Cours de psychologie

Histoire de la psychologie

Histoire de la Psychologie

 

 

I. Introduction.

 

La psychologie est liée à la philosophie de la région. Ici, il s'agit donc de l’Europe, du bassin méditerranéen.

 

Du Vs. av JC, période de la Grèce classique ; au XXs Freud, L'interprétation des rêves.

 

Psychologie humaine # animale.

Psychologie de l'homme # de la femme.

Psychologie occidentale # anthropologique.

Psychologie générale # comparative, différentielle.

Psychologie appliquée # théorique, fondamentale.

 

3 mondes scientifiques :

Physique (objets) # Biologie (être vivants)  # Psychologie (comportements individuels et sociaux).

Face aux deux autres mondes de la science, la psychologie ne fait pas le poids.

L'histoire de la physique, par exemple est l'effort de cette intégration ; alors que l'histoire de la psychologie est l'essaie de l'effort à cette intégration.

 

L’histoire de la psychologie permet de positionner les auteurs, les ouvrages, les courants d’idée. Ceci permet de comprendre l’évolution des idées. Problèmes épistémologiques qui empêchent la psychologie d’être une science respectée.
L’intérêt est de savoir quels sont les échecs et les défis à relever.

 

Psychologie : certains scientifiques le réduisent au comportement et surtout pas la vie mentale. D’autres mettent l’accent sur la vie mentale dont le comportement est le résultat. Dans la vie mentale, il y a le conscient et l’inconscient.

3 avantages :

    - on peut mieux situer les courants, auteurs, ouvrages...

    - on peut établir des liens entre ces idées et donc comprendre l'évolution des idées.

    - on peut percevoir quelles sont les raisons de l'échec de l'intégration de la psychologie.

 

1. La psychologie c’est quoi ?

 

Etymologiquement : psychologie = étude de l’âme, étude de la psyché.
Mot qui vient du grec (psukhê (=psyché) + logos (=étude)), et dont la pratique remonte au temps de la Grèce ancienne (ce qu’on appelle aujourd’hui le psychisme).

 

La psychologie a fait longtemps partie de la philosophie.

 

Psychologie étudiée = psychologie du 18ème siècle, définie par Christian WOLFF (philosophe allemand 1679 – 1745).

 

Aujourd’hui la psychologie couvre l’étude du fonctionnement mental sous tous ses aspects (intelligence, émotion, relations sociales, etc.) dans leurs dimensions normales et pathologiques, leur genèse (=naissance) mais aussi leur développement (depuis l’embryogenèse jusqu'à la mort).

 

2. Différentes approches en psychologie :

 

Approche clinique :

    - Histoire de la personne.

    - Son individualité.

    - La relation d’aide.

 

L’approche scientifique :

    - Mettre la personne en situation et observer ses réactions.

    - Faire varier les éléments de la situation et observer l’effet de ces variations sur ses réactions.

 

Deux approches non antagonistes mais complémentaires. Il y a une opposition/un conflit entre les praticiens de ces deux approches.

 

3. Exemples d’études expérimentales :

 

Expérience de Stanley MILGRAM (psychologue américain 1933 – 1984).

 

Etude sur l’obéissance (1963) mesurer le niveau d’obéissance a un ordre (i.e. soumission à l’autorité lorsque cet ordre est contraire à la morale de celui qui l’exécute).

Présentée comme une expérience portant sur l’apprentissage (efficacité de la punition sur la mémorisation).

 

Principe :

   1) Un enseignant : dicte les mots et envoie des décharges électriques.

   2) Un élève : mémorise les mots et reçoit décharge en cas d’erreur (comédien, placé dans chambre à part. l’enseignant ne peut pas le voir mais peut l’entendre).

   3) Un expérimentateur : représentant officiel de l’autorité (comédien) :

         - Tirage au sort truqué et choc éclectiques fictifs.

         - Chocs électrique de puissance croissante avec manettes classées sous des libellées du type « chocs légers », « modérés », « forts » … « choc mortels ».

         - Lorsque l’enseignant refuse de continuer, l’expérimentateur lui dit :

             1) Je vous prie de continuer.

             2) L’expérience exige que vous continuer.

             3) Absolument indispensable que vous continuiez.

             4) Vous n’avez pas le choix, vous devez continuer.

       - L’expérience s’arrête après le refus persistant de l’enseignant après la 44ème injection ou après la 33ème décharge maximale de 450 V (mortels).

 

L’étude montre que 65 % des sujets vont jusqu'à administrer 3 chocs mortels.

 

Explication : sujet soumis à l’autorité : rien de spécifique au peuple allemand. C’est un comportement normal, puisque c’est la situation qui amène à une action meurtrière.

Variantes :

   1) C’est l’élève qui demande qu’on lui choc : aucun sujet n’administre 450 V.

   2) Si un individu ordinaire et non un scientifique en blouse blanche qui donne l’ordre : seul 20% des gens administrent choc 450 V.

 

4. Points de repères :

 

La psychologie a connu beaucoup d'interprétation.

 

1687 : Changement radical en physique car I. NEWTON publie « Principes mathématiques ...naturels ».

1748 : Première traduction de l'ouvrage de Newton avec une préface de VOLTAIRE dans laquelle il dit "Avant Newton, il n'y avait pas de physicien; maintenant on les appelle les newtoniens, c'est le privilège de la secte."

→ la réussite de Newton est due à l'utilisation de ses 5 concepts.

 

En psychologie, il n'y a pas les mêmes concepts intégrateurs. La définition de la psychologie est elle-même en suspens.

Il y a des règles et des normes qui prédéfinissent des comportements, des attitudes ... à adopter dans certaines situations. Un comportement déviant est déviant par rapport à quelque chose. Il y a aussi des normes statistiques, idéales et fonctionnelles.

La psychologie est une étude des personnalités, des comportements, des attitudes, des relations...C'est une science de la vie mentale, consciente, inconsciente, physique ...

La physique est LE modèle en termes de science qui a réussi à se faire accepter en tant que telle.

 

a. Principales influences :

 

Quand on regarde ce qu’ont apporté les grands esprits, il y a 4 types de réponses (4 vérités) :

L’autorité : le dogmatisme (→ adopter l’autorité). Basée sur 3 critères (nombre, ancienneté et prestige), l’ancienneté utilisée comme fondement de l’autorité (si tout le monde y croit on y croit). L’autorité est source de connaissance.

L’intuition : conviction intime intérieure qui ne cherche pas à se fonder sur des arguments plus explicites. Si on se fit à son intuition on peut se tromper.

Le raisonnement logique : la raison cartésienne (→ démonstration par déduction formelle que c’est vrai).

Observation et expérience : affaire des empiristes, si on veut connaître la vérité on doit observer et expérimenter pour ne pas nous tromper.

 

Quand expérimentation → philosophes empiristes.

Quand observation → empiristes.

 

Autorité :

 

Ancienneté (l’âge de la personne, le nombre d’années que l’information est véhiculée).

Nombre (nombre de personnes qui la véhiculent).

Prestige (QUI la véhicule ex : Tom Cruise avec la scientologie).

 

NB : Autorité et Intuition constituent les deux sources principales des connaissances.

 

Pour certains, la vérité est ce que nous observons (empirisme) et pour d’autres, il faut interagir avec elle pour l’obtenir (expérimentalisme).Enfin, d’autres pensent qu’il faut la prouver dans un sens pratique (pragmatisme).

 

1875: la psychologie est une discipline universitaire.

Il y a prolifération de l'enseignement de la psychologie ; une réelle volonté de créer une science de la psychologie.

 

Présence de deux courants qui constituent la psychologie du XIXs. :

    - préoccupation des philosophes.

    - médecine.

 

b. Repères historiques :

 

Préhistoire :

 

Paléolithique – Néolithique.

Mode de vie : la chasse ; écologie et démographie vont lentement.

PUIS découverte de l'agriculture.

 

Haute Antiquité :

 

3100 av. JC  -  500av.JC.

Mésopotamie et Egypte → 2 grands empires de la Haute Antiquité.

Découverte de l’écriture, de la roue, organisation politique.

 

Grèce classique + Période hellénistique :

 

500 av. JC  -  100 av. JC.

Grèce : petit pays, peu d'habitants.

La Grèce Classique (Socrate, Aristote, Platon) est un point important du développement des idées. Seule la Renaissance a produit autant d'idées.

323 av. JC : Grèce Classique : Alexandre le Grand meurt et a répandu son influence sur le monde entier.

325 : Concile de Nicée.


2 auteurs importants de cette période, Platon et Aristote, 4eme siècle, mort d’Aristote à la fin du 4eme.

Platon né en 1427 en Angleterre, il écrit principalement au 4eme siècle, Aristote est plus jeune de 40ans de Platon donc il écrit principalement au 4eme siècle.

Déclenchement de l’épistémologie.

5eme siècle introduction du raisonnement et de l’observation comme nouvelles connaissances mais cette théorie montre des limites car il y a la subjectivité des relations sensible qui pose un problème.

Platon donne une solution à cela en distinguant deux mondes, un monde des idées et un monde sensible révélé par les sensations.

Pour Platon la réalité se situe dans le monde des idées et pour Aristote dans le monde sensible, c’est ce qui les oppose principalement.

Théorie hylémorphiste (théorie qui consiste à dire que tout objet est formé de manière indissociable d’une matière et d’une forme) chez Aristote.

 

Après la Grèce classique, il y a des courants de philosophie :

Les courants matérialistes, spiritualistes :

     - Stoïciens : « souffre et abstiens-toi, la souffrance nous fait grandir ».
     - Epicuriens : « tire le plus grand plaisir de chaque jour, Carpe Diem ».
     - Sceptiques : ataraxie, mise en place d’une certaine distance avec les événements. 

 

Empire Romain :

 

100  -  500.

Il y a entre 360 et 430 M personnes.

325: l'Empire Romain devient chrétien → changement fondamental en occident car la chrétienté influence les sciences.

L’époque hellénistique durant les 3 derniers siècles en Angleterre.

Judaïsme, christianisme grands courants important à cette époque.

Philosophie émancipé/libre de Grèce classique.

4eme siècle l’empereur julien persécute les nons-chrétiens alors qu’avant c’était l’inverse, on se trouve, après cette époque, il y a une religion d’état avec un dogmatisme chrétien.

St augustin (un des pères de l’église latine) au 4/5eme siècle va se rapprocher de Platon et il était au départ manichéen mais avec l’influence du platonisme va intégrer à la religion beaucoup d’idées venant du platonisme.

 

Haut Moyen-âge :

 

500  -  1000

Période de séparation occident # orient.

En occident, les premiers royaumes chrétiens naissent et il y a donc 3 changements fondamentaux dont l’organisation en trois classes (guerriers, prêtres, paysans).

L'Europe est faible et se fait envahir par les arabes et les Vikings.

Entre le 5eme et l’an 1000, l’Europe subit plusieurs difficultés, tout d’abord sur le plan économique avec la diversité des royaumes, c’était une Europe désorganisée (agriculture mal organisé, une seule agriculture, celle des vaches… et peu évolué) mais aussi sur le plan social basé sur 3classes (paysans, seigneurs et prêtres).

 

Bas Moyen-âge :

 

1000  -  1450

L'Europe change car la technologie se développe. Il y a donc une tonicité nouvelle et l'Europe envahit à son tour.

C'est une période importante au niveau intellectuel.

Le bas moyen-âge est une période de changement si bien que la doctrine chrétienne va délaisser Platon et st augustin et s’intéresser à Thomas d’Aquin.

L’agriculture se développe et la politique aussi, à partir du 12eme siècle les villes se développe et au 13eme siècle les premières universités apparaissent.

Au 13eme siècle les choses changent et les gens sont beaucoup plus intéressés par l’argent, la société s’enrichie donc et fait apparaitre de nouvelle classes sociales (il y a maintenant 5classes).

Beaucoup de recherches se font.
Des chercheurs isolés qui font des expériences.

Découvertes du monde extérieur.

Croisades qui mettent en contacts européens avec arabes.

Création d’autres universités, les sciences étaient basées sur les idées des anciens (ex : Aristote).

Cependant, la sensibilité s’exprime avec la querelle des universaux entre les XIIième et XIVième siècles, avec D’Aquin qui exprime le choc de la sensibilité.

La sensibilité platonicienne va vers Aristote. Dans cette querelle, l’autorité de l’Eglise se base sur les idées de Platon.

Le 14eme siècle est un moment difficile pour l’Europe  car il y la guerre de 100ans et les maladies graves (peste).

→ Contestations religieuses doctrinales.

→ Mouvement scientifique très fort. En médecine on va à l’encontre de ce que pense l’Eglise (ex : la dissection).

→ Siècle de souffrance et de recul car il y a eu la guerre de 100 ans et la peste noire qui toucha la population européenne (80% dans certaines villes).

→ Dans la 1ère partie du siècle, la population est en développement sur le plan démographique et des idées.

→ Jusqu’au milieu du siècle, système d’autorité, peu de recherches et pas assez significatives. On ne peut pas parler d’une nouvelle ère.

 

Renaissance :

 

1450  -  1650

Période de changement au niveau intellectuel.

La renaissance commence en 1450 et s’étale jusqu’à 1600, au milieu du 15eme siècle, l’Europe s’engage dans une nouvelle phase de renaissance, il y a un concours de recherche scientifique, avec une activité intellectuel très importante, il y a donc aussi une rébellion au niveau intellectuel et tout cela donne lieu a un renouveau du rationalisme  et à l’empirisme.

Le terme de psychologie apparaît à la Renaissance.

→ Période stimulée par les grandes découvertes, vers la fin du siècle le monde a changé, on a découvert l’Amérique, le Brésil, etc. On a des contacts avec des réalités (faune/flore) qu’il faut comprendre.

→ La Renaissance avec les grandes révolutions scientifiques qui touchent tous les domaines de la connaissance.

→ Période faste avec les grands peintres, penseurs et philosophes (ex : Montaigne). Mais ce mouvement d’idées va toucher la dogmatique constituée donc contestation.
L’astronomie est particulièrement touchée, l’anatomie avec Vésale.

→ Développement de la balistique, les chercheurs sont obligés de prévoir la trajectoire des projectiles avec Galilée et sa démonstration du mouvement uniforme des projectiles.

Les choses changent, c’est le siècle de la nouvelle physique avec Galilée et Newton.

 

XVIIs. Siècle de Newton :

 

Siècle avant la mondialisation.

Au 17eme siècle, l’Europe est marqué par deux grands courants, le rationalisme et l’empirisme.

Le rationalisme de Descartes au 17eme siècle est une nouvelle façon de penser qu’il utilise comme source principale  du raisonnement et de la raison.

Rationalisme de Descartes (1596-1650). Il va développer le rationalisme en opposition avec le courant empiriste qui se développe en Angleterre.

→ C’est très bien d’observer mais il y a des défaillances (Platon).

→ Galilée dit que dans les objets il y a 2 types d’attributs :

Qualité subjective → couleur.

Qualité objective → volume.

Il établie une différence entre les qualités 1ères (objectives) et 2ndes (subjectives).
Descartes reprend tout ça. Au départ, il y a un problème du choix des méthodes de la connaissance, il faut bâtir une connaissance sur des critères d’observations ou sur l’intuition.

→ Descartes est un rationaliste, il dit qu’il faut démontrer les choses. Grande révolution de la philosophie des
sciences. Le cartésianisme a été écarté dans les sciences pour faire place à Newton.

Il va influencer beaucoup de chercheurs.

→ La sensibilité est + rationaliste en Europe, qui est différente des anglais à sensibilité empiriste. La philosophie anglaise préconise l’observation, d’où d’un côté les rationalistes avec Locke (2nd moitié du 17ième siècle), Berkeley (18ième siècle) et Hume (18ième siècle).

→ Avec ce courant anglais, il y a une réaction d’opposition au système anglais.

→ Les enjeux et principales différences sont pour Descartes un raisonnement déductif.

Rationalisme et apriorisme sont des mouvements très proches.

→ Pour les empiristes, ils refusent cela.
Au début il n’y avait rien, pas d’idées à priori différentes dans la fabrication de la connaissance.  Ils disent que les connaissances partent des sensations et vont aux perceptions/images. On passe des représentations concrètes aux idées, si elles sont embryonnaires → notions, si faites par la force → concept (→ idée forgée dans sa maturité). Si on peut formuler des idées, on peut faire des jugements puis bâtir des raisonnements, cohérence → qualité du raisonnement.

Sensation → attributs ; perception → noms propres ; jugements → énoncés ; raisonnement → argument ; idées → noms communs.

→ L’empirisme est le courant le plus influant au moment où est née la psychologie, elle peut être considérée comme un sous-produit de la philosophie empiriste.

 

XVIIIs.  Siècle des Lumières :

 

3 révolutions:

    - 14.07.1789 : Révolution Française.

    - Révolution industrielle.

    - Révolution Agriculture et élevage.

→ Siècle de la chimie, la nouvelle chimie se développe à la fin du siècle.

→ La philosophie empiriste va se développer. Les empiristes s’appuient sur la révolution Newtonienne.

→ Association d’idées : l’associationnisme apparut.

→ Révolution des idées, révolution intellectuelle. Philosophie de Newton et philosophie politique de Locke.

→ Vers la fin du siècle, Lavoisier va proposer une nouvelle vision de la chimie avec la théorie atomique. Les chimistes fort une découverte très importante Þ les composés chimiques stables, notion de molécule. L’associationnisme qui avait pris les idées de Newton va s’enrichir avec cette découverte.

J.Stuart Nill pour expliquer l’empirisme, développe le système de psychologie mais qui n’est pas empirique. On a l’impression qu’on commence à comprendre comment l’esprit fonctionne et grâce à la philosophie empiriste.

→ Idéalisme absolution qui va conduire à la philosophie de Kant.

→ 1ère édition de la critique de raison pure.

Kant : principal artisan de la philosophie moderne, il a parlé du réalisme transcendantal à l’origine de toute une série de pensée.

 

XIXs. Campagne Napoléonienne :

 

Les sciences ont fait des dégâts très conséquents.

2 courants entre 1870-1900 : la philosophie et la médecine.

→ Etude du système nerveux central (SNC), développement biologique.

→ Philosophie de la fin du siècle fondée d’une façon à ce qu’elle privilégie la connaissance. On étudie l’étude des sensations, perception du temps et de l’espace.

 

5. Interrogations :

 

Le passé de la psychologie comporte deux grandes phases thématiques :

    - « le passé de la psychologie » est une période souvent négligée dans l’apprentissage même si beaucoup de problèmes actuels y ont leur origine.

    - « l’histoire de la psychologie ».

La frontière entre ces deux phases se situe dans les années 1870.

1870-1900 : Période pionnière de la psychologie :

C’est le début de l’enseignement de la psychologie en Allemagne par Leipzig WUNDT.

Un laboratoire avec 14 salles voit le jour en Allemagne et son rayonnement est mondial.

Dès 1870, on peut voir l’héritage philosophique dans la psychologie .On peut également y voir l’héritage de la médecine et notamment de la neurologie (étude du système nerveux et des modalités sensorielles).

 

Problème de la connaissance :

 

Epistémologie : réflexion sur les limites, les questions de la connaissance spécifique.

« Qu’est ce que la connaissance sûre, la connaissance vraie ??? ».

« Qu’est ce qui est sûr ? Qu’est ce qui ne l’est pas ? ».

    - question des gens intelligents.

    - c’est en Grèce (berceau des cerveaux de l’époque) que les gens se posent la question en premier.

 

6. Les apports de la médecine :

 

La 1ère psychologie était physiologique, c’était important pour la construction de la 1ère psychologie. La connaissance de la vie mentale suppose une exploration du psychisme et en même temps la psychologie utilise la biologie, la médecine.

 

a. Au début de l’histoire jusqu’à la fin du Moyen-âge :

 

→ Longue période, toute la médecine est en lent progrès.

→ Dans cette période, il y a la préhistoire, la haute antiquité (-3100 à -500), la Grèce classique, la Grèce hellénistique, la fin de la période romaine, le Haut et Bas Moyen-âge.

→ Evolution des connaissances médicales ?

→ Au départ, elle est toujours associée à la magie, à la religion.

 

b. De -3100 à -500 :

 

→ Plus de témoignages avec la civilisation Egyptienne (+ prestigieuse des médecines : papyrus).

→ Il y a beaucoup de connaissances empiriques avec beaucoup de référence soit la formule d’incantation ou les forces transcendantes.

→ Le siège de l’âme est le cœur dans les civilisations sauf en Egypte avec des conceptions différentes.

→ Le siège des émotions et de la conscience est le cerveau mais au début ils pensaient également que c’était le cœur.

 

c. De -500 à -400 : époque classique :

 

→ Dans la Grèce classique tout change. Pour la 1ère fois apparaissent des écoles médicales qui visent à enlever tout ce qui est magie ou théologie.

Hippocrate : médecine célèbre. Ces médecins font une médecine plus expérimentale et empirique et arrivent à décrire un peu des parties du corps humain.

 

d. De -310 à -280 :

 

→ 2 grands médecins : Hérophile et Erasistrate, ils arrivent à décrire des structures du corps humain d’où un meilleure fonctionnement du corps humain mais loin d’être éclairé.

→ Durant la période Romaine, 2 grands médecins également : Celse et Galien (2ième grande autorité avec Hippocrate en matière médicale).

 

e. De 500 à 1200 :

 

→ À la médecine Gréco-romaine succède la Médecine Arabe.

B. de Nuirci interdisait de pratiquer la médecine en Occident.

→ Les arabes ont un immense empire qui s’étend des Indes à l’Espagne. Ce monde va bénéficier des grandes écoles dont l’école Perse : les écrits de Galien et d’Aristote sont traduits en Arabe.

Rhazes : grand médecin, il ne croyait pas aux miracles, c’était un esprit indépendant.

Avicenne : médecin qui systématise la connaissance médicale.

Averroès : Philosophe.

→ Durant le Bas Moyen-âge, il y a le renouveau en occident, un changement au niveau des pratiques car au XIIIième siècle, universités avec les textes d’Aristote.

 

f. Au XIVième siècle :

 

→ Dissection de cadavres. Les papes vont être indulgents car ils avaient besoin de peintres pour leurs églises (De Vinci, Michel-Ange) et ces derniers pratiquaient la dissection.

→ Durant le milieu du siècle, des expériences qui font que la médecine et la physiologie vont jouer un rôle important en même temps que la psychologie se développe.

 

g. Au XVième et XVIième siècle :

 

→ On se rend compte qu’il y a des erreurs chez Galien (grande autorité).

→ Eclosion de découvertes en physiologie, révolution intellectuelle, imprimerie, le papier (découverte extraordinaire chinoise puis qui arrive en Espagne), l’homme nouveau.

Vésale : ouvrage qui révolutionne l’étude de l’anatomie.

Servet : médecin qui découvre la petite circulation, progression de la physiologie.

 

h. Au XVIIième siècle :

 

→ Découverte de la grande circulation, peu de progrès en médecine.

 

i. Au XVIIIième siècle :

 

→ La science et la chimie se développe à l’inverse de la médecine.

→ Apparition de systèmes rationnels.

 

Aujourd’hui, on étudie la manière dont le cerveau fabrique la conscience.

 

j. De 1800 à 1875 à 1900 :

 

→ Stade où l’histoire s’accélère à tous les niveaux.

→ Cette période peut être séparée en 2 grandes parties.

De 1800 à 1830 : période d’après révolution, les découvertes vont être importantes.

1848 : activation du dynamisme économique, développement accéléré de la science physique et chimique.

→ 1850 : combat idéologique.

 

Il y a 3 grands types de développement dans les sciences :

   1) Modalités sensorielles → vision, audition, etc.

   2) Fonctionnement du système nerveux en périphérie, puis photographie, exploration en 1ère phase du cerveau qui sert de support à l’étude des maladies mentales (écoles prestigieuses de psychiatrie avec Kraepelin).

   3) Maladies mentales.

 

Modalités sensorielles :

 

Weber : Notion du seuil sensoriel, l’intensité d’un stimulus qui déclenche une sensation.

Etudes qui relèvent de la psychophysique.

Fechner : a écrit un ouvrage, le 1er texte de psychologie scientifique, élément de psychophysique. Il se consacre à la physique et s’intéresse à l’électricité, il montre au monde scientifique qu’il faut être spiritualiste.

→ Développement des 3 méthodes de psychophysique.

Fin 1859 : livre de Darwin → théorie de l’évolution des espèces.

→ Au niveau des sciences, des courants se développent pour combattre l’animisme.

Helmholtz : physicien et théoricien du XIXième siècle, il s’intéresse à la psychophysiologique.

→ Lorsque la psychologie apparaît, on dispose de connaissances sur les sens.

 

Système nerveux :

 

Bell, Magendie : ils ont éclairé le fonctionnement de la moelle épinière, ce qui a permis de faire des recherches + ordonnées et de séparer la neurologie.

Muller : les allemands développent des centres de recherches biologiques. Recherches sur le traité de physiologie pour voir à quelle vitesse circulent les impulsions nerveuses, il disait qu’il y avait plusieurs options.

Helmholtz : fit des expériences sur le muscle.

Charcot : neurologue.

→ Tout cela va permettre à la psychologie de se développer.

Dans les années 1860 : exploration des centres encéphaliques.

Broca : découvre une liaison qui entraîne des difficultés d’articulation de langage.

 

Maladies mentales :

 

→ L’étude des maladies mentales va avoir de l’influence sur Freud.

Dans l’antiquité on attribuait des causes religieuses, des puissances démoniaques aux maladies mentales. Les 1ères idées sont celles des arabes, on s’efforce d’apporter un certain confort à ces malades.

A la fin du 18ième siècle : on commence à avoir une meilleure vision de ces maladies.

Pinel → Classification des maladies mentales et son élève Esquirol l’améliorent.

Kraepelin : inventa le manuel de psychiatrie avec une meilleure classification de ces maladies. Il se trompe avec la schizophrénie qu’il appelle la démence précoce.

On crée des asiles qui permettent de traiter les malades à part entière.

Charcot s’intéresse à l’hystérie.

Galton : psychologue anglais.

Ribot : psychologue français.

 

7. La naissance de la psychologie universitaire (1875/1900) :

 

→ Cette discipline psychologique apparaît dans les universités. Elle est clairement différentes sur certaines phases de la philosophie.

 

2nd moitié du XIXième siècle :

→ Beaucoup de bouleversement et d’inquiétudes sont présents.

Bouleversement au plan des infrastructures matérielles (→ application de la machine à vapeur, technologies modernes, productions en chaîne). La production en série apparaît et transformations importantes essentiellement en Europe.

Bouleversement sur le plan social → les usines où le travail n’est pas réglementé (→ exploitations des femmes et enfants). La transition démographique n’est pas encore effectuée donc beaucoup d’enfants, de misères et de conflits syndicaux (affirmations des droits).

Bouleversement sur le plan de la religion → tentative de remplacement des idéaux chrétiens (Nietzsche).

Bouleversement sur le plan de la recherche → Théorie de l’évolution (Darwin), combat entre le spiritualisme et le matérialisme jusqu’au XXième siècle.

Bouleversement sur le plan des sciences → de grands chercheurs s’intéressent au spiritualisme, période de combat idéologique. Développement institutionnel des sciences en Allemagne.

 

a. Allemagne : le système de Wundt :

 

La psychologie est une nouvelle discipline, les gens vont se former chez Wundt qui est un travailleur infatigable, il a voulu créer une psychologie institutionnalisée.

L’apport allemand est au niveau institutionnel et organisationnel.

 

L’école française a beaucoup contribué à l’école des maladies mentales et à l’approche clinique.

Les anglais sont attirés pour les choses particulières, leurs recherches sont portées vers la psychologie différentielle et la psychométrie.

Les américains sont portés vers ce qui marche, comme le pragmatisme.

L’Autriche s’intéresse au phénomène de l’inconscient comme Freud.

 

→ Chaque pays a sa sensibilité particulière. Tous ses pays vont contribuer à la psychologie. La richesse de ses diversités psychologique est appréciable.

 

L’apport de Wundt est durable, son système a eu beaucoup d’influence car c’est grâce à lui que les gens et les grands courants de l’époque se sont définis.

 

Développement du XXième siècle :

1850 : beaucoup de tourments (Stuart Mill → son père avait adopté l’associationnisme qui venait des philosophes écossais → Ecosse : région de culture).

 

Et dès le XVIIième siècle, on y remarque le rationalisme de Descartes et l’empirisme de Locke (entendement humain), le courant de l’empirisme est très structuré.

 

Wundt a adopté l’associationnisme de S.Mill et il a voulu une psychologie expérimentale. Son  système s’intéressait à une psychologie introspective, il voulait que les gens s’analysent (→ psychologie du fauteuil). Il s’intéresse également au contenu du conscient qui est totalement différent de Freud.

Sa méthode est l’introspection et l’expérimentation en utilisant les données de la psycho-physique.

Son modèle de référence est l’associationnisme et il était essentiellement philosophe.

 

b. Les autres orientations en Allemagne :

 

A cette époque l’Allemagne était le pays où il y avait beaucoup de recherches.

Ebbinghaus s’oppose à Wundt car il s’attaque à l’étude de la mémoire.

Stumpf s’intéresse à la psychologie de l’enfant, ce qui n’intéresse pas Wundt.

D’un côté se développe un réseau institutionnel et d’une autre une association de chercheurs.

 

c. La psychologie dans d’autres pays européens :

 

En France, Ribot, Charcot, Janet, Binet (Niçois) sont les principaux chercheurs.

La dominante clinique est faite par Ribot, il écrit plusieurs ouvrages.

Charcot est une grande personne de la médecine, c’était le professeur de Freud et de Janet, il étudiait l’hystérie.

Janet s’intéresse à la dynamique mentale et à l’hystérie.

Binet est un psychométricien, il lança des études sur la psychométrie.

 

En Angleterre, Galton s’intéresse à la psychologie différentielle, la psychométrie et à l’eugénisme et au développement d’une méthodologie (coefficient de corrélation).

 

En Autriche, on étudie les phénomènes inconscients et aux recherches sur l’hypnotisme.

 

d. Le développement de la psychologie aux USA et en Russie :

 

Pavlov, Bechterev et Setchenov.

Bechterev s’intéressa au réflexe conditionné.

 

 

II. L’antiquité grecque.

 

 

Avant la Grèce classique : Thalès de Mliet est l’un des premiers qui affirme la rationalité du monde.

 

Veme s. av. JC : La vérité est alors l’affaire du pouvoir politique et du pouvoir religieux.

La vérité ne nait que par l’autorité.

 

A cette époque philosophe  #  sophiste : Car les philosophes sont ceux qui aiment le savoir et les sophistes ceux le détiennent.

Ex : POTAGORAS et GORGIAS.

 

POTAGORAS est critiqué par PLATON dans un dialogue célèbre où ce dernier exprime ses idées.

POTAGORAS est un sophiste, avocat, très fort en dialectique.

« La connaissance grecque, c’est la sensation ».

Potagoras s’est rendu compte que la sensation est subjective ; « il n’y a donc pas de vérité absolue » (Potagoras) # Platon.

 

Ex : on prend 3 bassines : une chaude, une froide et une tiède.

On plonge une main dans la chaude, une main dans la froide et ensuite en même temps, les deux dans la tiède.

A quelle température est l’eau dans la dernière bassine ? Où est la vérité ?

 

PLATON pense qu’il existe une vérité.

Pour lui entre le monde des formes et des idées et le monde des sensations, ce dernier est inférieur.

« Le réalisme transcendantal » PLATON.

 

1. L’avènement de la démocratie et le rôle des sophistes :

 

Un intérêt du monde physique vers l’homme lui-même.

 

L’avènement de la démocratie à Athènes :

     - Monarchie abolie en 683 av JC.

     - A partir de 683 av JC : émergence de la démo avec les reformes SOLON (640 – 558 av. J.C. ; homme d’état, législateur et poète athénien). Il met en place le tribunal populaire (Héliée).

     - Entre 507 et 501 av. J.C., CLISTHENE (570 – 500 ? av. J.C. = homme politique athénien) établit la 1ère véritable démocratie.

             + Statut du citoyen sur critère géographique et non plus économique ou familial.

             + Tout citoyen peut être magistrat ou membre du conseil : participer à la vie politique et juridique de la cité.

 

Conséquences de la démocratie :

      - De nouveaux citoyens non éduqués : intervention des sophistes.

      - Qui sont les sophistes ? Sophiste vient du grec ancien sophiste = spécialistes du savoir. Il s’agit d’orateurs, éducateurs, « intellectuels » de l’antiquité. Ils remettent en question un peu tout.

      - Que font les sophistes ? Enseignent la rhétorique (=art de bien parler en public, forme du discours) et la dialectique (art de discuter, défendre une thèse et convaincre). Ils donnent des armes intellectuelles aux nouveaux citoyens qui dirigent la cité pour empêcher le retour de la monarchie.

      - Héritage des sophistes :

             + Participent au développement de l’esprit critique et pensée rationnelle (raisonnement logique, démonstration par la preuve) = fondements de la science actuelle.

             + La pensée rationnelle et les syllogismes :

                       . Syllogismes : raisonnement dont on distingue ceux qui sont vrais et ceux qui ne le sont pas. Certains peuvent paraitre vrais mais ne le sont pas.

                       . La pensée rationnelle fait la distinction entre raisonnement valide et raisonnement non valide et n’utilise que des raisonnements valides.

                       . Les syllogismes valides obéissent à des règles très précises d’inclusion. La pensée rationnelle respectent ce type de règles et donc ont une certaine rigueur : science moderne.

             + La connaissance n’est pas uniquement réservée à une élite héréditaire. Tout le monde peut apprendre à penser, bien parler, discuter et convaincre = révolution intellectuelle pour l’époque.

 

2. La tragédie grecque (5ème siècle av JC) :

 

Dure 80 ans et permet de dessiner une vrai esquisse de la psychologie.

 

Avant tragédie : Homère (8ème siècle av. JC) : aucune responsabilité de l’homme = tout ce qui se passe est la volonté des dieux.

 

Apres la tragédie : (5ème siècle av. JC) ESCHYLE, SOPHOCLE, EURIPIDE : diminution du pouvoir divin.

 

a. La tragédie d’ESCHYLE :

 

Configuration générale : attendre l’événement unique : rien ne se passe durant ses pièces, pas de complexité, les personnages attendent que l’événement unique de la pièce se produit, et après il ne se passe rien. Parfois même l’événement unique n’est pas décrit directement dans les vers de la pièce.

 

Un monde mystique et religieux : guerres, combats, et morts sont la volonté des Dieux.

La responsabilité des chefs : Un roi coupable est coupable devant les dieux mais aussi devant son peuple.

L’idée d’une responsabilité individuelle est introduite.

 

Les pièces d’Eschyle: Les Perses / Les Sept contre Thèbes / Les Suppliantes / L’Orestie : Agamemnon, Les Choéphores, les Euménides, Prométhée enchaîné.

 

b. Chez SOPHOCLE et EURIPIDE :

 

Part réservée à l’action est développée.

Intérêt centré sur ce qu’était et ce que faisaient les hommes : titres pièces portent nom des héros.

Personnages qui s’expliquent et se justifient et présence de monologues sur ce qu’ils pensent et ressentent.

La vie des personnes est d’avantage fouillée.

 

Le théâtre de SOPHOCLE :

 

Causalité divine et humaine.

Des enjeux moraux : des héros souvent solitaires et rejetées (ex : Antigone).

Des affrontements deux à deux : expression des valeurs, passions, personnalité, individualisation plus grande.

On retrouve aussi dans ses pièces les premières expressions libres des sentiments secrets et des motivations.

Inauguration du monologue : analyse psychologique et découverte de l’intériorité (ex : souvent suicide de personnages précédé d’un monologue dans lequel le personnage dévoile ce qu’il ressent, et pourquoi il agit de la sorte).

 

Les pièces de Sophocle : Ajax / Antigone / Les Trachiniennes /Œdipe-Roi / Electre / Philoctète / Œdipe à Colone / Les Limiers (fragments).

 

Le théâtre d’EURIPIDE :

 

La description des passions : l’amour au théâtre : toutes les émotions passent par ses pièces.

Les monologues sont plus nombreux, et expriment la complexité des sentiments.

L’âme est divisée.

Une responsabilité humaine : mise à jour des vrais mobiles des personnages : implication personnelle de l’individu. De plus il présente le mobile des choses, la part de l’inconscient dans les actions commises par les hommes.

 

Les pièces d’Euripide: Alceste /Médée / Les Enfants d’Héraclès / Hippolyte / Andromaque / Hécube / Les Suppliantes / Electre / Les Troyennes / La Folie d’Héraclès / Iphigénie en Tauride / Ion / Hélène / Les Phéniciennes / Oreste / Les Bacchantes / Iphigénie à Aulis / Rhésos / Le Cyclope / Hypsipyle (fragments) / Phaéthon (fragments).

 

3. Les philosophes grecs :

 

a. PLATON :

 

(428 – 348 av. JC).

Dualité âme et corps : corps mortel, âme immortelle (dans la tête de l’individu pour entendre la voix de la raison) + une espèce d’âme mortelle (la meilleure partie de l’âme mortelle est située au dessus du diaphragme, et la moins bonne en dessous).

Prémisses d’une psychologie : science des mécanismes et des lois physiologiques associés aux comportements et à la pensée.

Des métaphores a connotation éthique ou morale : place de la meilleure partie de l’espèce mortelle dépend de la nécessité d’être au plus prés de la tête afin d’écoutes les prescriptions de la raison.

 

Le point de vue sur la connaissance est inséparable du point de vue sur la morale. Deux types de causes sont à distinguer :

     - Les causes nécessaires : les causes les plus directes (ex : mes poumons gonflent parce que j’inspire).

     - Les causes divines : répondent à pourquoi les choses sont construites d’une certaine façon et pas d’une autre (ex : pourquoi dois-je respirer ?).

Les premières ne sont à rechercher qu’en vue des secondes. Le Bien est le but à l’origine de toute étude scientifique.

 

Théorie de la connaissance chez Platon :

    - La science est-elle sensation ? Est-ce que l’humain qui créé une connaissance, est-ce qu’il a besoin de sensations ?

Socrate: le monde sensible est en devenir, toute réalité se transforme sans cesse, donc impossible d’y trouver la stabilité nécessaire à une connaissance vraie et certaine. Impressions + jugements de l’âme sur impressions différemment vrais.

    - Théorie des formes et des idées de Platon = réalités intelligibles (beau, bien, courage, etc.) : explique comment on peut développer une connaissance.

          + Réalité sensible = celle du toucher.

          + Réalité immatérielles et immuables, universelles. Unique et vraie réalité. Existent en dehors de nous, sinon subjectives et changeantes.

          + Avant de s’incarner, l’âme a séjourné dans un monde intelligible, le monde des idées et des formes, un monde transcendant au monde empirique. Processus de réminiscence (= connaissance de l’égal) : apprendre c’est se ressouvenir, souvent grâce à la sensation.

    - Le débat des universaux :

          + Universaux : types, propriétés ou relation à caractère universel dans le sens ou ils peuvent être « dits de plusieurs » (Aristote). Appartiennent à plusieurs choses différentes. Commun aux choses singulières, étiquettes générales. Classe ne genre, espèces catégorisation.

          + Universaux VS Particuliers / un ensemble VS un individu.

          + Les universaux ont-ils une existence en soi (approche réaliste) ou sont-ils de simples produits de l’esprit (approche nominaliste)?

                 . Platon = réaliste (des Idées): les idées existent comme réalités supérieures et extérieurs: transcendantes. Elles existent dans ce monde transcendant où la pure intelligence les perçoit.

                 . Cyniques = nominalistes = pas de monde transcendant, et pas de connaissances par concepts ou définitions.

 

Platon → promoteur de la connaissance scientifique, il y a 2 types de connaissances :

      - Connaissance sensible mais dit que c’est la vraie connaissance.

      - Connaissance au niveau des idées → véritable connaissance qui s’établit.

Il ne privilégie pas l’observation mais l’intuition et le raisonnement logique. La vérité est quelque chose du domaine des idées. Sa doctrine va être acceptée par Aristote, son élève.

 

Dans chaque réalité il sépare 2 choses :

      - La forme.

      - La matière → ce qui donne l’existence.

Forme et matière indissociables pour Aristote. Si on veut connaître on doit observé, différent de Platon.

→ Doctrine isomorphiste.

 

b. ARISTOTE :

 

(384 – 322 av. JC).

Ame et corps sont des éléments inséparables qui ont une substance unique. L’âme ne peut exister en dehors d’un corps.

 

Processus d’abstraction théorie platonicienne des idées. Pour connaitre la réalité il y a 2 temps :

     - Expérience sensible.

     - Celui de la raison et de l’abstraction.

 

Psychophysique indépendante de la métaphysique : refus de dissocier âme et corps : phénomènes mentaux accompagnés d’une affection corporelle : point de vue des sciences naturelles : psychophysiologie mais indépendante de la métaphysique : étude détaillée des « facultés de l’âme ».

 

Plusieurs sortes d’âmes hiérarchisées :

      - La fonction nutritive ou végétative : dans tout être vivant ou animé, conserve l’existence.

      - La fonction sensitive : chez tous les animaux (= sens du toucher, gout, odorat, ouïe, et de la vue) perception du plaisir et de la douleur, etc.

      - La fonction locomotrice : intermédiaire entre désir et intellect, qui fait que les animaux peuvent se mouvoir pour satisfaire leurs besoins.

      - La fonction rationnelle ou pensante : raison intellect, présente que chez les êtres.

→ Échelle de la nature.

 

La logique et la dialectique : formes de raisonnement valides et invalides, logique formelle, le raisonnement hypothético-déductif.

La logique formelle : « Tous … Or… Alors … ». Aristote classe les raisonnements en valides et non valides. Pour cela, utilisation d’un langage formel avec des lettres au lieu d’utiliser des propositions :

 

La distinction entre Validité et Vérité du syllogisme :

     - « Un raisonnement déductif est une formule d'argumentation dans laquelle, certaines choses étant posées, une chose distincte de celles qui ont été posées s'ensuit nécessairement, par la vertu même de ce qui a été posé. C'est une démonstration lorsque les points de départ de la déduction sont des affirmations vraies et premières, ou du moins des affirmations telles que la connaissance qu'on en a prend naissance par l'intermédiaire de certaines affirmations premières et vraies ».

     - Ex : Toutes les créatures à dents sont kleptomanes, Or les poules ont des dents, Donc les poules sont kleptomanes.

Ce syllogisme est formellement valide mais non vrai, car bâti sur prémisses fausses.

     - Instrument logique qui doit être mis au service de la science des causes.

 

Sur la question des universaux :

      - ARISTOTE = nominaliste (ARISTOTE est un naturaliste, PLATON un mathématicien).

      - Concepts et catégories n'existent pas en soi.

      - En revanche, on va les abstraire du monde environnement, à force d’expériences sensibles.

      - Nominalisme relatif : tout individu particulier et réel, est un mélange de matière et de forme : c’est-à-dire de réalité et d’idée générale, de forme. Et, les idées générales sont les seules intelligibles : c’est-à-dire saisissable par l'intellect, l'esprit, la raison. La matière, elle, ne le serait pas. Par conséquent, les individus, les particuliers, ne sont pas accessibles par la science, ils échappent à la science. Du point de vue de la science, la réalité vraie = la forme : c’est-à-dire l'espèce ou l'idée générale. En ce sens, Aristote est « un peu » réaliste.

 

c. Le stoïcisme :

 

Ecole de pensée.

On retrouve ce que l’on avait chez ARISTOTE : logique formelle et raisonnement : nécessaire pour la connaissance.

Méditation et intériorité : 1ers aliénistes (s’allient a ARISTOTE : à la base de toutes les connaissances il y a quelque choses de tangible)

Pour atteindre le bonheur il faut atteindre la maitrise de ses passions. Celui qui maitrise ses passions retrouve la raison.

 

Théorie de la connaissance :

      - Réhabilitation de la connaissance sensible. Connaitre c’est constater. Perception et sensation sont toutes vraies.

      - L’âme donne son assentiment ou pas sur expériences sensibles (l’esprit confirme ce que le corps perçoit). Ce jugement peut être vrai ou faux, mais la sensation est vraie.

      - L’âme = tabula rasa (mais la raison = notion morales incorporelles).

Connaissance = expérience sensible + raison.

 

Sur la question des universaux :

      - Nominalistes aussi absolu que les cyniques : « il n’y a de réel que des choses singulières ».

 

d. L’épicurisme :

 

Conception matérialiste des choses et des êtres : tout est constitué d’atomes (âme et le corps idées divines de PLATON) (atomisme).

Théorie de la connaissance : fondée sur les sens. Empirisme différent innéisme des idées mais = ensembles des théories qui font de l’expérience sensible l’origine de tout connaissance a priori.

Proposer certains mécanismes psychologiques par lesquels le cerveau transformerait les sensations en choses tangibles.

 

Mécanisme psychologiques pas lesquels la raison transforme la sensation :

     - Loi de ressemblance (on associe entre elles les choses qui se ressemblent pour former la notion générale : la catégorie).

     - Lois de contigüité ou proximité (à force de voir deux choses apparaitre simultanément on va associe/combiner les deux).

     - Le raisonnement inductif (donner la suite d’une suite de nombres (1-3-..) :

            + On extrait une règles des données qu’on nous donne, qui gère les rapports entre les différentes données (dans ce cas la suite de chiffres impaires) d’autant plus certain que le nombre d’éléments qu’on rencontre et qui sont en rapport avec la règle qu’on a formulé sont importants.

            + Importance de la ressemblance : c’est la ressemblance qui permet de penser que la cause qui produit les phénomènes observés s’étend sur les phénomènes non observés : Si chez nous les hommes sont mortels Tous les hommes partout sont mortels Parce que tous les hommes sont semblables.

            + L’empirisme : la connaissance est fondée sur l’accumulation d’observations dont on peut extraire des lois générales par un raisonnement inductif allant par conséquent du concert a l’abstrait, du particulier au général.

 

PLATON : on construit la science avec ses idées.

ARISTOTE : utilisez des raisonnements logiques.

EMPIRISME : Il ne s’agit pas de procéder par des raisonnements déductifs comme chez ARISTOTE, mais de ce qu’on observe dans la nature, on se sert de cas réels, observés.

 

4. Maladie mentale dans la Grèce antique :

 

a. Avant la Grèce antique :

 

Maladie : provoquée par des pratiques magiques des ennemis ou envoyés par des êtres surnaturels.

 

Comportement anormal (hallucination, délires, sexualité compulsive, etc.) : interventions des mauvais esprits et des forces démoniaques, qui possèdent la personne

 

Traitement ? Incantations, prières et trépanation (percer des trous dans le crane : forme de chirurgie la plus ancienne (cranes perforés datant du néolithique)) pour laisser s’échapper les mauvais esprits.

 

b. Dans la Grèce antique (et la Rome antique) :

 

Courant de rationalité scientifique.

PYTHAGORE (580 – 495 av. J.C. ; philosophe et mathématicien grec) : cerveau = organe de l’intelligence et siège des maladies mentales.

HIPPOCRATE (460 – 370 av. J.C. ; médecin grec).

 

La théorie des humeurs d’HIPPOCRATE :

 

Considéré comme le père de la médecine.

Tout premier médecin à rejeter les conceptions magiques de la maladie.

Donne la première classification connue des maladies dans l’histoire occidentale.

Maladies et tempéraments vont être expliqués par équilibre ou abondance d’une des humeurs :

      - Flegmatiques (flegme, lymphe) = calmes, qui gardent leur sang froid.

      - Sanguin (sang) = personnes impulsives.

      - Mélancoliques (surplus de bile noire).

      - Colériques (surplus de bile jaune).

On arrête de faire la distinction entre maladie mentale et maladie physique dans la mesure où il affirme que toutes les maladies sont dues à un surplus de liquides corporels.

 

HIPPOCRATE :

 

Plus de distinction entre les maladies organiques et les maladies de l’âme : on suppose une cause physique aux troubles comportementaux.

Ex : épilepsie ou dépression punition d’esprits en colère mais = maladie du cerveau ou du corps.

Changement radical dans les représentations des troubles mentaux.

 

NB : exception = hystérie : « disposition mentale particulière, tantôt constitutionnelle et permanente tantôt accidentelle et passagère, qui porte certains sujets à présenter des apparences d’infirmité physiques de maladies somatiques ou d’états psychopathologiques. ».

 

Les thérapies « psychologiques » :

 

Cure d’âme dans les Asclépias (temple) :

      - Bain de purification et sacrifice (demande au malade de sacrifier quelque chose (pas forcément quelque chose d’important).

      - Couché dans un sanctuaire ou grotte à même le sol.

      - Boit de l’eau.

      - Visite d’un dieu pendant le sommeil des individus, instruction des prêtres quant au visage du dieu.

      - Intervention des dieux pour les plus chanceux. Si le dieu ne se manifeste pas, les prêtres considèrent que le patient est incurable. Quand le dieu apparait, il dit au patient ce qu’il doit boire, manger, faire pour guérir. Il s’avère que certaines de ces prescriptions marchaient. On suppose qu’il s’agit d’un effet de la suggestion (effet placebo) : développement d’un comportement positif qui parfois suffit pour guérir.

 

Des guérisons auraient été rapportées : suggestion ou mises en scènes ?

 

Claude Galien :

 

(129 ou 131-201 ou 216 ap. J.C.), médecin grec.

Médecin le plus célèbre du 2ème siècle ap. J.C.

Recourait aux thérapies dans les Asclépias.

Recourait également au contrôle et la maitrise de soi des stoïciens (exercice de concentration et de méditation destiné à calmer les émotions).



27/05/2012
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