Cours de psychologie

Démarche d'enquête et de questionnaire

Démarche d’Enquête et de Questionnaire

 

 

Chauchat H. (1985). L ’enquête en psychosociologie. Paris, P.U.F.

Ghiglione, R., Matalon, B. (1998). Les enquêtes sociologiques. Paris, Armand Colin.

Lorenzi-Cioldi, F. (1997). Questions de méthodologie en sciences sociales. Lausanne, Delachaux & Niestlé.

Weisberg, H., Krosnick, J., Bowen, B. (1996). An introduction to survey research, polling and data analysis. London, Sage. Tourangeau,
R., Rips, L., Rasinski, K. (2000). The psychology of survey response. Cambridge, Cambridge University Press.

 

 

I.  Introduction.

 

 

1. Historique :

 

Naissance des enquêtes XIX siècle.

Premières enquêtes sont gouvernementales et des sondages 1920 1945.

Introduction des échantillons probabilistes (1950s).

Création d’un marché de l’enquête.

 

2. Définition :

 

Différentes formes d’enquêtes : sondage, enquêtes de consommation/de recherche.

Différents objets : attitudes, préférences, croyances, prédictions, faits, comportements.

 

Enquête : interrogation VERBALE d’un certain nombre d’individu visant à recueillir des données quantitatives en vue d’une généralisation.

 

Les avantages :

Les inconvénients :

    - Réponse des gens soient généralisables, interroger les bonnes personnes.

    - Tournure des questions/affirmations que l’on pose aux gens.

 

3. Plan du cours :

 

Différentes phases de l’élaboration de l’enquête.

Qui interroger ? Les différentes méthodes d’échantillonnage.

Comment interroger ? L’élaboration du questionnaire.

La passation de l’enquête.

 

 

II. Le déroulement de l’enquête.

 

 

1. la phase préparatoire de l’enquête :

 

Analyse bibliographique et documentaire.

Elaboration des hypothèses : cerner le champ de l’enquête. Départ d’une enquête à partir d’une série d’hypothèses.

Opérationnalisation des concepts, exemple de l’étude des opinions a l’égard de l’avortement chez les catholiques.

 

2. La pré-enquête :

 

Permet de faire le lien entre les constructions théoriques et les faits observables.

Se constitue d’observation et d’entretiens.

Fournit des informations pour améliorer la forme et le fond du questionnaire final.

Permet une reformulation des hypothèses.

Elle se termine par l’élaboration/passation/analyse d’un pré-questionnaire.

 

3. L’enquête définitive :

 

Une collecte systématique des données.

Un échantillonnage.

Un test de la validité et de la fidélité du questionnaire.

Le traitement des données.

 

 

III. Qui interroger ? L’échantillonnage.

 

 

1. Le principe d’échantillonnage :

 

L’échantillonnage est constitué d’une partie des individus (unité) de la population visée par l’enquête (population parente).

Un échantillon, pour être valable doit présenter les mêmes caractéristiques que la population générale que l’on étudie (représentatif).

 

2. La taille de l’échantillon :


  
Zα = constante de la loi normale associée au risque accepté dans la décision.

P0 = proposition de la population présentant la caractéristique étudiée dans la population globale.

N = taille de l’échantillon.

E = précision souhaitée (marge d’erreur).

 

Ces calculs ne sont valables que pour les échantillons probabilistes.

 

Attention au rapport entre cout de l’enquête et précision statistique : au delà d’un échantillon de 3000 personnes le gain de précision est disproportionné par rapport au cout de l’enquête.

 

3. Différents types d’échantillons :

 

Il existe deux grandes catégories d’échantillonnage :

       - Les échantillons probabilistes (simple, stratifié, grappe, plusieurs degrés).

       - Les échantillons non probabilistes ou empiriques (par quotas …)

 

A coté on distingue également les panels et les échantillons mixtes

 

a. Les échantillons probabilistes :

 

Ce sont les échantillons les plus précis, les plus représentatifs (c’est-à-dire que l’on peut généraliser les résultats obtenus a l’ensemble de la population parente selon un risque qui peut être calculé).

 

C’est un échantillon dans lequel chaque unité de la population a une probabilité connue et non nulle d’être tirée au sort.

 

La nécessité d’une base de sondage (liste la plus exacte [sans omission, ni répétition] possible de la population parente).

 

L’échantillonnage aléatoire simple :

 

Méthode :

     - Constitution d’une base de sondage.

     - Numérotation des unités de la base.

     - Choix du taux de sondage (définition de n).

     - Tirage aléatoire (sans remise) de n numéros.

 

Inconvénients :

     - La constitution de la base de sondage.

     - Couteux.

     - Nécessité d’un large échantillon.

     - Le cas des sous-groupes minoritaires.

 

L’échantillonnage stratifié :

 

Méthode :

     - Dans la base de sondage, diviser la population en strates (catégories homogènes caractéristiques) en fonction des objectifs de l’enquête.

     - Tirer aléatoirement un échantillon dans chaque strate en fonction d’un taux de sondage (proportionnel à la taille de la population parente de la strate).

 

Inconvénients :

 

Avantages :

     - Une possibilité de modifier les taux de sondage des strates.

 

Echantillonnage par grappes :

 

Méthode :

      - On ne dispose pas de la liste des personnes, mais on dispose de celle des groupements de personnes (=grappes/alvéoles).

      - Tirage aléatoire d’un nombre n de grappes (= taux de sondage).

      - Interrogation de toutes les personnes des grappes tirées au sort.

 

Le nombre de personnes par grappe ne doit pas être trop grand/important.

 

Problème de l’homogénéité des membres d’une grappe (perte d’information + perte de représentativité) : augmente le nombre de grappes parce qu’une grappe correspond à un individu (environ).

 

L’échantillonnage a plusieurs degrés :

 

Il consiste à partir d’un échantillonnage par grappes pour arriver à obtenir une liste des individus composant la population.

 

Méthode :

      - Constitution d’un premier niveau de grappes = unités primaire (UP) et tirer aléatoirement n grappes selon un taux de sondage.

      - Pour chacune des UP tirées, on fait la liste des individus de notre population parente et on tire un nombre n aléatoirement en fonction du taux de sondage.

 

On peut intercaler des unités secondaires (US) dans ce schéma : dans les UP tirées, on crée un second niveau de grappes (= US) et on tire aléatoirement n grappes selon un taux de sondage. Ensuite, on reconstitue la liste des individus appartenant aux unités secondaires tirées et on tire un nombre n aléatoirement en fonction du taux de sondage.

 

Une variation, l’échantillonnage stratifié a plusieurs degrés :

       - On complexifie l’échantillonnage à plusieurs degrés en stratifiant les différentes unités.

       - Il sert les enquêtes sur de larges populations pour lesquelles on ne dispose pas de base de sondage, de nom.

       - Ex : base de sondage électoraux.

              + 1er degré : cantons et unités urbaines (UP). Ils sont stratifiés selon le nombre d’habitants et la région, on en tire 123 au sort.

              + 2ème degré : l’ensemble des communes qui font partie des strates tirées (US) = 800 communes.

              + 3ème degré : l’ensemble des quartiers qui font partie des US tirées stratifiés par revenus et par zone géographique (UT).

              + 4ème degré : l’ensemble des blocs qui font parti des UT tirées (UQ).

              + 5ème degré : l’ensemble des noms des personnes habitant ces blocs sont tirés au sort.

 

b.  Les échantillonnages non probabilistes :

 

Il s’agit de méthodes pour lesquelles le choix des unités n’est pas fait selon un tirage aléatoire (pas de base de sondage), on ne connait dont pas la probabilité qu’a chaque unité d’appartenir à l’échantillon.

Il faut par contre connaitre la répartition de la population parente selon certaines variables.

Les possibilités de généralisation des résultats sont plus limitées.

Moins précis qu’un échantillonnage probabiliste.

 

L’échantillonnage par quota :

 

Il consiste à construire un échantillon dont la structure est identique à celle de la population parente pour certaines variables.

Les variables qui sont le plus susceptibles d’affecter les résultats de l’enquête (variables de contrôle).

 

La méthode est la même que pour l’échantillonnage stratifié à l’exception que l’on ne possède pas de liste de noms.

On projette d’interroger des personnes appartenant aux quotas mais sans savoir qui ils sont.

Interrogation sur le terrain, dans les lieux représentatifs.

 

Il est nécessaire de contrôler la structure de l’échantillon, deux méthodes sont possibles :

- Contrôle marginale : on considère indépendamment la distribution de chacune des variables.

- Contrôle croisé : on considère simultanément les variables de contrôle. On contrôle donc la structure de l’échantillon suivant toutes les variables.

- Ex : cadre croisé / cadre marginal.

 

 

Hommes

Femmes

 

Cadres

30

10

40

Ouvriers

40

20

60

 

70

30

100

 

Théoriquement le contrôle croisé est supérieur au contrôle marginal ; ce n’est pas toujours le cas dans la pratique (STEPHAN & MCCARTHY, 1958) à cause de la difficulté de trouver les individus rares.
Echantillon marginale plus précis que celui croisé.

 

Il faut sélectionner les individus totalement au hasard.

 

Les effets des enquêteurs :

 

RICE (1929) : les enquêteurs démocrates/républicains et les explications du chômage.

 

Les explications : un biais d’observation.

      - HYMAN (1954) : une mauvaise retranscription des entretiens.

      - ROSENTHAL (1966) : les effets des attentes sur les réponses.

 

-Un biais de sélection des interviewés par l’interviewé en fonction d’une proximité sociale/culturelle ou spatiale.

 

Solution : faire varier l’origine des enquêteurs.

 

L’échantillonnage sur place :

 

Il s’agit d’une variété d’échantillonnages par quotas que l’on applique lorsque la population parente se caractérise par les lieux où elle se trouve.

En plus de la détermination des variables de contrôles classiques, il faut également échantillonner les lieux et les moments où l’on interroge les personnes.

 

c. Autres types d’échantillons :

 

Les panels :

 

Il s’agit d’un échantillonnage de sujets (tirés selon une méthode probabiliste) observés à plusieurs reprises.

Particulièrement adaptés à l’étude de phénomènes en mouvement.

Problème de la mortalité et de l’évolution de l’échantillon.

 

Les échantillons mixtes :

 

Il s’agit d’un échantillon pour lequel une partie de la population est choisie selon un principe probabiliste (on dispose d’une base de sondage pour cette population) et une autre partie selon un principe empirique.

 

4. Les problèmes d’échantillonnage :

 

Pour les échantillonnages non probabilistes, le principal problème est que l’on ne sait jamais si les personnes que l’on interroge sont représentatives de la population parente.

 

Il faut donc toujours se poser la question de savoir si notre échantillon ne peut pas être « contaminé » (posséder des caractéristiques qui font qu’ils ne sont pas représentatifs)

 

Pour les échantillons probabilistes, les problèmes peuvent être de trois types (non recouvrement, absences, refus).

 

a. Le biais de non recouvrement :

 

L’échantillon que l’on a prélevé ne correspond pas totalement à la population parente.

 

Il ne s’agit d’un biais que si on pense que la population non interrogée est nombreuse et pourrait donner des réponses différentes de l’échantillon.

 

b. Les absences :

 

Si on n’essaie pas d’interroger systématiquement les personnes absentes, on aura un échantillon de personnes sortant peu.

 

Il est possible que ces personnes ayant des caractéristiques bien particulières qui les démarquent de la population générale.

 

Comment vérifier l’effet des absents ?

 

Etude de Visser & al.1996 qui montre qu’en matière de sondage électorale une enquête avec 20% de participants est lus viable qu’une enquête avec 60%.

 

c. Les refus :

 

Il se peut que les personnes qui refusent de répondre aient des caractéristiques qui les démarquent de la population générale.

C’est le cas des travailleurs indépendants, personnes âgées, femmes à la maison, milieux intellectuel, milieux politisés.

 

Une augmentation croissante du nombre de refus dans les enquêtes.

Prévenir à l’avance et engager des gens pour prévenir les refus.

 

d. Correction et redressement de l’échantillon :

 

Dans un échantillonnage probabiliste, à partir d’une comparaison entre l’échantillon théorique et réel, on peut corriger les non réponses et les absences par :

      - Echantillon supplémentaire à priori.

      - Echantillon a postériori par :

            + Stratification a postériori.

            + Utilisation des similitudes.

      - Application d’un coefficient de redressement aux réponses : on multiplie par X fois moins d’échantillons obtenus (si ½ des échantillons obtenus, on multiplie par 2 les réponses).

 

 

IV. L’élaboration du questionnaire.

 

 

1. Les différents types de questions.

 

a. Les questions ouvertes :

 

Définition : questions formulées de manière à ce que les sujets aient toute liberté dans les termes et le contenu de leur réponse.

 

Avantages :

      - Matériel assez riche.

      - Moins d’influence sur la réponse (SCHUMAN & PRESSER, 1981).

 

Inconvénients :

      - Dépouillement et manque de précision.

      - Influence du niveau d’éducation sur la réponse, milieu et classe sociale (GEER, 1988).

      - Fort taux de non-réponse lié a la place dans le questionnaire.

      - Influence du contexte (SCHUMAN & SCOTT, 1987).

      - Impossibilité d’aborder les thèmes indésirables.

 

Conclusion : question ouverte à utiliser lors du début de la recherche lorsqu’on ne connait pas encore le terrain sur lequel on va travailler.

 

b. Les questions fermées :

 

Les questions catégorielles :

 

Définition : questions fixant les réponses possibles, ces réponses ont la forme de catégories dans lesquelles le sujet doit se situer.

 

Avantages :

     - Facilité de traitement.

     - Evitement des défaillances de la mémoire.

 

Inconvénients :

     - Suggestion de réponse non spontanée.

     - Indications sur le champ de réponses acceptables.

 

Conseils : rechercher l’exhaustivité et éviter les catégories fourre-tout (« autre » contre « je ne sais pas », cf. SCHUMAN & PRESSER, 1981, enquête qui portait sur un texte de loi voté par le parlement américain, les gens étaient questionnés sur le fait s’ils étaient d’accord ou pas avec cette décision, dans le cas « oui » « non » « je ne sais pas » : 10% sont d’accord, dans le cas « oui » « non » : 30% sont d’accord).

 

Question à échelle graphique :

 

Définition : questions proposant des échelles de réponses sur lesquelles les sujets doivent se positionner.

 

Combien d’échelons doit-on utiliser ? (MILLER, 1956 : d’après son étude, l’échelon idéal est entre 5 et 7).

 

Faut-il utiliser un point médian ?

 

Les ancrages verbaux :

     - Définition de tous les points (KROSNICK & BERENT, 1993).

     - Equivalence des termes (KLOCKAR & YYAMAGISHI, 1988).

     - Augmentation de la satisfaction (DICKINSON & ZELLINGER, 1980).

 

c. Autres formes de questions :

 

Ordonnancement et comparaison des paires.

Tâche de catégorisation.

Questions projectives.

 

2. La formulation des  questions :

 

a. La clarté de la rédaction :

 

La question doit être comprise de la même manière par tous, pour cela il faut :

     - Eviter les mots techniques.

     - Faire attention aux quantificateurs.

     - Pensez à la signification de chaque mot.

     - Veiller à la structure logique de la question.

     - Ne pas introduire deux idées dans une même question.

 

b. Les biais dans les questions :

 

Les questions biaisées sont des questions pour lesquelles une réponse devient plus probable qu’une autre, indépendamment de l’opinion du répondant.

 

Biais le plus souvent vus :

       - L’évocation d’une personne prestigieuse ou d’une institution : adhésion à la personnalité de la personne prestigieuse selon la validité de son idée/argument/popularité.

       - La tendance à l’acquiescement : les personnes vont d’avantage choisir une réponse positive qu’une réponse négative.

       - Les présupposés acquis : partir du principe que les gens seront conformes à ce que l’on présume.

       - Attention aux termes chargés d’affectivité.

       - Problème de mémorisation : proposer des questions courtes.

       - La personnalisation des questions : opinion personnelle sollicitée : réponses plus extrêmes.

       - La désirabilité sociale : consiste à poser des questions portant sur des attitudes ou des comportements trop désirables ou indésirables pour que les répondants y répondent franchement. Contrôler le biais de désirabilité sociale.

       - Normaliser le comportement et l’attitude indésirable dans la formulation de la question.

       - Augmenter l’extrémité des réponses possibles.

       - Garantir l’anonymat des réponses :

               + Donner la réponse dans une enveloppe cachetée.

               + La technique de la réponse aléatoire = méthode qui consiste à poser une question dont on sait que la réponse sera indésirable, et on pose une question dont on connait la probabilité de réponse. On donne une enveloppe avec la question (½ le mois de naissance, et ½ la consommation de drogue) en disant qu’on ne connait pas la question à l’intérieur.

       - La technique de détecteur de mensonges : trouver un moyen pour vérifier la véracité des affirmations déclarées.

 

Les effets de primauté et de récence (on privilégie les réponses situées au début et à la fin de la liste de réponse).

 

L’influence du cadre de référence : biais traduit par le fait que pour répondre à une question, les répondants vont au-delà de la compréhension stricte de la question en en cherchant le sens dans le contexte :

      - Une manifestation de l’influence des échelles (SCHWARZ, STRACK, MULLER et CHASSEIN (1988), SCHWARZ & al. 1991) :

             + Avec quelle fréquence vous êtes vous réellement sentis irrités récemment,

                     . Echelle qui va de 1 fois par an à plus d’une fois par mois : on se dit qu’on parle d’irritation majeure puisqu’il s’agit de quelque chose de rare.

                     . Echelle qui va de plus d’1 fois par jour à 1 fois par mois : irritation mineure, qui n’est pas rare.

 

c. Conclusion :

 

Utiliser des questions standards = qui ont déjà été utilisées.

 

Utiliser plusieurs questions pour mesurer le même concept, utiliser des modulations, paraphrases d’une même question.

 

Pré-tester les questions.

 

3. L’organisation du questionnaire :

 

a. La lisibilité du questionnaire :

 

Question « brise-glace » = question d’introduction parce que le thème n’intéresse pas forcément les personnes.

Enchainement des thèmes.

La place des questions ouvertes et importantes.

La similarité des échelles.

 

Le nombre de questions :

      - Lieux publique : pas plus de 5 min de questions.

      - Lieu de travail : questionnaire court et fermé.

      - Domicile : 30 min voire 45 min de questions (en présence de l’enquêteur).

      - Voie postale : 4 pages dactylographiées.

 

b. Le biais dans l’ordonnancement :

 

L’effet de halo : contamination évaluative d’une réponse à une question sur une autre. Il répond à une motivation à la cohérence. Effet maximum lorsque les questions vont des plus générales aux plus particulières.

 

Les effets du contexte : influence de la réponse à une question sur la compréhension de la question suivante. C’est un biais d’interprétation. Effet maximum lorsque les questions vont des plus particulières aux plus générales.

 

Le problème de l’auto-génération des opinions : traduit le fait que la passation du questionnaire peut susciter des nouvelles opinions aux répondants

 

4. Le pré-test du questionnaire :

 

a. Les  principes de la valeur d’un questionnaire :

 

La fidélité : on dit qu’un questionnaire est fidèle lorsque les réponses sont stables et consistantes.

     - La méthode test-retest.

     - La mesure de la consistance (alpha de CRONBACH).

 

La validité : on dit qu’un questionnaire est valide si les questions mesurent bien les concepts qu’elles sont censées mesurer.

     - Validité de contenu.

     - Validité de critère.

     - Validité de construit.

 

b. La méthode :

 

Observation et débriefing : on observe les réactions des gens et on leur demande après pourquoi ils ont froncé les sourcils, fait la grimace.

 

Remplissage à haute voix : on demande aux questionnés de répondre à haute voix.

 

 

V. La passation du questionnaire.

 

 

1. La consigne :

 

Elle permet de passer un contrat avec l’enquêteur. On détermine son engagement, on sollicite l’engagement avec la personne. S’il est bien fait on augmente les chances que le questionnaire soit bien rempli.

Elle joue le rôle d’un mode d’emploi.

Elle fournit un cadre de référence à la recherche.

 

2. Les conditions de passation :

 

Les effets enquêteurs :

     - Effet de la distance : obtient plus de réponses sincères qu’un enquêteur qui parait sympathique.

     - Effet des attentes.

 

Les effets d’enquête :

      - Effet des rôles.

      - Effet des objectifs :

            + Maintenir un bon rapport avec l’enquêteur.

            + Donner une image positive de soi.

            + Exprimer une doléance.

 

3. Contrôler le biais de désirabilité sociale :

 

Normaliser le comportement ou l’attitude indésirable dans la formulation de la question

Augmenter l’extrémité des réponses possibles.

 

Garantir l’anonymat des réponses :

1) donner la réponse dans une enveloppe cachetée;

2) la technique de la réponse aléatoire.

 

La technique du détecteur de mensonge.

 

4. Les modalités de passation :

 

Questionnaire rempli en présence de l’interviewé : peu de refus mais influence des réponses par l’enquêteur et peu de réflexion.

 

Questionnaire laissé au domicile ou envoyé : réponses réfléchies mais problème de compréhension, peu de retour et incertitude quand au répondant.

 

Questionnaire par téléphone : moins couteux mais beaucoup de refus, réponses peu réfléchies et problème de compréhension et de mémorisation des questions.



22/06/2012
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