Cours de psychologie

D

Daltonien : dichromate, c’est-à-dire qu'il n’a la perception que de 2 couleurs.

Décalage : cette asymétrie fondamentale sur laquelle se construit la relation clinique. Repose sur le fait que le sujet parle et le clinicien écoute. Le clinicien n’a pas à parler de lui en retour. Il vaut mieux qu’il essaye de se retenir. C’est là où toute la différence du travail réside, c’est au psychologue d’assumer le fait que les places ne sont pas interchangeables.

Décalages horizontaux : acquisition décalée dans un même schème à plusieurs domaines (présents chez tous les sujets). Collectif car concerne la majorité, et se situent au même stade. Hiérarchie d’acquisition des différentes épreuves de conservation → Il s’agit de décalages collectifs observés chez une majorité d’enfants, il s’agit donc d’une norme. On  parle de décalages puisqu’ils s’étalent. On parle d’horizontaux car ils font référence à un même stade (lorsque les décalages se font entre les stades on parle de décalages verticaux).

Décalages verticaux : à travers les stades, interstade. Réapprendre ce que l’on savait précédemment. C’est le fait que l’enfant doit reconstruire, quand il change de niveau de structuration, ce qu’il a déjà construit au niveau précédent.

Décentration : prise de conscience de l’enfant que les autres existent et qui se dégage donc de sa subjectivité et de son égocentrisme (stade sensori-moteur de 0/2ans). Analyse plus complète de la situation qui correspond à la coordination des centrations (stade opératoire de 2/12ans et plus).

Décentration (Nemeth) : quand une source favorise une pensée de nature divergente, orientation des formes de pensée et de traitement de l’information.

Décisions à risque : décisions dont nous connaissons les conséquences et les probabilités de ces conséquences.

Décision collective : cas particulier  d’une situation de groupe, avec pour but de prendre une décision unanime.

Décision de groupe : la capacité de décision est importante pour le groupe car elle est le reflet de sa capacité à atteindre ses objectifs. Plusieurs types : décision unanime (tous les membres du groupe partagent explicitement la même opinion, ils vont dans le même sens), consensus (une décision est adoptée au-delà des opinions divergentes, certains vont se rallier à la proposition d’autres pour le bien du groupe et de l’objectif collectif, cela nécessite un certain niveau de confiance), décision majoritaire (les membres ne partagent pas la même opinion mais c’est la majorité qui l’emporte), décision minoritaire (une minorité prend une décision pour la majorité, la minorité possède la compétence décisionnelle), décision unitaire (décision prise par un membre du groupe, avec ou sans consultation). Pour une prise de décision, 3 niveaux renvoient à des facteurs émotifs : niveau intra-personnel (qui se réfère par exemple au fait que réussir ou échouer va modifier l’estime de soi), niveau interpersonnel (qui implique les sentiments tels que l’admiration, la jalousie…), niveau intra-groupe (où se jouent les mobilisations, les unions, les clivages et les tensions). 4 phases dans la prise de décision : définition du problème (explicitation des positions de chacun), inventaire des possibilités de solution (recueil des idées, des suggestions), évaluation des options (synthétiser, identifier, analyser et critique méthodiquement les principales options), décision (reformulation des options examinés pour que tous sachent clairement ce pour quoi ils vont devoir prendre une décision). C’est lors d’une prise de décision que le changement peut être impulsé (Lewin).

Décisions sous certitude : décisions dont nous connaissons les conséquences.

Décisions sous incertitude : décisions dont nous ne connaissons pas précisément les conséquences.

Déclaration : le psychologue fait connaître son point de vue, avec : Complémentation (ajout d’éléments par déduction ou anticipation), Interprétation (suggère attitude non explicitée).

Décrédibilisation de la source : consiste à diminuer la confiance ou l’expertise octroyée à la source.

Décussation : situation où les fibres nerveuses se croisent au niveau de la ligne médiane.

Défense : ensemble des processus qui servent le moi pour l'aider à lutter contre les tensions qui résultent des exigences du ça et contre tout ce qui peut générer une angoisse.

Défense par la perception : impossibilité d’exprimer, se réfugier dans le banal.

Définition de l’échantillon : généraliser les résultats d’un petit groupe à l’ensemble de la population (âge moyen pour jeunes enfants).

Défonctionnaliser : ôter la fonction primaire (éthiologique ou « naturelle ») au système, mécanisme ou relation de référence.

Défoulement : libération des tendances refoulées, extériorisation des conflits psychiques.

Dégénérescences neurofibrillaires (DNF) : à l’inverse des plaques séniles, les DNF se situent à l’intérieur des neurones. Cela se caractérise par une accumulation de filaments anormaux constitués de protéines tauphosphorylées → mort du neurone → perte de mémoire et démence.

Délai interaural : temps qu’il faut au son pour intégrer d’une oreille à l’autre.

Delirium tremens : ensemble des symptômes du sevrage qu'on observe chez l'alcoolique (agitation, hallucination, tremblement, fièvre, déshydratation...).

Demande : point central de la clinique, spécifié d’un entretien clinique. Le clinicien n’a pas à répondre à cette demande. Analyse de la demande n’est possible qu’à une condition : ne pas y répondre. Répondre à la demande : nier que derrière cette demande il y en a une autre, ne pas laisser quelque chose d’autre apparaitre.

Démarche déductive : Démonstration. Pour pouvoir l’utiliser on va avoir besoin d’hypothèses. Ca peut permettre, par exemple, de confronter une théorie. On s’inscrit dans un champ théorique pour pouvoir apporter des connaissances. On est plutôt sur un phénomène d’explication.

Démarche du test d’hypothèse : c'est grâce à cette démarche qu'on a décidé de valider ou d'invalider une hypothèse. C'est un ensemble de procédures, de tests de significations. Elle va nous permettre d'estimer le risque d'erreur quand à la validité de l'hypothèse.

Démarche expérimentale : comparer des comportements pour rechercher des causes et trouver des explications, et comparer de façon systématique ce qui se passe en présence d’un phénomène dans l’environnement à ce qui se passe en son absence.

Démarche inductive : On part d’un cas particulier qu’on va essayer de généraliser. Il n’y a pas d’hypothèses clairement définies, mais des hypothèses exploratoires. On part d’un particulier vers une généralisation. A la fin on est plutôt sur des interrogations.

Démarche scientifique : Il faut l’expérience soit objective, c’est-à-dire qu’on étudie bien ce que l’on est sensé étudier, et non autre chose. Cette méthode doit être systématique : les conditions de l’expérimentation ne doivent pas être changées en cours d’expérience. L’expérience doit être repliable : si elle est refaite, l’expérimentateur doit obtenir les mêmes résultats que dans l’expérience précédente.

Démence-précoce : perte des facultés mentales.

Dendrites : prolongement autour du corps cellulaire des neurones (structure réceptrice du neurone), portes d’entrée des neurones.

Déni : refus de reconnaître une réalité à caractère traumatisant. Concept mis en évidence par FREUD : on le repère facilement au moment de l’annonce du diagnostique : face à une annonce catastrophique le patient est dans une phase pendant laquelle il s’absente de lui même, il n’entend plus ce qui lui est dit. Le travail du clinicien est donc de continuer à permettre un travail de subjectivation.

Dépendance informative : il voit comme il devient fou parce qu’il voit totalement autre chose que les autres, il ne comprend pas pourquoi et ce que disent les autres est très important.

Dépendance normative : d’autres disent qu’ils faisaient comme tout le monde pour ne pas être rejetés.

Dépendance physique : conséquence de l'usage répété d'une drogue psychoactive. Tolérance à cette drogue et symptômes physiques désagréables pendant le sevrage.

Dépendance psychologique : conséquence de l'usage répété d'une drogue psychoactive. Le sujet éprouve le besoin de consommer une drogue même s'il ne ressent aucun symptôme de sevrage. Besoin créé par apprentissage.

Dépersonnalisation : impression d’être étranger à soi-même, que son corps ne lui appartient pas ou bizarrement, il ne se sent pas lui-même, il se sent morcelé.

Déplacement : oubli d'un élément d'information lors de l'ajout d'un nouvel élément dans une mémoire à court terme remplie. Par manque de place le premier souvenir qui inscrit en mémoire est éliminé. Prendre un élément, le sortir de son contexte et le placer dans un autre contexte dans lequel il ne sera pas reconnaissable en tant que tel.

Dépolarisation : en quittant la polarisation on dépolarise. Modification du potentiel électrique mesurable de part et d'autre d'une membrane biologique, dans le sens d'une diminution ou d'une inversion de potentiel. (À partir d'un certain seuil de dépolarisation, un potentiel d'action est généré dans les fibres nerveuses.)

Dépression : inhibition psychomotrice accompagnée d'un dégoût de la vie, d'un sentiment de culpabilité, voire d'idées de suicide. Se développe chez les individus soumis a des situations négatives, imprévisibles, incontrôlables et répètes. Ces situations « traumatiques » entrainement des conséquences notables sur le plan comportemental, cognitif, émotionnel et biologique. Il y a donc des conséquences psychologiques, somatiques, etc. il y a aussi une perte des motivations d’agir.

Dépression à long terme (DLT) : diminution à long terme de la force synaptique.

Dépression anaclitique : survient en l’absence de lien affectif, désigne l'ensemble des perturbations psychologique et physique voisines de la dépression survenant chez l'adulte et apparaissant progressivement chez l'enfant qui est séparé de sa mère après une période de relations normales durant les six premiers mois de la vie.

Déréalisation : une perte du sentiment de réalité vis-à-vis de l’extérieur.

Déresponsabilisation : on se contente d’obéir. Lorsqu’on demande une explication à un acte, la réponse est qu’on lui a demandé d’agir ainsi.

Dermatome : territoire innervé par un ganglion spinal et par son nerf.

Déroulement stéréotypé : expression identique d’un individu à l’autre.

Désengagement sélectif : désengagement des domaines où les individus stigmatisés sont menacés.

Désensibilisation : l’objectif est de modifier le comportement dont le patient se plaint afin que le patient se sente mieux dans sa vie quotidienne.

Désensibilisation systématique : thérapie comportementale utilisée pour le traitement des phobies simples qui consiste à inciter le sujet à se relaxer dès qu'on l'expose à une situation anxiogène. Progressivement, il perd son anxiété. On peut alors l'exposer à une situation plus difficile jusqu'à l'élimination totale de l’anxiété due à l'objet phobique. Type de contre conditionnement. Association d’un état agréable et relaxé en présence de S anxiogènes augmentant progressivement. Idée qu’un S anxiogène va progressivement enlever l’anxiété. C’est un contre conditionnement. Association d’un état agréable et relaxé en présence de S anxiogènes augmentant progressivement. On remplace la réponse de stress par une autre réponse

Déséquilibre psychique : difficultés d'adaptation aux normes sociale et aux lois de la vie en société.

Désinence : caractéristique flexionnelle ou élément variable de fin de mot qui distingue les forme d’un paradigme nominal ou verbal.

Désindividualisation : perte d'identité.

Desinhibition : relâchement du système frontal de modulation des réactions comportementales qui aboutit à un état d'euphorie, d'agitation et d'activité sans but précis. Observateur renforcé (= renforcement positif). Perte de contrôle conséquente à une violation des règles (sociales, alimentaires, sexuelles, ...) auto-imposées. Faire cesser une inhibition. Il n’y a plus de punition mais une récompense, un comportement jusqu’à présent bloqué mais être exécuté.

Désir d’influencer : nous avons tous l’envie de partager notre opinion, de convaincre d’autres personnes. En donnant donc l’impression d’acquiescer et d’écouter on va permettre à la personne d’aller plus loin.

Désirabilité sociale : consiste à poser des questions portant sur des attitudes ou des comportements trop désirables ou indésirables pour que les répondants y répondent franchement. Contrôler le biais de désirabilité sociale. Biais qui consiste à vouloir se présenter sous un jour favorable à ses interlocuteurs. Ce mécanisme psychologique peut s'exercer de façon implicite, sans qu'on en ait conscience, ou au contraire être le résultat d'une volonté consciente de manipuler son image aux yeux des autres.

Dessins et supports graphiques : les sujets sont à l’origine des dessins à partir desquels ils s’expriment.

Deuil : la personne en deuil l’est parce qu’il avait investi sa libido sur un objet d’amour qui, tout à coup, a disparu. Elle se retrouve donc dans une douleur et un désarroi infinis, car son désir d’investir demeure, alors qu’elle ne peut plus le réaliser. La disparition de l’être aimé rend définitivement l’opération impossible. Le temps du deuil est celui dont l’endeuillé a besoin pour accepter cette terrible impossibilité et, peu à peu, retrouver le désir et le courage de recommencer à investir ailleurs.

Deuil chronique : recherche de la personne disparue, état anxieux et dépressif.

Deuil inhibé : absence de tristesse, de colère ou de détresse, activité habituelles poursuivies, pas de recherche de soutien.

Deutéranopie : anomalie visuelle, manque le vert (le plus fréquent).

Développement perceptif : ce qui concerne nos 5sens.

Développement onto-génétique : vise à rechercher les différentes étapes par lesquelles passe un individu et les mécanismes ou les processus qui assurent et permettent le passage d’une étape à une autre. Développement d'un individu.

Développement phylo-génitrique : correspond à l’évolution des organismes depuis leur apparition sur la terre jusqu’à nos jours. Développement de l'espèce.

Déviance : qui rapporte toutes les analyses de faits sociaux aux individus déviants. Marginalité, renvoie à l’idée de rejet des règles et des normes, de personnes se plaçant volontairement hors des frontières de la société.

Déviant : individu qui a un comportement non apprécié par les membres d’un groupe. Enfants qui ne respectent pas la hiérarchie.

Diachronique : comment les phénomènes sont apparus au cours du temps.

Diagnostic : identification d'une maladie par ses symptômes.

Diagnostic cognitif : on émet l’hypothèse sur le lieu dans le système de traitement de l’information qui dysfonctionne. Un même espace peut amener à 2 déficits cognitifs.

Diagnostique préimplantatoire : dans le cas d’une fécondation in-vitro (FIV), on fait un caryotype des cellules, et selon les résultats de l’analyse on décide si l’on va implanter l’embryon, ou quels embryons vont être implantés, dans l’utérus de la mère.

Dialectique : art de discuter, défendre une thèse et convaincre.

Dichotomie : partage d’une population selon deux modalités exclusives et exhaustives d’une variable. Une variable à 2 modalités est dite dichotomique ou binaire.

Diencéphale: centre régulateur du système nerveux végétatif situé dans la moelle épinière.

Difficultés en psychologie : Ethique : principal difficulté rencontrée. Il faut veiller à la santé des participants, qu’il s’agisse de personne saines ou avec des pathologies. Comportement humain : il faut créer une expérience pour étudier ces comportements avec des moyens détournés. On ne va jamais vraiment étudier ce comportement, mais on va étudier des signes de ces comportements. Lorsque les sujets sont volontaires, on observe plus de sincérité dans leurs réponses. On fait passer beaucoup d’auto-questionnaires. Lorsqu’on travaille avec des personnes malades on passe par un psychiatre, on ne fait pas uniquement confiance à l’individu. Il faut trouver une autre théorie qui explique les résultats obtenus s’ils ne correspondent pas à ce qu’on pensait obtenir.

Diffusion/dilution de la responsabilité : (Latané et Darley) si le nombre de témoins est important, l’incident est moins vite repéré et surtout son interprétation comme situation potentiellement dangereuse est différée. Paradoxalement, la passivité d’un sujet nourrit celle d’un autre, c’est un genre d’influence mutuelle de passivité, chacun constatant l’inactivité de l’autre. De plus, du fait du nombre d’individus présents, le sujet se sent moins responsable puisque la responsabilité est partagée par tous. Pourquoi est-ce que moi j’interviendrai puisque je suis sûr que quelqu’un l’a déjà fait : le comportement des gens se base sur ce qu’ils supposent. Le fait de demander à une personne précise de l’aide enlève toute diffusion de responsabilité.

Diphtongue : chaînon implosif de 2 phonèmes dont le second est relativement ouvert, d’où une impression acoustique particulière.

Discordance : disharmonie entre les comportements, ils ne sont pas accordés, par de cohérence entre les comportements, indépendants les uns des autres.

Discrimination : traduction en acte des préjugés, comportement négatif contre un groupe envers lequel nous entretenons des préjugés. Faire la différence entre deux choses. Comportement négatif injustifiable à l’encontre d’un groupe donné et de ses membres individuels. Vise à mettre un groupe cible à distance, à le défavoriser. Les pratiques discriminatoires sont renforcées et justifiées par les stéréotypes et les préjugés. En cognition, capacité à distinguer des stimuli proches/qui se ressemblent du SC, s’ils sont présentés sans le SI ou avec un autre SI.

Discussion : on cherche surtout à avancer des arguments, à répondre à des objections, des attaques, à essayer de convaincre, d’avoir le dernier mot, or cette dimension d’avoir raison sur l’autre n’a aucun sens en clinique. Le psychologue n’est pas là pour avoir raison. Personne n’est au-dessus de l’autre. Le clinicien ne doit pas convaincre le patient ou avoir raison sur lui. Le clinicien est là pour entendre comment le patient vit avec ses difficultés, et non à prendre du pouvoir sur lui.

Dispositif analytique autour de l’association libre : on invite le patient à dire tout ce qui lui vient à l’esprit, sans aucune censure, même si ça lui parait absurde, même si ça concerne le clinicien.

Disque de Merkel : ils sont petits, extrémité des crêtes sudorales épidermiques, il faut appuyer au niveau du récepteur. Il continue de décharger quand le stimulus continu. Perception de la forme de la texture. Activité tonique, adaptation lente : décharge continue (plus au début).

Dissociation de facteurs : l’enfant fait varier un facteur à la fois en neutralisant les autres pour trouver le facteur pertinent (14-15ans c’est systématique).

Dissonance cognitive : j’ai fait subir quelque chose à quelqu’un qui ne le méritait pas. Je ne peux pas changer le fait que je lui ai fait du mal, mais je peux changer ma perception de la victime : s’il a accepté de recevoir des chocs électriques c’est qu’il le méritait quand même un peu, donc on a moins de sympathie pour cette personne qu’avant l’expérience. On se créé l’illusion que la victime méritait son sort. L’état d’inconfort psychologique peut être induit pas deux cognitions inconsistantes : « j’aime ce jouet et pourtant je n’y joue pas. ». La seule façon que l’individu a pour supprimer cette dissonance c’est de trouver une justification externe. Menace forte : « Je n’y joue pas parce que j’ai été très fortement menacé. » = dissonance faible. Menace faible : «  Je n’y joue pas parce que j’ai été faiblement menacé. » : dissonance forte. L'individu en présence de cognitions (« connaissances, opinions ou croyances sur l’environnement, sur soi ou sur son propre comportement ») incompatibles entre elles, il éprouve un état de tension désagréable : c'est l'état de « dissonance cognitive ». Dès lors, cet individu mettra en œuvre des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif. Ces stratégies sont appelées « modes de réduction de la dissonance cognitive ». L'une des stratégies pour réduire la dissonance cognitive consiste à modifier ses croyances, attitudes et connaissance pour les accorder avec la nouvelle cognition ; elle est appelée « processus de rationalisation ».

→ Heider en 1946 développe la théorie de consistance cognitive. Le manque de cohérence dérange a partir du moment où on en a conscience, dans ces cas la on est dans des cas de d’inconsistance cognitive et on va essayer de rétablir cette cohérence. Peu de temps après Festinger (dans les années ’50) définit le concept de dissonance cognitive qui correspond à un mal-être psychologique important que l’on doit rééquilibrer pour aller mieux. La seule façon que l’individu a pour supprimer cette dissonance c’est de trouver une justification externe. De plus le changement d’un comportement peut changer aussi l’attitude/cognition. A présent, pour changer la façon de penser des gens il suffit de leur faire produire un acte dans une certaine situation. Les gens n’ont pas conscience que par l’acte qui leur est demandé de produire va changer la façon dont ils perçoivent l’acte. C’est de la manipulation puisque les gens n’en ont pas conscience, et qu’ils vont produire des comportements dont ils n’ont pas conscience ou un changement d’attitude. Pour cela il ne faut pas qu’il y ait de justification externe car cela ne provoquerait pas de modification sur le plan cognitif.

Distorsions : dus aux schémas erronés qui s’imposent : L'inférence arbitraire : erreur logique qui consiste à tirer une conclusion sans preuve. L'abstraction sélective : consiste à se centrer dans un détail hors du contexte. La surgénéralisation : un incident négatif est étendu à toutes les situations possibles. La maximalisation - minimalisation : attribution d’une plus grande valeur au fait négatif, et de la plus petite au fait positif. La personnalisation : surestimation des relations entre les événements défavorables et l’individu. Il s’attribuera la responsabilité des faits négatifs et pas des faits positifs.

Distracteur : réponse plausible mais fausse.

Distribution : faire correspondre à chaque modalité de la variable un effectif. La forme de la distribution peut être parfaitement symétrique (asymétrie nulle), négative (venant de gauche) et positive (venant de droite).

Distribution bimodale : il y a deux modes.

Distribution bi-variée : chaque sujet est le support de 2 observations.

Distribution d’échantillonnage d’une statistique : distribution des valeurs obtenues pour cette statistique sur un échantillonnage répété.

Distribution normale/gaussienne : distribution parfaitement symétrique autour d’une valeur unique, qui est à la fois le mode, la médiane et la moyenne.

Distribution normale centrée, réduite : moyenne = 0, écart-type = 1, et n = 1.

Distribution plate : parfaitement symétrique, moyenne et médiane confondues (car axe de symétrie), pas de mode.

Distribution uni-modale : un seul mode. Et la moyenne correspond à la médiane.

Divergence acteur/observateur : nous ne réagissions pas de la même façon quand nous sommes acteur (quand on explique nos propres actions ou celles où nous avons à faire) que lorsque nous sommes observateurs. Les attributions des acteurs sont externes et celles des observateurs sont internes.

Doctrine isomorphiste : correspondance formelle entre deux systèmes, deux univers (ou plusieurs).

Domination : autorité sans contexte.

Donnée brute : donnée recueillie, non transformée.

Double contrainte ou communication paradoxale : communication où les codes utilisés sont contradictoires.

Double dynamique cérébral : celle, non linéaire, des noyaux dynamiques impliqués, et celle, linéaire, de certaines étincelles sensorimotrices contingentes.

Double objectivation : dedans il y a l’objet, c’est faire de l’autre un objet, et non comme un sujet. 1ère objectivation : On ne reçoit plus une personne (malade) mais on reçoit une maladie, le malade est réduit au silence, il est objet et plus sujet. On accueille la maladie, pas le malade. 2ième objectivation : le médecin lui-même, il se traite comme sujet.

Double tâche : comparaison entre une tâche effectuée seule ou avec une autre.

Drogue psychoactive : substance qui a pour effet de modifier le comportement, le champ de conscience ou l'humeur (ex : alcool, drogues etc...).

DSM (diagnostic and statistical manual of menthal disorders) : va être mis en place, élaboré par l’American psychatric association (APA) mis à jour régulièrement. Grand livre dans lequel les désordres mentaux (on ne parle pas de maladie, désordre implique qu’il y a un ordre) sont compris comme des signes, des manifestations coupées de toute dimension fonctionnelle ou dynamique, de toute dimension subjective (pas de psychanalyse). Ce qui est important sont les critères objectifs et descriptifs. Il s’agit de décrire ce qui se donne à voir dans l’ici et le maintenant. Les symptômes pris dans leur manifestation extérieur ne sont pas compris comme ayant une valeur fonctionnelle, à quoi ça sert, ni ayant une valeur de solution pour les patients. Le symptôme n’a pas d’utilité pour le sujet, n’a pas non plus de fonction dynamique (un symptôme peut être pris comme mobilisant un certain nombre d’énergies/ressources psychiques). Il pousse donc le clinicien à se limiter à ce qu’il voit, éventuellement à ce que le patient peut dire de son trouble. Mais il n’y a pas de prise en compte de ce qui vient, de l’implication du clinicien. Les troubles sont classifié très distinctement les uns des autres, et donc comme il se veut a-théorique, le DSM ne pose pas de théorie globale du fonctionnement psychique. Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux. Manuel publié par l’American Psychiatric Association, et destiné à établir des critères diagnostiques. Référence d’une grande partie de la psychiatrie.

DSM-IV (dsm4) : système de classification des maladies mentales développé par l'American Psychiatric Association : "Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders" (Manuel diagnostique et statistique des maladies mentales). Un certains nombre de symptômes doivent être vérifiés pour que le diagnostic s'applique à une maladie mentale.

Durée : il faut savoir combien de temps il faut, globalement, pour obtenir ce dont on a besoin pour l’entretien. En fonction du sujet de l’entretien, la durée va varier.

Dynamique sociale : il est possible que les membres soient affectés par des processus d'influence sociale : ils peuvent être gênés d'exprimer leurs idées les plus originales ou farfelues en groupe.

Dyscalculie : difficultés d’apprentissage et de compréhension des mathématiques, s’apparente à la dyslexie.

Dyschromatopsie : elle est faite des troubles de la perception de la couleur.

Dysgraphie : perturbation dans l'apprentissage de l'écriture chez des enfants d'intelligence pourtant normale, difficultés à accomplir des gestes graphiques.

Dyshartie : élocution difficile.

Dyskinésie : trouble de la fonction motrice.

Dyslexie : perturbation dans le mécanisme de la lecture. Au niveau de la lecture, lorsqu'on enregistre le mouvement des yeux, on se rend compte que ces personnes comptent beaucoup de saccades régressives, c’est-à-dire qu'ils vont lire et quand ils ne comprennent pas ils reviennent plusieurs fois dessus, et donc mettront beaucoup plus de temps pour lire. La dyslexie est un trouble d’apprentissage spécifique qui est causé par un désordre neurologique. Elle se caractérise par des difficultés au chapitre de la reconnaissance de mots (exactitude et / ou fluidité), des difficultés orthographiques et de décodage. Ces difficultés sont le résultat d’un déficit d’une composante phonologique du langage fréquemment, inattendu étant donné les habiletés cognitives et les méthodes d’enseignement appropriées appliquées en classe. Les conséquences secondaires peuvent inclurent une difficulté de compréhension de lecture et une faiblesse au niveau de la richesse de vocabulaire et de certaines connaissances qui sont directement attribuables à un manque d’exposition à la lecture.

Dysmorphophobie : quand on voit un corps déformé.

Dysorthographie : trouble d'apprentissage caractérisé par un défaut d'assimilation important et durable des règles orthographiques (altération de l'écriture spontanée ou de l'écriture sous dictée).

Dysphasie : trouble central lié à la communication verbale. Elle peut cibler plus particulièrement l'expression (dysphasie expressive), la compréhension (dysphasie de réception) ou les deux à la fois (dysphasie mixte).

Dysthymie : mélancolie atténuée.



28/10/2012
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