Cours de psychologie

Histoire de la psychologie - résumé chronologie

XVIIIème siècle :

 

Pierre Louis Moreau de Maupertuis. Chaque organe du géniteur concourt à produire la semence, particules père/mère se mélangent. Mémoire de l’organisme reproduit dans l’embryon. Mérite d’expliquer ressemblance entre parents et enfants, et les particules gardent en mémoire la position des particules dans le corps des parents → si on a un bras amputé, sa descendance ne sera pas mutilée. Croyance de l’hérédité des caractères acquis = idée clé du 19ème.

Le fixisme : quand la terre a été créée, les hommes et les animaux étaient ce qu’ils sont aujourd’hui.

Le catastrophisme : rend compte de la disparition des espèces par le déluge.

Charles Bonnet (1702 – 1793) : Il convient de « réfléchir sur le physique de notre être, puisqu’il a tant d’influence sur toutes les opérations de l’âme ».

Jean-Baptiste Lamarck (1744 – 1829) : La complexification se fait grâce à l’hérédité des caractères acquis → mise au monde d’un individu qui est plus compliqué que soi même a sa propre naissance. Complexification due à sa dynamique interne à se complexifier, dépend des circonstance et de la capacité de l’individu a s’adapter au milieu, qui vont permettre cette complexification. Théorie de la transformation des êtres vivants (Spécificité des êtres vivants: organisation de la matière auto-engendrée). Transformation régie par deux grandes tendances : Tendance à la complexification et Tendance à la diversification. Tendance vitale à l’adaptation qui conforme organismes aux exigences du milieu. La fonction à réaliser précède la réalisation de l’adaptation. Théorie de la transformation des espèces est alors forcément assortie de l’idée que les caractères acquis sont hérités par les descendants. Lamarck, c’est avant tout la conviction que le monde évolue, progresse. Idée d’évolution = nécessité théorique.

Thomas R. Malthus (1766 – 1834) : Equilibre d’une population : reproduction des organismes et raréfaction des ressources du milieu lui-même. Compétition sévère entre les organismes, qui ramène a l’équilibre → les mieux armés survivent, les autres disparaissent

1754 : Essai de psychologie, de Bonnet.

1760 : essai analytique sur les facultés de l’âme, de Bonnet.

1798 : essai sur le principe de population, de Malthus.

 

XIXème siècle :

 

En Allemagne il y a Wundt, mais également Freud en Autriche, Charcot, Binet et Janet en France, Lombroso en Italie, Pavlov en Russie, Galton en Angleterre, James et Hall aux USA.

Biologie et microscope.

Gall : et la phrénologie, les bosses du crâne reflètent le caractère, les os du crâne sont l’empreinte fidèle du cerveau, les facultés morales et intellectuelles sont innées. Il faut palper le crâne pour connaître les facultés.

→ 10 facultés communes à l’homme et animaux inférieurs, situées en arrière et à la base du crâne (L’instinct sexuel ou instinct de propagation, L’amour de la progéniture, L’attachement et l’amitié, L’instinct de défense de moi-même et l’amour des combats, L’« instinct carnassier » ou penchant au meurtre, La ruse, Le « sentiment de la propriété » et « penchant au vol », L’orgueil et la fierté, La « vanité » ou ambition, La « circonspection et la prévoyance »),

→ 9 fonctions communes à l’homme et aux animaux les plus élevés, qui sont situées à la moitié inférieure des lobes frontaux ( La mémoire des choses et des faits, Le sens des localités et des rapports dans l’espace, Le sens des personnes et mémoire des personnes, Le sens des mots et des noms, Le sens du langage et de la parole, Le sens des rapports de couleurs et le talent de la peinture, Le sens des rapports des tons et le talent de la musique, Le sens du rapport des nombres, Le sens de la mécanique et de la construction).

→ 8 facultés proprement humaines, situées à la moitié supérieure des lobes frontaux (L’organe de la « sagacité comparative », L’organe de l’esprit métaphysique et de la profondeur d’esprit, L’organe de l’esprit de saillie, caractéristique de Voltaire, L’organe du talent poétique, L’organe de la « bonté, bienveillance et douceur » que Gall, L’organe de la faculté d’imiter, L’organe de la dévotion, situé au sommet du cerveau, L’organe de la « fermeté, constance, persévérance, opiniâtreté »).

Georg Wilhelm Friedrich HEGEL (1770-1831) : Liaison entre bosse du crâne et facultés est arbitraire.

François Joseph Victor Broussais (1772-1838) : critique l’idée de fonder la psychologie sur le sens intime, l’observation intérieure, critique l’idée d’un moi unitaire, souligne utilité pratique de la phrénologie (dépistage des aptitudes, des criminels …).

Pierre FLOURENS (1794-1867) : Expériences sur animaux = le cerveau est un tout indécomposable.

Auguste Comte (1798 – 1857) : critique la psychologie spiritualiste. Phrénologie comme modèle. Soutient la psychologie positive (Analyse anatomique du cerveau avec étude physiologique des facultés élémentaires, étude des cas pathologiques, et analyse comparative avec l’animal).

Paul Broca (1824 – 1880) : trouve que les fonctions du langage sont situées dans le lobe frontal de l’hémisphère gauche = si lésion, comprend mais ne peut s’exprimer.

Carl Wernicke (1848 – 1905) : met en évidence l’aire de la compréhension dans le lobe temporal de l’hémisphère gauche = si lésion, s’exprime mais ne peut comprendre.

Johann F. Herbart (1776 – 1841) : Son œuvre se base sur le principe qu’une science psychologique est possible à partir du moment où on peut utiliser les mathématiques dans la psychologie. La physiologie construit le corps avec des fibres, la psychologie construit l’esprit avec des séries de représentations → Les phénomènes que la psychologie doit étudier sont les représentations et les lois qui les régissent. Déterminer le seuil qui sépare représentations conscientes et inconscientes.

Gustav T. Fechner (1801 – 1887) : Parallélisme psychophysique, entre l'esprit (psycho) et le corps (physique). Fonde la psychophysique : « science exacte des rapports de dépendance fonctionnelle existant entre le corps et l’âme, ou, plus généralement, entre les mondes matériel et mental, physique et psychologique ».

→ La loi de Weber-Fechner : Relier l’intensité de la sensation à celle du stimulus par une équation mathématique simple. S = k*log(E) : S est l’intensité de la sensation. E est l’intensité de l’excitation. k est une constante à déterminer.

Johannes Müller (1801 – 1858) : Positivisme, recours aux faits, observation. Positionnement sur distinction vivant/non vivant. Travaille sur les nerfs.

John Stuart Mill (1806-1873) : l’idée qui résulte de l’association de deux idées simples a des propriétés différentes de celles de ces idées simples.

Charles Darwin (1809 – 1882) : Quatre hypothèses fondamentales : 1/ les espèces évoluent sans cesse, de nouvelles naissent, d’autres disparaissent, 2/ les processus évolutifs sont lents (≠ catastrophisme), 3/ toutes les espèces (l’homme compris) descendent d’un ou de plusieurs ancêtres communs, 4/ L’évolution ne résulte pas de quelque tendance à la perfection et à l’adaptation ; elle résulte d’une sélection. Sélection naturelle.

→ Lamarck : évolution par le milieu ; Darwin ; évolue génétique.

Alexander Bain (1818-1903) dit qu’il faut avant tout pour répondre à cette question découvrir le « germe instinctif de la volition ». 1ère fois par hasard puis sanction ou récompense de l’environnement. Echo à la théorie de Darwin : les modifications, au cours du temps, se réalisent entre autres par sanction de l’environnement. Communauté, similitudes de mécanismes entre l’évolution des comportements individuels et l’évolution des espèces.

A. Weismann (1834-1924) : Distinction cellules germinales et somatiques → Pas d’hérédité des caractères acquis. Théorie de Darwin intact, explication Lamarckienne invalidée.

Franciscus Cornelis Donders (1818 – 1889) : complique l’acte cérébral pour mesurer la durée d’une opération intellectuelle. → L’acte cérébral a une durée (celui-ci augmente à mesure que l’acte devient plus compliqué : plus on complique l’acte plus le temps de réaction sera important).

Herbert Spencer (1820-1903) : applique thèse de l’évolution (Lamarckienne) au développement individuel des capacités mentales. Complexification de l’esprit des êtres vivants, perpétuel changement du simple vers le complexe. La loi d’association responsable de cette progression : Hérédité des caractères acquis : les associations qui se créent chez un individu sont héréditaires. Survivance du plus apte. Lois de la nature exigent l’élimination des inaptes.

Hermann von Helmholtz (1821 – 1894) : Objet perçu ≠ réalité. La sensation est liée à une certaine modification de l’organisme et non à des qualités propres du monde. Inférence inconsciente. Tentative de mesurer la vitesse de transmission de l’influx nerveux.

Grégor Mendel (1822 – 1884) : L’évolution des espèces équivaut à la modification de sa structure génique. Avec méthode d’hybridation, parvient à formuler des lois mathématiques qui permettent de prévoir les caractéristiques d’une descendance. Loi 1 : uniformité des hybrides de 1ère génération. Loi 2 : disjonction des allèles. Loi 3 : indépendance des caractères. Les caractéristiques héréditaires des vivants sont gouvernées chacune par une double commande (une paire d'allèles) et seule une sur deux est transmise au descendant par chaque parent. → Fondement de la génétique qui va démarrer début XXe siècle (e.g., De Vries).

Francis GALTON (1822 – 1911) : Loi de Laplace-Gauss. Corrélation. Intérêt pour le caractère héréditaire. En psychologie, tous les phénomènes sont sujets à des influences. L’idée de la corrélation est de mesurer l’effet de ces influences.

Thomas Huxley (1825-1895) : ressemblances anatomiques entre cerveau des hommes et des grands singes.

Adolph Hirsch (1830 – 1901) : détermine le temps de réaction pour les différents sens, en 3 moments (transmission de la sensation au cerveau, cerveau transforme la sensation en acte de volonté, transmission de la volonté dans les nerfs moteurs et exécution du mouvement par les muscles).

Charcot : professeur de Janet et Freud, travaillant sur l’hystérie, n’a pas bâti un système de psychologie générale.

Galton : donne plus d’impacts que Charcot mais lui aussi n’a pas construit un système de référence.

Wilhelm Wundt (1832 – 1920) : a créé ce système de référence. Et c’est ce système qui va se développer dans les universités. Basé sur la psychophysique, il utilise l’introspection. Il pensait qu’il était impossible d’étudier la pensée, la mémoire, la raison : les fonctions mentales supérieurs. Il n’allait pas loin dans la psychologie cognitive. Elève de Müller et Helmholtz. Sensorielle → discipline de psychologie expérimentale. Au delà du laboratoire qu’il a créé, il a donné tous les outils à la psychologie pour l’institutionnaliser. Définit la psychologie comme une science naturelle explicative.

Binet et Wundt (puis encore d’autres) n’étaient pas d’accord sur la manière dont fonctionne notre esprit. Selon certains, il n’y a qu’un esprit concret, et à partir de là ils généralisent. D’autres disent qu’on peut avoir une représentation en général sans chercher un rapport concret et imagé.

Lloyd Morgan a été un des chercheurs de la psychologie animale, il fit des études sur les singes avec l’apprentissage du langage des signes. Là pas d’introspection.

Ebbinghaus : applique la mesure et la méthode expérimentale aux phénomènes supérieurs de la pensée. Ebbinghaus est redécouvert par les psychologues cognitivistes qui le considèrent souvent comme un pionnier. Développe un indicateur sur l’économie en temps de l’apprentissage. Existence du souvenir conscient et du souvenir inconscient.

Jean-Martin Charcot (1825 – 1893) et l’Ecole de la Salpêtrière. Donne à l’hypnose la reconnaissance dont elle avait besoin. Perspective expérimentale : symptômes hystériques ne sont pas déterminés par une lésion organique → Charcot montre qu’il est possible de les faire disparaître et réapparaitre sous hypnose → origine psychogène de l’affection. Il va observer une amnésie au réveil. Montre l’hystérie chez l’homme.

Bourneville (1840 – 1909) : Origine sexuelle du trauma.

Hippolyte Bernheim (1840 – 1919) et l’Ecole de la Nancy. Entre en conflit avec Charcot et l’école de la Salpêtrière et devient l’élève d’Ambroise Auguste. Hypnose différent de l’état pathologique → suggestibilité. On ne peut pas distinguer l’hypnose de la suggestibilité. Il n’a tien de propre aux hystériques. Même résultats que Charcot mais à l’état de veille → Psychothérapie. Développe une psychologie dynamique des conduites. Toutes les conduites sont dirigées par des tendances. Psychasthénie différente d’hystérie : dissociation du système psychologique du reste de la personnalité. Méthode clinique = méthode d’écoute où on observe de façon approfondie des individus qui sont aux prises avec leurs problèmes de manières à connaître de façon aussi complète que possible les circonstances de leur vie toute entière = interpréter chaque disfonctionnement à la lumière de la vie individuelle. Se développe en réaction contre la méthode de laboratoire.

Ernst Haeckel (1834 – 1919) : Approche évolutionniste pour étudier le développement de l’enfant. Loi de récapitulation ou loi biogénétique : l’ontogenèse des organes est une brève récapitulation de leur phylogenèse = théorie du développement individuel, tournant dans le regard porté au développement de l’enfant et dans l’intérêt porté à ce développement.

John H. Jackson (1835 – 1911) : Hiérarchie des centres nerveux et cérébraux. Centres supérieurs inhibent centres inférieurs. Centres inférieurs = plus anciens, plus automatiques, mieux organisés. Pense que les infections du système nerveux ne peuvent se comprendre qu’en se référant au niveau de l’évolution. Sur la base d’un certain nombre d’info il propose une description des centres nerveux du cerveau de manière hiérarchique : faite de centres supérieurs et de centres inférieurs. Loi de dissolution : ordre inverse de l’évolution.

Théodule Ribot (1839 – 1916) : Adhère au positivisme et proche de la psychologie allemande. Positivisme, à partir des observations. Réactions, attitudes, et conduites de l’individu = phénomènes déterminées par mécanismes physiologiques. Défend l’idée d’une psychologie en tant que discipline : il institutionnalise la psychologie en France. Lutte pour reconnaissance universitaire en France : Seul observation et hypothèse donnent la connaissance des faits. Pour comprendre comment fonctionne la mémoire il faut étudier l’amnésie. Initiateur de la neuropsychologie. Individu composé de différentes mémoires plus ou moins indépendantes. Amnésies progressives : Amnésie → faits récents → idées → sentiments et affections → actes. Premier a proposé une définition biologique de la mémoire. Définition biologique de la mémoire et mise en évidence de différentes aptitudes mnésiques (mémoire des savoir-faire et des savoirs, mémoire épisodique et sémantique).

William Preyer (1841 – 1897) : Ouvrage sur développement de son enfant de 0 à 3 an. Prémisses des conceptions de J. Piaget en matière de « décalages » dans le développement de l’intelligence.

William JAMES (1842 – 1910) : Dans la conduite d’un individu, l’unité fondamentale est la fonction, l’acte adapté, non la sensation ou la réaction.

John DEWEY (1859 – 1952) et l’école fonctionnaliste de Chicago. Arc reflexe = unité. Structure ≠ activité.

Oswald Külpe (1862 – 1915) : Assistant de Wundt, et va étudier l’œuvre de Ebbinghaus. L’école de Würzburg (étudie expérimentalement les fonctions supérieures de l’esprit, et affirme l’existence d’un contenu de pensée irréductible à la sensation, et d’une activité psychique plus complexe que le mécanisme des associations).

Pierre Janet (1859 – 1947) : psychologie des conduites et des tendances. Pathologie : terrain privilégié pour observation et connaissance du fonctionnement mental. Psychologie expérimentale et objective. Point de départ de l’étude du psychisme : non la sensation, mais l’activité (rapport supposé étroit entre physique et psychologique) : l’activité renseigne sur le fonctionnement psychologique. Activité → conduites : l’ensemble des actes d’un individu, des plus simples (mouvements) aux plus complexes (raisonnement) orientés vers un but et chargés d’un sens. → Idée d’une structure sous-jacente à l’ensemble des activités, personnalité, moi. Psychologie des conduites et des tendances qui les sous-tendent (toute action, toute conduite est commandée par une tendance). Perspective énergétique : conduites, tendances, fonctions hiérarchisées : quantités de force psychologique, degrés de tension qui leur sont associées. Dans les névroses (surtout la psychasthénie), les fonctions impliquant un degré élevé de tension atteintes et supprimées les premières, fonctions inférieures, plus automatiques, persistent et même parfois exagérées. Tensions associées à chaque tendance est fonction de l’individu → caractère. Classifications : psychose, psychasthénie et hystérie. Méthode clinique.

James MCKEEN CATTELL (1860 – 1944) : Premier à publier un article sur la psychologie des témoignages.

Premier à mettre en place des tests mentaux.

Charles SPEARMAN (1863 – 1945) : Analyse factorielle : méthode statistique visant à extraire les « causes communes » de variation. Extraire causes (affectant plusieurs caractères a la foi) communes.

Edward Bradford TITCHENER (1867 – 1927) : Analyser la structure de l’esprit, d’extraire les processus élémentaires de la conscience, c’est-à-dire isoler les constituants de la conscience.

1807 : phénoménologie de l’esprit, de Hegel.

1809 : Théorie zoologique, de Lamarck.

1810 – 1819 : Gall et la phrénologie.

1816 : précis de psychologie, de Herbart.

1824 – 1825 : de la psychologie comme science, appuyée pour la 1ère fois sur l’expérience, la métaphysique et les mathématiques, de Herbart.

1838 : loi de l’énergie spécifique des nerfs, par Müller : un nerf donné n’engendre qu’une sorte de sensation.

1842 : Stuart Mill explique la méthodologie scientifique.

           Examen de la phrénologie, de Flourens.

1859 : On the origins of species by means of natural selection, or the preservation of favoured races in the struggle for life, de Darwin.

1860 : élément de psychophysique, de Fechner.

1861 : Siège de la fonction du langage articulé dans le cerveau, de Broca.

1862 : Contribution à la théorie de la perception : introduction de la psychologie expérimentale, de Wundt.

1863 : Leçons sur l’âme de l’homme et des animaux, de Wundt.

           Les actons réflexes du cerveau, de Sechenov.

1865 : compliquer l’acte cérébral pour mesurer la durée d’une opération intellectuelle, par Donders.

           Experiments in Plant Hybridization, de Mendel.

           Système « OHERIC » : Introduction à l’étude de la médecine expérimentale, de Bernard : observation – hypothèse – expérience – résultat – interprétation – conclusion. → Méthode pathologique = expérimentation naturelle.

1866 : optique physiologique, de Helmholtz.

1867 : Physique pour médecins, de Wundt.

1873-1874 : Eléments de psychologie Physiologique, de Wundt.

1874 : Traité de psychologie physiologique, de Wundt.

1875 – 1876 : principe de psychologie, de Wundt.

1876 : Wundt construisit son laboratoire.

1878 : Hypnose et hystérie : exposition universelle, de Charcot → malades hystériques dans des états spectaculaires de catalepsie.

1880 et 1883 : Logique, de Wundt.

1881 : Les maladies de la mémoire () : loi de dégénérescence de la mémoire, de Ribot.

1882 : Sur les divers états nerveux déterminés par l’hypnotisation chez les hystériques, de Charcot.

1885 : sur la mémoire, recherches de psychologie expérimentales, d’Ebbinghaus.

1886 : Ethique, de Wundt.

           Ebbinghaus fonde à Berlin un laboratoire de psychologie expérimentale.

1887 : la Revue de l’hypnotisme expérimental et thérapeutique, de Bernheim.

          Analyse d’archives de coureurs cyclistes, par Triplett.

1889 : Système de philosophie, de Wundt.

           1er congrès de l’hypnotisme expérimental et thérapeutique, par Bernheim.

           L’automatisme psychologie, de Janet.

           Natural inheritance, de Galton.

1890 : Ebbinghaus fonde une nouvelle revue : le Zeitschrift für Psychologie und Physiologie der Sinneorgane (Journal de Psychologie et de physiologie des organes des sens).

           Principles pf psychology, de James.

1892 : Psychology, de James.

           1er Congrès International de Psychanalyse (Autriche) : l’homme aux rats.

1893 : travaux de Freud publiés en langue anglaise.

           L’état mental des hystériques, de Janet.

1894 : Lois psychologiques de l’évolution des peuples, de Le Bon.

1895 : Psychologie des foules, de Le Bon.

           La Revue de l’hypnotisme et de la psychologie physiologique, de Bernheim.

           Mental tests and measurements, de Cattel.

1896 : The reflex arc concept in psychology, de Dewey.

1898 : The postulates of structural psychology, de Titchener : étudie la structure du contenu mental, s’intéresse à la manière dont sont structures les choses dans l’esprit.

 

XXème siècle :

 

On s’est rendu compte que le cerveau pouvait produire des réflexes. Cela va ouvrir un immense espoir chez les Psychologues (notamment pour l’introspection, en 1905, 1908). Développement d’une psychoréflexologie.

Maslow faisait partie de la psychologie humaniste.

La théorie de la Gestalt : Nait en Allemagne a la fin du 18ème siècle. S’importe aux USA dans les années 30. En réaction à la psychologie analytique et associationniste, celle qui décompose les états de conscience en éléments indivisibles pour rendre compte des activités mentales (atomisme). Les lois de la Gestalt : Loi de proximité : des éléments proches sont perçus comme les constituants d’un même objet ; Loi de similarité : des éléments semblables sont perçus comme appartenant à une même forme ; Loi de symétrie : les figures qui comportent des axes de symétrie sont de meilleure forme que ceux qui n’en portent pas ; Loi de clôture : on a tendance à hachurer les contours, complète les sections manquantes d’une action.

Cognitivisme : Exacte opposé du behaviorisme : révolte contre le behaviorisme, s’intéresse au Mind, à la cognition. Il existe un niveau d’analyse propre à l’esprit qui ne doit ni se réduire au niveau biologique ou neurologique, ni s’élever à un niveau culturel et social. Métaphore de l’ordinateur. Cherche à déterminer par quels mécanismes élémentaires nous réalisons les taches auxquelles nous sommes confrontées. Recours à la méthode expérimentale. Considère que les processus cognitifs sont imbriqués, interdépendants. Les processus cognitifs sont actifs plutôt que passifs. Il y a des traitements qui sont dirigés par les données (traitements ascendants) et qu’autres qui sont dirigés par les concepts (descendants).

Découverte des techniques d’imagerie cérébrale (surtout l’IRM) → décrire la structure de l’état interne du sujet, observation de l’activité du cerveau pendant que les sujets font des actions. Nouvelles perspectives de recherche dans la cognition et des neurosciences → dépassent les méthodes de fonctionnement normal, mais considèrent aussi les pathologies.

Gustave LE BON (1841 – 1931) : Propos choquants : n’importe quel niveau social peut être soumis à l’autorité. Phénomène d’influence, leadership et soumission à l’autorité.

Charles BONDEL : Conscience collective renoi uniquement à l’ensemble des sentiments qui sont communs à l’ensemble des individus. Il n’y a pas d’entité indépendante ou autonome, il n’y a que des choses qui sont communes à un certain nombre de personnes.

Alfred Binet (1857 – 1911) et Théodore Simon (1873 – 1961) : psychologues français. Travaillent sur l’intelligence après les Lois Ferry (problème de la scolarisation des enfants anormaux). L’échelle métrique de l’intelligence :

William STERN (1871 – 1938) et la notion de QI : Permet de mesurer la gravité du retard découvert.

David WECHSLER (1896 – 1981) et le QI moderne : Deux versions : Une pour l’enfant (WECHLER Intelligence Scale for Children (WISC)), WECHSLER Adult Intelligence Scale (WAIS). Dernière version : 14 sous-tests. Echelle verbale et échelle de performance. Poser un diagnostique. Permet d’identifier facultés diminuées après un accident. Permet de mettre en évidence des traits de personnalité.

Henri BERGSON (1859 – 1941) et sa métaphysique : Introspection – sens intime. Temps scientifique et temps de la conscience. Elan vital et intuition → refuse toute prévisibilité et tout caractère programmé d’avance, il s’oppose a la pratique de la mesure en psychologie. Cette psychologie du moi, conscience, ne peut être approchée que par l’intuition.  Intelligence et intuition → intelligence réglée sur la matière, fonction pratique, force de calcul qui nous permet de prévoir, mais c’est quelque chose qui est basé, construit et utile pour la matière et donc pour un monde spatial. Pour accéder a la conscience/connaissance de soi, il faut avoir recours à l’intuition car l’intelligence est stérile. Connaissance de soi : intuition. Matière et conscience → deux choses différente, spiritualiste qui refuse tout parallélisme entre matière et conscience.

Vladimir M. Bechterev (1857 – 1927) : Psychologie objective : réflexologie = « discipline scientifique qui se pose le problème d’étudier la réaction réponse à des stimuli externes ou internes ».

Ivan Pavlov (1849 – 1936) : Le conditionnement des réflexes. Etude sur relations entre phénomènes extérieures et la réaction de l’organisme → Conditionnement classique (conditionnement répondant). Inhibition, renforcement : Réponse conditionnelle ≠ réponse inconditionnelle : Névrose expérimentale : névrose = conflit entre processus excitateurs et inhibiteurs dans le cerveau. Tout apprentissage serait associé à un reflex, tout simplement a partir de la relation entre un stimulus et notre réponse. Toute conduite supérieure de l’homme n’est que le prolongement des reflexes les plus simples : association stimulus et reflexe primaire.

Edward L. THORNDIKE (1874 – 1949) : Précurseur du behaviorisme. Travaille sur l’intelligence animale, et surtout sur l’apprentissage de comportements qui ne sont pas innés. Apprentissage par essai et erreur. Loi de l’exercice – renforcement : les associations que l’animal fait entre la situation et le comportement qu’il doit avoir sont renforcer par l’augmentation du nombre de fois où l’association est faite. Loi de l’effet – récompense/punition : une connexion/association est renforcée ou affaiblie par ses conséquences. Complémentarité des deux lois : l’exercice permettant l’apprentissage dans les cas ou intervient la loi de l’effet.

→ PAVLOV envisage que l’apprentissage se bâtit par conditionnement sur les reflexe, alors que pour THORNDIKE c’est par hasard qu’on est menés à produire un premier comportement et c’est par le renforcement qu’on est menés à le répéter.

Sigmund FREUD (1856 – 1939) : Médecin en 1881. Début de carrière : neurologie et neurophysiologie. Avec Charcot en 1895, hypnose et hystérie. Retour à Vienne : abandonne l’hypnose pour la cure par la parole, technique des associations libres, parole libre. L’appareil psychique. La place de l’inconscient et les concepts de résistance et refoulement. Transfert et contre-transfert. Sentiments d’amour et de haine : reproduction du conflit infantile (complexe d’Œdipe) entre le thérapeute et le patient. Théorie des pulsions et théorie de la sexualité infantile. Complexe d’Œdipe. Aucune validation expérimentale ou études cliniques rigoureuses, (c’est-à-dire : réplicable et contrôlée) qui soutienne cette théorie. Basée sur la rétrospection. Notions d’ambivalence, de résistance, de dénégation qui font que la psychanalyse n’est pas réfutable. On reproche souvent à la psychanalyse de ne pas se conformer aux nouvelles découvertes des neurosciences (notamment dans le cas de l’autisme : pour la psychanalyse il s’agit d’une conséquence d’un comportement éloigné de la part de la mère, pour la science il s’agit de quelque chose de complètement opposé). La psychanalyse se détache complètement de toutes les autres sous-disciplines.

Eugen Bleuler (1857-1939) : Schizophrénie et autisme.

Karl Abraham (1877-1925) : Manie et Mélancolie. Sexualité infantile.

Alfred Adler (1870-1937) : Minimise le refoulement et le complexe d’Œdipe dans la psychanalyse. Importance du sentiment d’infériorité. Rejette origine sexuelle du fonctionnement névrotique. Méthode psychothérapique plus brève et plus souple, relation patient-analyste plus souple.

Carl Gustav Jung (1875-1961) : Place secondaire à la sexualité (= source de tension entre lui et Freud qui le considérait comme son héritier). Inconscient collectif.

Mélanie Klein (1882-1960) : Psychanalyse d’enfants. Importance du jeu chez l’enfant : langage exprimant conflits et souffrance, voie royale d’accès à l’inconscient de l’enfant. Transfert chez l’adulte = transfert chez l’enfant (aussi puissant que celui observé chez l’adulte). Lecture relation adulte-thérapeute transposée à la relation enfant-thérapeute.

René Spitz (1887-1974) : Psychiatre psychanalyste hongrois, convaincu de l’influence de l’environnement sur le développement de l’enfant aussi bien d’un point de vue psychique que physique. Carences affectives et développement intellectuel et physique. Dépression anaclitique et hospitalisme : syndrome retrouvés chez les enfants séparés de leur mère, et à qui on n’a pas fourni un substitut affectif de la mère. → Objet libidinal (plaisir) se constitue très tôt chez l’être humain. Le besoin affectif serait un besoin primaire.

Harry Stack Sullivan (1892-1949) : Influence des facteurs familiaux, sociaux et culturels sur la formation de la personnalité et sur l’expression de la pathologie mentale. Accent sur interpersonnel plus que sur intrapsychique.

Anna Freud (1895-1982) : En matière de transfert: analyse d’enfant ≠ analyse adulte. Vécu ≠ présent.

Donald Woods Winnicott (1896-1971) : Relations précoces, rôle de la mère dans le développement de l’enfant et dans la construction de son identité. La psychanalyse se déplace de l’intra-personnel à l’interpersonnel. Psychanalyse : conflits intrapsychiques ; Winnicott → importance de l’environnement. Egopsychology ou Psychologie du Moi de l’analyse des contenus refoulés à l’étude des processus dynamiques de défense du moi.

Jacques Lacan (1901-1981) : Retour à S. Freud. La psychanalyse est une cure par la parole.

Christian von EHRENFELS (1859 – 1932) : L’acte de perception que nous faisons, nous ne juxtaposons pas une foule de détails, mais nous percevons des formes. Le tout est donc supérieur à la somme de l’ensemble de ses parties → le tout prime sur tous ses composants.

Wolfgang KOHLER (1887 – 1967) : l’insight ou « expérience Aha ».

Karl DUNCKER (1903 – 1940) : la découverte tiendrait largement à la manière dont le sujet se représente le problème.

Jean PIAGET (1896 – 1980) : Théorie de l’évolution de l’intelligence, à trois échelles de temps : Phylogénétique, Histoire des sciences, Ontogenèse. Il va donc mettre en place l’épistémologie génétique : étude de la genèse et du développement des connaissances. Théorie générale de l’évolution de l’enfance. La pensée prolonge l’effort d’adaptation au milieu. L’intelligence se construit au cours de l’évolution du sujet.

John Broadus WATSON : Propose une nouvelle psychologie pour l’humain : le behaviorisme, très influencé par les travaux de PAVLOV. Behaviorisme = psychologie strictement objective. But = prédire et contrôler le comportement. Importance du milieu dans le comportement. La psychanalyse comme science du comportement. Utilisation des principes de conditionnement ou autre association S – R comme base des lois de l’apprentissage. Le comportement n’est plus la manifestation d’une structure psychique sous-jacente.

Burrhus Frederic SKINNER (1904 – 1990) : Apprentissage d’un nouveau comportement résulte du renforcement exercé par des stimuli succédant aux réponses de l’organisme. Théorie de l’apprentissage par conditionnement opérant.

Harry HARLOW (1905 – 1981) : travaux sur les singes rhésus, diminue la théorie freudienne. Besoin relationnel

est inné, primaire.

→ Cf. John BOWLBY (1907 – 1990) chez l’humain.

Norman TRIPLETT (1861 – 1931) : on est plus performants lorsqu’on effectue des taches en groupe plutôt que dans des situations ou on est seuls.

William MCDOUGALL (1871 – 1938) : La psychologie « hormique ». Il va se forcer à découvrir derrière chaque action il y a des instincts.

Elton MAYO (1880 – 1948) et l’effet « Hawthorne » : S’intéresse à l’amélioration des conditions de travail matérielles dans le but d’améliorer la productivité au travail. Effet des conditions de travail sur la productivité. Il y a une motivation accrue, et donc une production accrue uniquement par l’intérêt qu’on peut porter. Cela montre la place de la dimension des relations humaines, dimension « affective » impliquée dans le monde du travail.

Floyd H. ALLPORT (1890 – 1978) : La « facilitation sociale ». Explique le comportement humain uniquement par le fonctionnement social et le milieu. L’individu n’est rien par rapport au groupe qui le domine.

Kurt LEWIN (1890 – 1947) et la dynamique de groupe : Le groupe ne peut pas être résumé à l’ensemble des individus qui le constitue.  Il va estimer qu’il est possible de détacher des lois à partir de la dynamique des groupes.

Solomon ASCH (1907 – 1996), pression, conformisme et irrationalité : Effet de la pression du groupe sur la modification et la distorsion des jugements.

MILGRAM (1933 – 1984) et soumission à l’autorité :

Norbert Wiener (1894-1964) : formalisation des mécanismes de la communication (dans systèmes artificiels et naturels)

C. Shannon (1916-2001) et W. Weaver (1894-1978) : La théorie mathématique de la communication, 1949. Recherches sur les télécommunications et conditions permettant d’éviter la perte d’information entre émetteur et récepteur, puis « théorie générale de l’information ».

1900 : interprétation des rêves, de Freud.

1903 : Les obsessions et la psychasthénie, de Janet.

1904 : Epreuves de test : = trentaine d’épreuves, difficulté croissance, par Binet et Simon.

           Freud invité par Stanley Hall aux EU : Cinq conférences sur la psychanalyse.

1905 : crise de la psychologie.

           Trois essais sur la théorie de la sexualité, de Freud.

1907 : L’évolution créatrice, de Bergson.

           Psychologie objective, de Bechterev.

1910 – 1915 : apparaît la psychanalyse, ce mouvement s’est divisé et sub-divisé. Tendance à une théorie clinique (dialogue) et de l’étude du mal être (équilibre émotionnel).

1910 : apparaît la Réflexologie.

           Association Psychanalytique Internationale (API).

1911 : Stern introduit la notion de QI.

1912 – 1913 : Totem et Tabou, de Freud.

1912 : apparaît la Gestalt-théorie.

1916 : apparaît le Béhaviorisme (ou comportementalisme, conductivisme), conception de la psychologie objective.

1926 : De l’angoisse à l’extase, de Janet : tendances inférieures, moyennes et supérieures.

           Les réflexes conditionnels. Etude objective de l’activité nerveuse supérieure des animaux, de Pavlov.

1927 : Introduction à la psychologie des enfants, d’Anna Freud.

1928 : Introduction à la psychologie collective, de Bondel.

1936 : A. Turing : idée d’une machine théorique, capable de résoudre tous les problèmes de calcul, à partir de programmes dirigés selon un code binaire

1944 : fondation du centre de recherche sur la dynamique des groupes (MIT).

1945 : J. Von Newmann : apparition de ce qui sera l’ordinateur moderne puis toute la technologie informatique.

1955 : Wechsler Intelligence scale for Children (WISC), Wechsler Adult Intelligence Scale (WAIS), de Wechsler.

1957 : H. Simon et A. Newell : théorie générale de la résolution de problème (GPS, General Problem Solver), chez l’ordinateur comme l’homme.

1958 – 1970 : psychologie humaniste/existentialiste, qui s’effondra en 15 ans.

1970 : changement vers les neurosciences.

1972 : la psychanalyse n’a pas été acceptée par tous.

1974 : Obéissance et autorité, de Milgram.



15/07/2012
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