut développer une mesure des différences interindividuelles. Mais un test doit inclure trois mesures : les capacités sensorielles, les capacités motrices, et éventuellement les processus mentaux plus complexes.

 

Binet : de la psychologie de l’enfant à la mesure de l’intelligence.

 

Alfred Binet (1857 – 1911) sera d’abord connu par l’étude des phénomènes de transfert occasionnés par l’aimant.

Il étudie ses deux filles, la mémoire chez les enfants.

Il présente une psychologie individuelle : mémoire, imagination, attention, compréhension, suggestibilité, sentiment esthétique, sentiments moraux, force musculaire et force de volonté, habileté et coup d’œil. Pour lui il ne faut pas étudier les sensations, mais les facultés psychiques supérieures.

Echelle métrique de l’intelligence, pour sélectionner les enfants anormaux pour que le ministère puisse créer des classes spéciales.

Binet s’appuie sur l’approche développementale et la notion d’âge mental.

 

A l’inverse, Charles Spearman (1863 – 1945) s’appuie sur l’analyse factorielle pour définir les dimensions intellectuelles sur lesquelles les individus peuvent être comparés.

 

Aujourd’hui, on privilégie un modèle mixte.

 

Piaget et les stades de développement de l’enfant.

 

Les historiens considèrent comme premier grand livre de la psychologie moderne de l’enfant, l’œuvre de W. Preyer (1841 – 1897) L’Ame de l’enfant.

 

Jean Piaget (1896 – 1980), s’intéresse à la pensée logique et au raisonnement de l’enfant. Il a décrit les étapes cognitives, et les stades successifs du développement de l’intelligence :

   - 2 premières années : acquisition des coordinations sensori-motrices,

   - 2 à 7 ans : emprisonnement par les données perçues,

   - à partir de 5 ans : capable d’établir une relation entre deux objets,

   - 7 à 11 ans : opérations de classification, de sériation et de mise en correspondance.

   - 12 à 16 ans : opérations et raisonnement hypothético-déductif.

Son œuvre est incontournable.

 

V. L’étude de l’esprit malade.

 

Charcot : de l’hystérie et de l’hypnose.

 

Le précurseur de l’hypnose est Franz-Anton Mesmer (1734 – 1815).

Dans les années 1850-1860, l’hystérie devient un sujet intéressant.

 

Jean-Martin Charcot (1825 – 1893), s’intéresse à l’hystérie, et est le premier à donner à voir les manifestations de l’inconscient dans de spectaculaires et troublantes images.

Il introduit la métalloscopie (détermination du métal auquel la malade hystérique est sensible) et de la métallothérapie (thérapeutique interne découlant de l’affinité révélée par les applications externes des métaux).

Burquisme : étude des résultats obtenus par l’application des métaux sur la surface cutanée.

Il va décrire chaque étape de la crise hystérique, et va se servir de l’hypnose pour étudier l’hystérie. Il réhabilite l’hypnose.

 

L’école de Nancy et l’école de la Salpêtrière.

 

L’école de Nancy veut constater la réalité des faits avancés par Charcot, ils constatent une irréalité des phénomènes dus à des suggestions inconscientes, et une puissance de la suggestion et son emploi en thérapeutique.

Le représentant de l’école de Nancy est Hippolyte Bernheim (1840 – 1919), il rejette l’hypnose, et pense qu’il existe chez les sujets hypnotisés une aptitude particulière à transformer l’idée reçue en acte. Il a permis l’interprétation psychologique de l’hystérie qui s’opposait à l’interprétation physiologique de Charcot.

 

Bernheim caractérise à plusieurs reprises les différences qui existent entre l’école de Nancy et l’école de la Salpêtrière. Le chef de clinique de Charcot, Joseph Babinsk (1857 – 1932), présentera la doctrine de Charcot en 4 propositions :

   - les caractéristiques somatiques observées chez certains sujets dans l’hypnotisme ont une importance fondamentale,

   - les phénomènes hypnotiques peuvent affecter un groupement spécial en trois états distincts (c’est la forme la plus parfaite de l’hypnotisme qu’on doit prendre pour type et que l’on appelle le grand hypnotisme),

   - les propriétés somatiques de l’hypnotisme et le grand hypnotisme peuvent se développer indépendamment de toute suggestion,

   - l’hypnotisme doit être considéré dans ses formes les plus parfaites comme une manifestation névropathique qu’il est possible de rapprocher de l’hystérie.

 

Janet et la psychiatrie dynamique.

 

Pierre Janet (1859 – 1947) va introduire le terme de subconscient pour se référer à un niveau de fonctionnement cognitif non conscient.

 

Selon lui, l’affaiblissement de la puissance coordinatrice de la conscience crée un état de désagrégation ou de dissociation de l’esprit. Sa thèse est accueillie avec succès.

Il enchaîne en constatant que l’hystérie est une maladie mentale, il inaugure une exploration des maladies nerveuses.

 

Freud et la psychanalyse.

 

Sigmund Freud (1856 – 1939), utilise la suggestion hypnotique et est le collaborateur de Breuer avec qui il analyse l’hystérie. En 1900 paraît son ouvrage l’Interprétation des rêves. Freud est le grand promoteur d’une théorie sexuelle qui lui sera reprochée par ses pairs. Il se tourne ensuite vers l’importance du moi.

 

C’est à partir du cas d’Anna O. que s’est formulé le procédé thérapeutique de catharsis qui consiste à décharger les effets pathogènes en remontant à l’origine de la formation des symptômes par l’hypnose. Puis il délaissera l’hypnose pour s’orienter vers la libre association et la notion de transfert, avec l’aide de l’interprétation des rêves, du complexe d’Œdipe.

Pour lui, la vie mentale résulte de l’interaction de trois instances psychiques : le moi, le ça et le surmoi. Il se rapproche ainsi de Janet.

 

VI. L’américanisation de la psychologie au XXe s :

 

Le fonctionnalisme et le structuralisme américains.

 

William James (1842 – 1910) et Carl Lange (1834 – 1900) substituent au schéma classique – perception, émotion, états corporels – le schéma perception, états corporels, émotion.

James est le premier à distinguer une mémoire primaire (à court terme) et une mémoire secondaire (à long terme).

 

Granville Stanley Hall (1844 – 1924), recommander par James et Wundt, obtient à Baltimore la première chaire de psychologie en 1884, où l’année précédente il a fondé le premier laboratoire psychologique. En 1887, il édite le premier périodique américain de psychologie, et est à l’origine de la fondation en 1892 de l’Association de psychologie américaine (APA).

 

John Dewey (1859 – 1952) développe la psychologie fonctionnelle grâce à l’arc réflexe.

 

J. R. Angell (1869 – 1949) pose la thèse principale du fonctionnalisme : l’activité est la condition de l’adaptation de l’espèce (la vie est en mouvement).

Le terme tropisme, signifie les mouvements obligatoires d’un organisme lorsqu’il répond à des stimuli qui causent dans l’organisme des fonctions physiologiques obligatoires liées à la direction du stimulus. L’homme a une activité consciente, l’animal a une activité plus directe et moins différée.

Angell propose d’analyser l’activité mentale.

 

Edward Bradford Titchener (1867 – 1927) oppose le fonctionnalisme et le structuralisme. Le structuralisme cherche à savoir quels sont les éléments de la vie mentale et comment ils se combinent entre eux, le fonctionnalisme cherche à découvrir les fonctions de la vie mentale.

Le structuralisme découpe les processus élémentaires en trois : la sensation (perception), l’image (idée), et l’affection (émotion).

 

Watson et la révolution béhavioriste.

 

John Broadus Watson (1878 – 1958) développe le béhaviorisme.

La psychologie béhavioriste, selon lui, est totalement objective et son but est de prédire et de contrôler le comportement observable.

Il étudie les émotions et les réflexes conditionnés.

Le comportement est influencé par les facteurs environnementaux.

 

4 grands principes de la conception béhavioriste :

   - l’emploi des techniques objectives en réaction contre la psychologie subjective et les méthodes introspectives,

   - la restriction de la recherche aux seules variables indépendantes et dépendantes,

   - l’utilisation des principes de conditionnement ou de quelque autre forme d’association S-R comme base des lois de l’apprentissage,

   - la valorisation des déterminants périphériques du comportement au détriment des processus centraux.

 

Le béhaviorisme s’est ensuite développé, auprès des variables et des réactions.

Les réactions médiationnelles sont :

   - elles permettent de comprendre qu’un signal quelconque (ex : un mot) puisse déclencher le même comportement que l’objet auquel il a été fréquemment associé,

   - elles doivent permettre de comprendre d’autre part à l’aide d’un mécanisme supplémentaire d’auto-stimulation certaines réactions anticipatrices ainsi que certaines séquences raccourcies d’actes qui conduiraient d’une manière plus économique à une réaction instrumentale adaptée.

 

Le mouvement cognitiviste.

 

Le mouvement cognitiviste pense que pour comprendre le comportement il faut en étudier les mécanismes mentaux organisateurs. Traitement de l’information. Modèle de l’ordinateur.

En 1960 à Harvard est fondé le Center for Cognitive Studies.

 

Cela apporte aujourd’hui, de nouvelles tendances dans la psychologie : implication de la neuropsychologie et des neurosciences en général, implication des systèmes de stimulation informatique des processus psychologiques, et implication des techniques d’imagerie pour visualiser les zones cérébrales engagées dans le fonctionnement de telle ou telle tâche.

 

 

► Bon, c'est vrai, l'histoire c'est ennuyeux, mais ce livre est très bien, simple et court, on s'endort un peu dessus mais il est incontournable pour connaître toutes les grandes lignes.



20/05/2012
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