Cours de psychologie

Démarche expérimentale

Démarche Expérimentale

 

 

I. Introduction.

 

 

Psychologie expérimentale : Les différents psychologues sont : Piaget, Freud, Lacan, Dolto, Klein et Mannoni.

 

La psychologie se divise en 4 branches principales :

      - Clinique → psychanalyse, psychologies différentielle et systémique.

→ Recherche clinique

      - Cognitive.

      - Du développement.

      - Sociale.

→ Recherche expérimentale

 

Objectifs du cours : Savoir présenter  un travail de recherche et de recherche expérimentale (scientifique).

 

 

Psychologie : étude du comportement et des processus mentaux.

→ Postulat de pouvoir construire un savoir sur l’Homme.

 

Clinique : Etude de l’Homme tel qu’il vit. Un savoir subjectif, du particulier.

 

Expérimentale : Etude de l’Homme comme organisme à comprendre. Un savoir objectif, du général.

 

D’après Paul Fraisse :
« Unité et interdisciplinarité de la psychologie » Paris, 1980.

C’est l’approche pluridisciplinaire qui permet de tendre vers la vérité.

→ Etude de l’Homme dans sa globalité.

 

Psychologie expérimentale :

     - Différences entre humains = contenus.

     - Construction et fonctionnement de super structures psychiques (mentales et neuronales).

→ « Etude de phénomènes psychiques et des comportements à l’aide de la méthode expérimentale ».

→ Psychologie scientifique.

 

Caractéristiques du savoir scientifique :

      - Communicable et publique.

      - Discutable, critiquable et répliquable.

      - Cumulable et de meilleure qualité.

      - Objectifs : outils de construction.

 

Outils de construction de la connaissance scientifique :

     - Induction.

     - Déduction.

     - Construction d’hypothèses.

→ Raisonnement hypothético-déductif.

 

Méthodologie expérimentale :

     - Nécessité d’expérimenter pour mettre à l’épreuve notre savoir.

     - Etablir des relations de causes à effet.

→ Déterminer quelle variation pour quelle(s) cause(s).

→ Quel effet en fonction de quel contexte ?

→ Notion de V.I (variables indépendantes) et V.D (variable dépendante).

→ Variable indépendante (du processus étudié) ou manipulé la cause.

→ Variable dépendante (du processus étudié) ou mesurée l’effet.

→ La présentation d’un travail de recherche expérimentale est calquée sur les différentes étapes qui constituent : le cycle expérimental.

 

 

 

II. Théorie scientifique.

 

 

Objectif du Cours :

 

Sensibilisation à la méthode expérimentale.

A quoi sert l’expérimentation ?

Compréhension des principes de l’expérimentation.

 

Plan du cours :

 

Différentes approches en psychologie :

     - L’introspection.

     - L’observation :

            + Hypothèses.

            + Corrélations.

     - L’expérimentation.

 

La méthode expérimentale :

      - Problématique &hypothèse.

      - Les variables expérimentales.

      - Plans d’expérimentation.

            + Recueil des données.

            + Analyse des données.

            + Effet principal et interaction.

 

1. Le système cognitif :

 

Le système cognitif est un ensemble de structures (mentales & neuronales) permettant les processus de traitement des stimuli sensoriels, de mémorisation, de programmation, de comportements, etc.

 

Si on veut agir sur ce système il faut connaitre ce système : Comment le connaitre ?

Le problème est qu’on ne peut pas voir un système cognitif, on ne peut que faire des hypothèses et des suppositions.
C’est une boite noire, on ne peut pas observer puisqu’il s’agit de quelque chose qu’on ne peut pas regarder avec ses yeux. Il n’y a pas d’images du fonctionnement interne de cette boite noire.

 

2. Construire une théorie :

 

Théorie :

       - Tentative d’explication d’un phénomène.

       - Relations entre des concepts décrivant le phénomène.

       - Relation entre concept et ce qui est connu.

       - Une théorie n’est pas nécessairement scientifique.

       - Problème de sa validité et de son efficacité (thérapeutique).

 

Modèle :

       - Une représentation construite réelle d’une partie de l’univers, de l’objet que l’on veut étudier (le cerveau en l’occurrence).

       - Cette représentation explique les relations causales (de cause à effet) entre les concepts. Il faut que ça explique le fonctionnement interne de la boite noire.

       - Permet des prédictions et d’identifier les causes des phénomènes (un enfant va développer un comportement agressif à la suite d’un événement qui les affecte).

       - Requiert d’identifier clairement les relations de façon explicite et non ambigües.

       - Permet d’agir sur le système (thérapeutique).

 

3. Critères d’une bonne théorie scientifique :

 

Compréhensive :

     - Explique de nombreux phénomènes (ex de l’apprentissage par conditionnement).

 

Consistance interne :

     - Proposition explicative de différents phénomènes consistantes et cohérentes entre elles (ex : apprentissage et rappel).

 

Parcimonie :

     - Contient uniquement les concepts et explications nécessaires et suffisantes pour rendre compte des phénomènes considérés : les explications et les concepts donnés pour un phénomène ne doivent pas être plus compliqués que ce dernier.

 

Testabilité :

      - Les concepts et relations entre eux sont précis, donc testables : sous-entends que les affirmations concrètes, explications.

      - La testabilité d’une hypothèse dépend de :

            + Son opérationnalisabilité (est-elle techniquement expérimentable ?).

            + Sa réfutabilité (peut-on tester si elle est fausse ?) : on ne peut pas les tester, elles ne sont donc pas scientifiques car on ne sait pas si elles sont justes ou fausses.

 

Validité empirique :

     - Elle tient lorsqu’on la teste dans le monde réel (qu’est-ce qu’un bon test ?).

 

Valeur heuristique :

     - Capacité à stimuler de nouvelles hypothèses vérifiables donc testables.

 

Valeur appliquée :

     - Aide à résoudre les problèmes du monde réel (ex : efficacité thérapeutique).

 

Comment recueillir des connaissances pour constituer une bonne théorie ?

 

4. Différentes approches en psychologie :

 

Comment la psychologie décrit, prédit et explique les comportements et processus mentaux ?

     - Etudes descriptive.

     - Etudes corrélationnelles.

     - Etudes expérimentales.

 

Comparaison des 3 approches principales :

 

 

a. Premiers essais : l’introspection :

 

Introspection : observation de son fonctionnement par l’individu lui-même.

 

L’observation de l’introspection est impossible.

 

Les limites de l’introspection :

     - Limitée car elle n’accède qu’à une infime partie des processus :

             + Conscientisables, accessibles à la conscience (incomplets, voire illusoires).

             + Subjectifs, propre à l’individu et non généralisables (non scientifiques).

             + Métaphore de l’iceberg : on n’a accès qu’a la partie émergente de l’iceberg : toute la partie sous l’eau = partie inconsciente de notre pensée, est cachée et donc inaccessible par l’introspection.

 

b. L’observation :

 

L’observation est une tentative d’éliminer (parfois) le problème de la subjectivité des sujets, et donc de l’introspection.

 

Les méthodes descriptives :

 

5 types majeurs basés sur l’observation.

     - Observations naturalistes (ethnologues).

           + Ex d’objectif : Comprendre les interactions entre enfants extravertis et introvertis. Implique l’observation d’un comportement en situation naturelle.

           + Avantages :

                    . on observe des comportements réellement spontanés.

                    . pas d’introspection : objectivité

           + Désavantages :

                    . L’observateur interfère avec son objet d’étude.

                    . Certains comportements rares ne sont pas observables spontanément.

                    . Prend beaucoup de temps.

                    . Subjectivité de l’observateur (prise de note et interprétation du comportement).

     - Etudes de cas : observation se focalisant sur un individu précis pour obtenir une étude complète :

            + Implique l’examinassions approfondie d’une personne ou d’un groupe.

            + Avantages :

                    . Riche source d’hypothèse.

                    . Etude de comportements rares

            + Désavantages :

                    . Subjectivité de l’observateur.

                    . Difficulté de généralisation car propre à chaque individu, ou à un groupe restreint.

     - Archives : accumuler de nombreux exemples de relations entre comportement extraverti et considération comme leader.

           + Implique le recueil d’enregistrements de comportements sociaux.

           + Avantage :

                    . Accès facile à de nombreuses données.

           + Désavantage :

                    . Compiler les observations de nombreux cas pour en tirer des règles générales pas forcément généralisables à tous les individus, or une théorie doit être universelle, sinon chaque nouveau cas est un problème.

                    . Biais de subjectivité des observateurs.

     - Enquêtes : recueillir les impressions directes des sujets sur leurs comportements (extravertis contre introvertis).

           + Implique de questionner les gens sur leurs croyances et comportements.

           + Avantages :

                    . Permet l’étude de comportements, pensées, sentiments difficile à observer.

                    . Facilité d’étude de larges groupes.

     - Tests psychologiques : évaluer de façon implicite les comportements des sujets sans faire appel à l’introspection consciente.

            + Implique l’évaluation des capacités, motivations, modes de penser ou comportements.

            + Avantage :

                    . Permet la mesure implicite de caractéristiques difficilement observables.

            + Désavantages :

                    . Nécessité d’éprouver la fiabilité et la validité des tests quant au comportement étudié.

                    . Utilisation de groupes contrôles de référence.

 

L’accumulation de cas ne vaut pas preuve.

Problèmes de l’intersubjectivité : pour qu’un groupe d’individus permette de comprendre la population, ils doivent en être représentatifs.

Problème de la population de référence.

La preuve en psychologie requiert des tests statistiques.

 

Reste la subjectivité des observations et interprétations de l’observateur.

Nécessite de construire des hypothèses pour interpréter ce qui est observé.

 

L’hypothèse descriptive :

 

C’est une affirmation, PAS UN FAIT REEL !!!!! En aucun cas elle est scientifique, et validée scientifiquement, pour qu’elle le devienne elle doit être scientifiquement validée.

     - De relation corrélationnelle.

     - De relation causale (c’est parce qu’un enfant est frustré qu’il devient agressif, et inversement).

     - D’absence de relation (pas de lien entre la frustration de l’enfant de son agressivité).

 

Hypothèse : affirmation spécifiant une relation entre des comportements, pensées, sentiments, etc. (états mentaux psychologiques).

 

1 : La variable A cause la variable B : le comportement de prise de drogue et d’alcool entraient une perte de motivation, donc des échecs dans les études = hypothèse de relation causale.

       - Les corrélations :

               + Mise en relation entre deux variables (ex : alcool et réussite des études).

               + Mesure de chaque variable sur le nombre de participants à l’étude :

                      . Quantification des variables.

                      . Tests statistiques.

                      . Type de corrélation.

Une corrélation est une relation entre 2 variables (comportement, pensées, etc.). Permettent d’observer de nombreux sujets et permettent donc d’aller au delà de la simple observation
individuelle, ponctuelle. Une corrélation peut être :

       - Positive ou négative (direction), on parle de corrélation zéro lorsqu’il n’y a pas de lien entre 2 variables.

       - Faible ou forte (force).

La direction et la force d’une corrélation sont données par un indice statistique OBJECTIF.

Le coefficient de corrélation est noté r.

Le coefficient de corrélation :

       - Son signe indique la direction de la corrélation

       - Sa valeur indique la force de la corrélation.

L’absence de corrélation :

       - Hypothèse non infirmée : on n’a pas prouvé qu’elle est fausse, juste qu’elle n’est pas vraie. Une corrélation n’est pas une relation causale (effet cigogne), le lien entre 2 variables peut être influencé par un tiers.

       - Cet aspect est crucial dans la compréhension de la psychologie, et donc des effets thérapeutiques.

 

2 : Hypothèse alternative : la variable B cause la variable A : la pression des études peut inciter les étudiants en échec à consommer de l’alcool ou des drogues.

Limite des corrélations : on a identifié qu’il y a un lien, mais on ne peut pas affirmer lequel.

 

3 : Une troisième variable cause A et B : le chômage peut inciter à la consommation d’alcool et aux études longues augmentent la qualification et repoussent l’échéance de la vie active.

 

 

Que faire lorsqu’un patient présente des corrélations de symptômes cliniques ?

Où sont les causes sur lesquelles agir ?

Comment aider le patient à changer ?

Nécessité d’identifier les vraies causes.

 

Lorsque vous serez psy : ne jamais oublier :

 

Une corrélation ne prouve pas une causalité.

Or :

       - La compréhension/explication est celle des causalités.

       - La causalité.

 

Corrélation et causalité :

 

Comment savoir :

     - A : B.

     - B : A.

     - C : A&B.

 

Corrélation : i deux variables varient en même temps.

Causalité : si une variable induit une variation d’une autre variable : au final une causalité va conduire à une corrélation.

 

L’établissement de liens causaux nécessite :

      - Soit la corrélation entre fonctions cognitives et bases neurales (les lésions Alzheimer engendrent les déficits mémoriels et pas l’inverse) : intérêt fondamental des approches neurophysiologiques et neuropsychologiques.

      - Soit une approche expérimentale permettant d’identifier les liens causaux d’en connaître les bases neurales. Au delà d’observer les corrélations, on modifie des variables pour voir quels effets elles ont sur d’autres variables.

 

c. L’expérimentation :

 

Recherche mise au point pour déterminer objectivement les causes des phénomènes entre les événements d’un système.

« Expérimenter c’est intervenir activement pour réaliser les condition nécessaires à la vérification des hypothèses relatives au causes ou aux propriétés du phénomène étudié ».

 

Matalon, 2000, p.291 :

Le stimulus est appelé variable indépendante de ce qui se passe dans la tête du sujet qu’on étudie.

Le comportement dépend de ce qui se passe à l’intérieur du sujet, qui dépend des variations de la variable indépendante ; c’est donc la variable dépendante.

 

5. Méthode expérimentale :

 

a. En psychologie :

 

Méthode de laboratoire :

 

Tester influence de substances inhalées (substance vaginale inodore (phéromone appelée copuline ou placebo) sur l’activité cérébrale et sur leur jugement sur des photos de visages féminins : apprécient globalement plus les photos après l’inhalation de la substance.

 

Avantage :

     - Identification des causalités.

     - Contrôle des variables externes.

Désavantage :

     - Situation artificielle : processus fond.

     - Participant informé qu’on l’observe.

     - Mais pas de ce qu’on observe et/ou sans pouvoir le contrôler.

 

Méthode de terrain, notamment en psychologie du développement et sociale :

 

Influence du vote par un expert.

Permet à un expérimentateur de faire varier des facteurs (variables) et observer leurs effets causaux sur d’autres facteurs (variables).

Comportement manipulé chez autrui : sûr de soi ou pas (compère adoptant des expressions et postures de leader ou pas). On a alors une variable indépendante à deux modalités : sûr ou pas sûr de soi.

 

Avantage :

     - Permet de déterminer les causalités.

     - Réponses plus naturelles.

Désavantage :

     - Situation parfois quand même artificielle.

     - Mauvais control d’autres variables mal connues.

 

Le biais de l’observateur en simple aveugle :

 

Le sujet ne sait pas quel traitement il reçoit (simple aveugle)

Problème de la subjectivité de l’observateur :

      - De celui qui donne le médicament.

      - De celui qui fait les tests vérifiant l’amélioration de l’état du patient.

Si ils savent si le patient prend (a pris) un médicament ou le placebo : leur attitude (même inconsciente) peut influencer l’état du patient.

 

Condition de double aveugle : le sujet ne sait pas ce qu’on lui donne et celui qui donne les comprimés ne sait pas non plus ce qu’il donne. La seule personne qui sait est la personne qui fait le test.

Celui qui sait n’interagit pas avec les patients.

 

Différence entre effet placebo et les effets causés par le placebo.

 

b. Quelle approche choisir :

 

 

 

III. Méthodologie expérimentale.

 

 

Elle a pour objectif de rendre une théorie vraiment scientifique :

      - Valeur prédictive = corrélations doivent être testées.

      - Valeur explicative = causalités doivent être testées.

      - Efficacité appliquée = effets quantifiés et évalués.

 

1. Considération épistémologiques :

 

Popper (1934) : une science est une discipline qui se donne les moyens de réfuter une proposition.

 

Une hypothèse scientifique est une hypothèse réfutable :

      - Réfutable signifie testable expérimentalement, qui peut être mise à l’épreuve des faits.

      - Cela signifie qu’elle sera réfutée.

 

Une hypothèse non testableest irréfutable. Elle n’en est pas vraie pour autant. Elle n’est pas scientifique.

 

2. La méthode scientifique :

 

 

Observation + Théorie : Hypothèses.

 

Cette hypothèse va être testée, elle va donc générer des prédictions, ce qui va mener à un test expérimental. On passe donc du discours à l’observation objective du fonctionnement des individus.

S’il confirme ou réfute l’hypothèse, il y a une alimentation de la théorie.

S’il n’y a pas de résultats il faut modifier l’hypothèse.

 

Au commencement est la théorie non scientifique (basée sur l’observation).

Ensuite viennent les hypothèses qui doivent être des prédictions testables expérimentalement.

 

a. Les hypothèses :

 

Les hypothèses spécifient des relations entre des faits quantifiés.

Elles prédisent quels résultats confirmeraient et lesquels réfuteraient la théorie : réplicabilité des résultats non idiosyncrasiques (propre aux cas particuliers).

La théorie peut alors être rejetée ou révisée.

 

Trois niveaux d’hypothèses :

 

Hypothèse descriptive théorique.

 

Pour être testée elle va devoir être traduite : hypothèse opérationnelle.

Cette traduction se fait par la prédiction de l’effet de la variable indépendante.

 

Pour la tester : hypothèse statistique.

Pour cela on fait le test de l’hypothèse.

Cette hypothèse est testée par les outils statistiques : non rejet de l’hypothèse 0.

 

S’il y a un rejet de l’hypothèse 0 alors on va accepter l’hypothèse opérationnelle et ainsi remonter à l’hypothèse théorique.


3. La méthode hypothético-déductive :

 

 

a. Ex de raisonnement déductif :

 

Tous les lapins ont des grandes oreilles.

Bugs Bunny est un lapin.

Donc il a des grandes oreilles.

Daffy n’a pas de grandes oreilles.

Donc ce n’est pas un lapin : Valeur de vérité/erreur, ce n’est pas parce qu’un animal n’a pas de grandes oreilles que ce n’est pas un lapin d’après ce raisonnement.

 

b. Raisonnement inductif :

 

Bunny a de grandes oreilles.

Roger a de grandes oreilles.

Bunny et Roger sont des lapins.

Donc tous les lapins ont de grandes oreilles : généralisation.

 

4. Champ de la psychologie expérimentale :

 

a. Champ d’études :

 

Psychologie clinique.

Psychologie sociale.

Psychologie du développement.

Psychologie cognitive.

 

b. Objectifs :

 

Recherche fondamentale.

Recherche appliquée = meilleures seront les théories expérimentales meilleurs seront les applications thérapeutiques.

 

5. Les variables :

 

Indispensables au test d’hypothèse scientifique (de relation causale).

Pour être testable une hypothèse doit s’exprimer en termes d’effet quantifiés et mesurables d’une variable sur une autre (opérationnalisation de l’hypothèse).

Au minimum 2 variables.

 

a. La boite noire implique :

 

Une variable indépendante :

      - Varie de façon indépendante des activités du sujet.

      - Manipulées via des stimuli présentés en entrée du système par l’expérimentateur.

 

Une VI présentant au moins 2 modalités.

 

Une variable dépendante :

      - Varie de façon dépendante des activités du sujet.

      - Enregistrée par l’expérimentateur via des comportements du système.

      - La VD doit être mesurable et quantifiable : de façon totalement objective pour éviter le biais de l’observateur.

 

Ex : effet du stress sur les performances calculé à partir de calcul mental, rappel de connaissances : rappel de conditions d’examens.

 

b. Echelles :

 

Echelle de LIKERT :

 

Choisissez un nombre en fonction de votre degré d’accord avec cette information.

« L’introspection garantit l’objectivité des observations en psychologie » : réponses de 1 à 5 de « pas du tout d’accord » =1, « neutre » = 3 et « tout a fait » = 5.

 

Echelle graphique :

 

On peut aussi quantifier sans imposer une.

« Comment qualifieriez-vous le film que vous venez de voir ? » : réponses de mauvais à excellent à noter sur une ligne.

 

Echelle de la différenciatrice sémantique :

 

On mesure une évaluation sur 3 échelles différentes.

« Marquez d’une croix cotre opinion sur le comportement des fumeurs » : réponses « bon/mauvais » « fort/faible » « actif/passif », à cocher sur 7 cases.

Problème = il faut maîtriser la langue, et cela dépend aussi de notre point de vue : pas à 100% objectif.

 

Echelle non-verbale :

 

« Pointez un dessin pour exprimer votre sentiment au sujet de la scène que vous venez de voir ».

 

Echelle d’expression émotionnelle :

 

Echelle en 6 points de type échelle de LIKERT.

« Jamais », « rarement », « parfois », « souvent », « généralement », « toujours vrai pour moi ».

 

Echelle du monde juste :

 

Echelle en 6 points de type échelle de LIKERT.

Se fait de 5 à 0.

 

Introspection mais contrôle implicite de la cohérence entre les questions.

 

c. VD liées à la tache :

 

Temps de réaction/réalisation (accompagnés souvent de % d’erreur).

       - Tache de lecture.

       - Tache de décision (reconnaissance, catégorisation, décision lexicale, etc.).

       - Tache de détection.

 

Le temps de réaction est très difficile à contrôler par le sujet.

On appelle ça l’effet de traitement en temps réel.

C’est une méthode très objective.

 

Nature caractéristique de réponses verbales :

      - Questions ouvertes (rappels, définition, etc.).

      - Questions fermées (QCM, jugements, etc.).

 

Variable indépendante comportementale : on étudie des comportements.

Variables électro physiologiques : des électrodes mesurent le potentiel du cerveau en fonction des variables.

 

d. VD : indices neurochimiques :

 

Tomographie par émission de positrons (TEP).

Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF).

Connaitre les modifications du débit sanguin dans le cerveau : régions actives.

Résolution spatiale très élevée : on ne sait pas ou se situent les régions actives, alors qu’on peut savoir quand. L’IRMF permet d’avoir une résolution très élevée contrairement aux potentiels.

Résolution temporelle bien inférieure à l’EEG ou la MEG : on sait quelle région s’active mais on ne connaît pas la dynamique de l’activation.

 

e. Expérimentation :

 

Groupe expérimental : Participants exposés à la modalité active de la VI : groupe que l’on va stresser activement.

Groupe contrôle : Participants exposés à la VI neutre : pour comparer avec et attester l’effet des modalités de la VI.

 

Note : la mesure de la VD est prise pour tous les groupes.

 

Attribution aléatoire des participants :

     - Au hasard.

     - Minimise les différences préexistantes entre les groupes.

 

f. Autres variables ;

 

Variable externe : autre que la VI et qui peut influencer la VD (attitude du psychologue testeur en absence de double aveugle).

Variables confondues : avec la VI et dont les effets sont indiscernables de ceux de la VI (hommes au hockey et femmes en gymnastique) : genre dont le stéréotype comprend ce type de comportement.

Variable modératrice : une variable qui change l’effet d’une VI sur la VD (ex : influence des médias sur la reproduction de la violence télé par les jeunes).

Variable médiatrice : variable dont une modalité est nécessaire à l’expression d’une VI (ex : il faut que l’enfant croit que ce qu’il voit à la TV est vrai).

Variable invoquée : très présente dans la psycho clinique et expérimentale, nom manipulée par l’expérimentateur et qui détermine l’affectation des sujets en groupe (ex : âge, sexe, type de pathologie, trait de personnalité, climat social de l’entreprise, etc.).

 

g. Plan d’expérience :

 

Permet de vérifier que les VI causent des modifications d’une VD :

     - Les valeurs de la VI doivent être modifiées par l’expérimentateur.

     - Dans le cas de plusieurs VI, les modifications de leurs valeurs doivent rendre compte des différentes possibilités de combinaison de modalités.

 

Ex d’expérience à 2 VI :

     - On place les gens dans l’eau et on leur donne une liste de mots. On fait pareil sur terre.

     - Les gens se rappellent mieux s’ils sont dans le même contexte que lors de l’encodage/apprentissage.

     - L’effet d’une variable dépend de la modalité de l’autre variable : interactions.

 

h. L’effet principal :

 

On observe une différence lorsque les personnes savent qu’ils sont dans une situation d’évaluation : les performances des blancs et les noirs lors de la résolution d’anagrammes sont presque égaux lorsqu’ils ignorent être en situation d’évaluation, alors qu’il y a une différence significative lorsqu’ils savent qu’ils sont dans une situation d’évaluation : il y a adhésion au stéréotype auquel ils adhèrent.

Différence significative entre les valeurs de la VD entre les deux modalités de la VI (tache cognitive de calcul mental).

 

i. Absence d’effet principal :

 

Pas de différence entre les valeurs de la VD entre les deux modalités de la VI (tache cognitive). Dans le cas où il n’y a pas de différence les statistiques ne peuvent pas rejeter l’hypothèse nulle, et on ne peut pas valider notre hypothèse opérationnelle : condition nécessaire mais pas suffisante (résultats faussés par une hypothèse externe).

 

L’effet d’une VI ne dépend pas de la modalité de l’autre VI (1 seul effet) (ex : temps de réalisation identique chez les femmes de 20 à 30 ans, alors qu’il diminue chez les hommes de 20 à 30 ans).

 

Dans le cas ou les deux VI ont un effet, l’effet d’une VI ne dépend pas de la modalité de l’autre VI (ex : temps de réalisation est le même pour les hommes et les femmes, et il augmente entre 30 et 40 ans).

 

j. L’interaction de premier ordre :

 

Se fait entre deux VI à plusieurs modalités.

 

L’effet d’une VI dépend de la modalité de l’autre VI/ne ne s’exprime que dans une des modalités de l’autre VI (effet conditionnel) (ex : on remarque que le niveau d’étude interagit avec le temps de réalisation parce qu’il diminue ce dernier chez les femmes alors que chez les hommes ca ne les change pas).

 

L’effet d’une VI dépend de la modalité de l’autre VI (interaction avec inversion on appelle ca un effet simple = comparaison de 2 points (ex : effet simple du niveau d’étude chez les hommes et le temps de réalisation. Dans le cas des femmes c’est un effet du genre sur les performances).

 

Le nombre de points/conditions est le nombre de modalités de la première VI multiplié par le nombre de modalités de la seconde VI.

 

L’effet d’une VI dépend d’au moins deux modalités de l’autre VI (il n’y a plus d’effet simple du niveau d’étude et du genre).

 

k. Interaction du 2ème ordre :

 

Interaction entre 3 VI.

On a 3 VI, et chacune a 2 modalités : ce qui donne 8 points.

 

En 1990, le niveau d’étude n’influence pas le temps de réalisation, uniquement le genre l’influence.

En 2000, il y a un effet du genre et un effet du niveau d’étude : interaction conditionnelle entre la variable du genre et celle du niveau d’étude, qui dépend de la variabletemporelle : l’interaction entre 2 variables est conditionnée par l’interaction avec une 3ème variable.



22/06/2012
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