Cours de psychologie

H

H0 (hypothèse nulle) : il n’existe aucune différence entre les fréquences d’occurrence (ou pourcentage) observées chez les groupes étudiés. Pour chacune des catégories, les fréquences observées sont équivalentes à celles d’une distribution théorique ou d’une autre distribution observée. Pas de différence entre l'échantillon et la population parente. Juge la non-différence.

H1 (hypothèse alternative) : la distribution des fréquences observées parmi les catégories diffère de la distribution des fréquences prévues ou des fréquences observées d’une autre variable. Stipule que la moyenne de l'échantillon est supérieur/ inférieur à la moyenne de la population. Mesure la différence.

Habituation : baisse d’intensité d’une réponse provoquée par un stimulus suite à une présentation répétée de ce dernier.

Habituation visuelle : Les yeux ont toujours un tremblement pour que limage soit toujours au même endroit sur la rétine. Si on stimule toujours le même récepteur, il ne répond plus, les cellules visuelles périphériques ne répondent plus. L’habituation concerne surtout le champ périphérique.

Habitude : disposition non naturelle acquise suite à un apprentissage pouvant être difficile au début puis devient automatique.

Hallucination : vient du grec hallucinare – se tromper, se méprendre, divaguer (dans la psychologie ça concerne le point de vue de l’observateur, pour celui qui vit les hallucinations c’est réel).

Hallucinations auditives : Elémentaires (bruits, son simple, sifflet, cloche, etc.). Complexes (voix, conversations, mélodie, bruit de la pluie, de pas, etc.). Acoustico-verbales hallucinations auditives qui correspondent à la perception de la voix. Les voix peuvent avoir une localisation spatiale : venir de prés ou être plus éloignées. Elles peuvent avoir une tonalité/prosodie précise (être chuchotées ou intenses, hommes ou femmes). Compréhensibles ou non. Les voix peuvent être connues ou inconnues (voix de défunts, de Dieu, du diables, etc.). Dans la langue maternelle ou dans une autre langue. Les voix s’adressent directement au patient ou conversent entre elles (ex : délires alcooliques). Peuvent répéter la pensée du sujet, commenter ses actes ou encore lui donner des ordres. Le contenue des hallucinations est le plus souvent de nature désagréable, hostile (injures, menaces, ordres, etc). Peuvent être entendues par une oreille ou par les deux. L’ensemble des caractéristiques sensorielles entrainent une conviction très forte de la réalité des hallucinations. Elles ont un retentissement émotionnel variable. Attitude d’écoute : le patient à la tête tournée dans une direction et semble attentif, prête l’oreille. Réponses du patient (dialogue hallucinatoire). Moyens de protection divers (coton dans les oreilles, musiques, etc.). Actes et attitudes apparaissant incohérents mais correspondant à la réalisation d’ordre hallucinatoires. → La stimulation des aires auditives primaires provoque l’audition de bruits élémentaires. La stimulation des aires auditives secondaires (plus liées à l’élaboration de la compréhension du son) provoque l’audition de sons complexes (des hallucinations musicales, des voix, etc.). La stimulation du cortex auditif provoque des hallucinations.

Hallucinations gustatives : les plus souvent ont une tonalité désagréable.

Hallucinations intrapsychiques : phénomène sans caractère sensoriel, se communiquant directement aux pensées du sujet. Se sont des hallucinations qui manquent des attributs complets de la perception. Correspondent à une perception intrapsychique sans localisation spatiale. Elles sont le plus souvent acoustico-verbale, donnant des idées imposées, télépathiques, commentaires des actes. Impression de transmission de pensée, de vol de pensée, de divulgation de secrets de la pensée.

Hallucinations olfactive : Odeurs de gaz, souffre. Elles sont souvent associées à des hallucinations tactiles.

Hallucinations somatique ou cénesthésiques : impliquent la perception d’un phénomène physique à l’intérieur du corps.

Hallucination tactile : Fourmillement, picotements, décharge électriques, brulure ou froid. Très souvent retrouvés dans les délires alcooliques.

Hallucinations visuelles : Simples : images très simples (flammes, points lumineux, etc.). Elaborées (objets, personnages, scènes, etc.). Immobiles ou en mouvement. Colorées ou blanches. De tailles différentes. Tonalité affective qui accompagne l’hallucination peut être très variable (angoissante, neutre, passionnée, mystique, religieuse, etc.).

Hallucinoses : On en parle dans les cas de troubles neurologiques acquis, souvent suite à des traumatismes neurologiques, hallucinations très simples. Peuvent se manifester dans les pathologies psychiatriques. Remarque : dans les hallucinoses le sujet reconnait le caractère pathologique/inexacte de la perception et ne l’intègre pas dans un système délirant. Souvent les causes sont neurologiques ou toxiques.

Harmonie vocalique : une certaine assimilation du timbre de toutes les voyelles des suffixes d’un mot à la dernière voyelle de l’élément radical.

Hébéphrénie : schizophrénie qui se révèle tôt (adolescence) de manière insidieuse (cachée). Se caractérise par l’hyperactivité, le manque de concentration, la confusion dans les idées et les discours, le manque de tact et l’excès de familiarité, le comportement inepte et l’indifférence des sentiments. Son pronostique est sévère car elle résiste  fortement aux neuroleptiques.

Héboïdophrénie : Forme rare et grave de schizophrénie. Troubles psychopathique (une grande impulsivité, agressivité), des difficultés avec le respect de la loi avec possibilité du passage à l’acte.

Hélicotrème : étroit orifice de l’apex, au bout de la cochlée, fait communiquer les rampes vestibulaire et tympanique et la périlymphe.

Héminégligence : toute une partie n’est pas visible. Dans le cas des lésions du cortex pariétal postérieur, le patient néglige une partie de son corps ou du monde environnant. Il voit son monde que du côté droit (néglige toute l’autre partie).

Hémirétine : moitié de la rétine par rapport à l’axe vertical.

Hémisphère droit : contrôle gauche du corps, intuition plus que logique, sensibilité musicale artistique, relations spatiales, attention.

Hémisphère gauche : contrôle le côté droit, il fait notre langage parlé, notre raisonnement analytique, logique et séquentiel.

Hérédité : transmission aux descendants des caractères physiques et psychiques des parents.

Héritabilité de l'intelligence : partie du quotient intellectuel (QI) d'origine génétique, à distinguer d'une autre partie d'origine environnementale.

Hermaphrodite : homme ou animal possédant à la naissance des glandes génitales mâles et femelles fonctionnelles.

Hermétisme : trouver le sens caché des choses.

Hétéro-attributions : qui ont pour but de rendre compréhensible les actions des autres.

Hétéro-manipulation : quand c’est un agent extérieur qui manipule les comportements de l’individu.

Heuristique : stratégie qui mène souvent (mais pas toujours) à la solution, réalité efficace mais faillible. Si on y arrive c’est beaucoup plus rapide, le problème c’est qu’il y a des biais. Les heuristiques sont souvent, à la différence des algorithmes, tirées de l'expérience ou d'analogies, plutôt que d'une analyse scientifique trop complexe car recensant le maximum d'éléments, et donc difficile, voire impossible à mener et exploiter. Son but est de réduire l’incertitude et de simplifier la vie quotidienne. Connaissances simplifiées.

Heuristique d’ajustement : évaluation approximative puis on corrige.

Heuristique de disponibilité : évènement assimilé à un autre évènement similaire.

Heuristique de représentativité : raisonnement raccourci mais risqué et va se substituer à un raisonnement plus long, détaillé mais moins risqué. Evènement rangés dans une catégorie aux mêmes caractéristiques.

Heuristique de simulation : jugements fondés sur une simulation mentale du déroulement des évènements.

Homéopathie : méthode thérapeutique consistant en un traitement usant de doses infinitésimales de produits capables de déterminer des symptômes identiques aux maux que l'on veut supprimer.

Homéostasie : fonction de régulation, d'adaptation physiologique aux changements du milieu, capacité que peut avoir un système quelconque à conserver son équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes qui lui sont extérieures. Selon Walter Bradford Cannon, « l’homéostasie est l’équilibre dynamique qui nous maintient en vie. » L'homéostasie est la maintenance de l'ensemble des paramètres physico-chimiques de l'organisme qui doivent rester relativement constants (glycémie, température, taux de sel dans le sang, etc.). Stabilité. Il y en a à tous les niveaux.

Hormone : substance produite par une glande endocrine et transportée par le sang jusqu'à l'organe cible où elle entre en action.

Hospitalisme : c'est le constat qui montre que des nourrissons dont on prend soin mais sans contact avec leur mère, où l'on observe d'avantage de problèmes de santé.

Huntington : découverte en 1872 par le Dr. Georges Huntington. C’est une affection dégénérative héréditaire du système nerveux central, d’évolution inexorable, à révélation tardive. Le patient a des mouvements incontrôlables, brusques et irréguliers, des distorsions et des spasmes (mouvements choréiques). La marche peut devenir difficile, parfois impossible, en raison de troubles de la coordination ; Un affaiblissement intellectuel s'installe et peut aboutir à un état de démence irréversible (désorientation dans le temps et l’espace, troubles de mémoire, de l’attention, du langage, du raisonnement, des reconnaissances, de l’humeur (euphorie ou dépression), du comportement ; On retrouve souvent dans la famille des malades des antécédents similaires. La maladie de Huntington est une anomalie génétique localisée sur le chromosome 4.

Hydrocéphalie : anomalie neurologique sévère, définie par l'augmentation du volume des espaces contenant le liquide céphalo-rachidien (LCR) : ventricules cérébraux et espace sous-arachnoïdien. Cette dilatation peut être due à une hypersécrétion de LCR, un défaut de résorption, ou une obstruction mécanique des voies de circulation.

Hyperactivité : Un enfant hyperactif est un enfant dont l'activité motrice est augmentée et désordonnée, accompagnée d'impulsivité, de réactions agressives et de troubles de l'attention qui perturbent son efficience scolaire.

Hyperesthésie : acuité anormalement accrue des sensations, sensibilité excessive pathologique aux excitations externes et physiques.

Hyperkinésies : décharges motrices, gestes violents, cris, courses brutales.

Hypermétropie : vision mauvaise de près, les faisceaux lumineux ne se croisent pas en atteignant la rétine (vont plus loin). Vision floue.

Hypertexte : moyen de présentation non linéaire d’unité de texte relié entre elles.

Hypertonie : augmentation de la tonicité.

Hypertonie parkinsonienne : elle est remarquable pour sa qualité (rigidité dite plastique) et sa distribution (d’où une attitude générale en flexion: le tronc qui s'incline en avant, le malade est figé dans cette position anormale, sa marche se fait d'un seul bloc, sans souplesse, à petits pas).

Hypo-maniaque : légèrement maniaque, un peu en dessous de la manie.

Hyporéflexie : diminution des réflexes, mécanique, car trop contracté.

Hypothalamus : représente 1% du volume de l’encéphale mais sans lui on ne peut pas vivre. Il est le principal régulateur d’homéostasie, il est aussi le régulateur du SNV, de l’hypophyse, des émotions et des comportements fondamentaux (faim, soif, agressivité, sexe, etc.). Gère toutes les fonctions vitales de notre corps.

Hypothèse : doit être testable et mesurable, pour vérifier de manière expérimentale dans le but de pouvoir établir une loi de cause à effet.

Hypothèse générale : Elle annonce le thème général de l’expérience. Penser a faire des phrases interrogatives.

Hypothèse nulle : Elle dit qu’il n’y aura pas de résultats. C’est un peu l’inverse de ce que l’on cherche. Le but de toute expérience en règle générale est de rejeter l’hypothèse nulle.

Hypothèse opérationnelle : On indique les variables de l’expérience, les faits. On fait passer l’hypothèse générale en hypothèse opérationnelle en y intégrant les différentes variables. Il faut toujours employer le conditionnel.

Hypnose : état psychique proche du sommeil et provoqué par suggestion ou chimiquement (on parle alors plutôt de narcose ou de subnarcose) utilisé dans certaines thérapies.

Hypophyse : glande endocrine située dans la selle turcique (sous le cerveau, au dessous de l'hypothalamus) qui secrète des stimulines agissant sur les glandes endocrines. L'hypophyse assure le lien entre le système nerveux et le système endocrinien.

Hypothalamus : région du diencéphale située sous le thalamus et au-dessus de l'hypophyse (partie centrale du cerveau) contrôlant certaines sensations telles que l’agressivité la faim…

Hypothèse alternative (H1) : existe une relation entre deux variables d’une population.

Hypothèse bilatérale : hypothèse non orientée : les valeurs rejetées sont situées à droite et à gauche de la distribution.

Hypothèse cognitiviste : effet de la distance angulaire sur les performances. Compatibilité de propriétés spatiales calculées dans le cerveau « ordinateur - STI ».

Hypothèse de contact : (Allport) : plus les contacts entre les groupes vont être fréquents, plus il y aura d’interconnaissances et moins les attitudes envers les hors groupes vont être négatives (théorie qui ne tient pas).

Hypothèse énactionniste : effet de la compatibilité oculomotrice sur les performances. Compatibilité de déroulement gestuel ? (effectif et mentalement simulé).

Hypothèse générale : définition très globale des attentes du chercheur.

Hypothèse nulle (H0) : hypothèse selon laquelle il n’existe pas de relation entre deux variables dans la population (risque de 2ème espèce = risque d’accepter à tort l’H0 (pas utilisé en psychologie : on n’est pas en mesure de quantifier ce risque parce que l’échantillon est trop petit)).

Hypothèse opérationnelle : précise les hypothèses générales, et permette de formuler les relations de cause à effet auxquelles on s’attend. Hypothèse qui a un sens.

Hypothèse statistique : destinée à être validée par des tests statistiques, pour généraliser les résultats obtenus à l’ensemble de la population.

Hypothèse unilatérale : hypothèse orientée : les valeurs rejetées sont à droite ou à gauche de la distribution.

Hypotonie : diminution du tonus musculaire. C'est aussi la baisse de l'excitabilité (capacité de réponse à des stimulations) nerveuse et musculaire.

Hystérie : même famille qu’utérus (ablation d’utérus = hystérectomie). Hippocrate se représentait l’utérus comme un animal se baladant dans le corps de la femme et causait des problèmes là où il allait.



28/10/2012
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