Cours de psychologie

Cognition et apprentissage (suite 2)

12. Le conditionnement opérant (résumé) :

 

Associe des comportements avec leurs conséquences (variation de l’environnement, variations par rapport aux individus, attendues, qui arrivent ou pas) : 

  - L’individu est un opérateur de son comportement (il est actif).

  - Permet de répéter des comportements ayant abouti à des résultats bénéfiques.

  - Permet d’éviter des comportements apportant des désagréments (résultats contextuels).

Ex de comportements opérants et de leurs renforcements/ punitions :

Comportements de l’individu                                         renforcements / punitions

- Travaille                                                                            est payé

- Est en retard                                                                      est puni?

- Va au restaurant                                                                mange

- S’habille à la mode                                                             plait

 

13. Applications du conditionnement opérant :

 

A l’école :

  - Skinner souhaitait améliorer le système éducatif.

          + Un enseignant apprend au même rythme à des étudiants ayant des rythmes différents.

          + L’enseignement peut difficilement maîtriser le mode de renforcement auquel il a recourt.

  - Skinner proposait l’utilisation de machines à enseigner (ordi today) permettant à chaque élève d’apprendre à son rythme.

  - Il adapte l’environnement de l’enfant à son propre fonctionnement.

  - Éviter la sur-gratification: plus de récompense = abandon du comportement.

  - Les ordis permettent de délivrer des renforcements immédiats et adaptés à chaque élève (mieux qu’un seul enseignant).

  - Efficacité des jeux sur ordi.

 

Au travail :

  - Expérience de Pedalino et Gamboa (1974) :

  - Pour réduire les retards des employés au travail : système de jeu pour ceux arrivant à l’heure :

               + Ceux à l’heure pouvaient tirer une carte.

               + Après 5 jours de travail, les employés ont une main complète de poker.

               + La meilleure main gagne 20 euros.

→ Ici, ce n’est pas système de punition mais de récompense (qui marche mieux en plus).

 

Résultats :

  - Réduction des retards au travail.

  - Effets potentiels négatifs d’une mauvaise punition : Dépression acquise possible.

  - Une bonne façon de punir ? Le renforcement :

          + Louanges publique, critiques privées.

          + Description précise du comportement à éviter.

          + Mettre en R/t (en rapport les coûts et bénéfices des changements).

          + Développe un comportement alternatif.

 

14. Application du conditionnement opérant : la publicité :

 

Les publicitaires utilisent le modelage (façonnage) pour inciter les consommateurs à s’engager dans des comportements d’achat plus contraignants :

  - On nous propose un nouveau produit est vendu en promotion avec échantillon gratuit.

  - Le comportement opérant demande peu d’efforts et la récompense est élevée (Rapport effort/prix).

  - Progressivement le prix augmente sans échantillons (augmentation du prix, diminution des échantillons gratuits).

  - Le conditionnement opérant demande de plus en plus d’efforts et la récompense diminue (rapport effort/prix diminue).

→ Mode à passage progressif.

 

15. Comment bien vendre : Les Scripts :

 

Les scripts sont des représentations de connaissances en mémoire et de connaissances de comportement, notamment de séquences comportementales apprises par conditionnement opérant : représentation de connaissances comportementales.

Ex : le restaurant : réserver une table - s’y rendre - attendre sa place - commander un apéritif - consulter la carte – commander - prendre un dessert, un café - payer et laisser un pourboire.

→ Tous ces comportements ne sont pas identiques pour tout le monde.

Le publicitaire veut que l’on applique ces scripts sur des produits bien précis, plutôt que d’apprendre de nouveaux comportements.

 

Avoir son produit dans le script des consommateurs :

  - Vérifier le kilométrage : si plus de 10000km :

           +  Aller au garage de la pub (simple) ou rechercher dans les pages jaunes pour un garage (compliqué).

           + Demander une vidange, quand on vous demande quel type d’huile : prendre une huile d’une publicité ou comparer les types d’huile.

→ Le but des publicitaires est de nous orienter vers le script qui comporte sa marque.

Le choix dépendra de votre motivation à faire des économies, à calculer le meilleur rapport qualité/prix, de votre temps, etc. …

 

Pour que le script fonctionne :

  - Inciter à la prise de décision impulsive (achat impulsif) en diminuant :

          + La motivation à calculer le meilleur choix.

          +  L’attention portée aux différents produits (musique à volume élevé (la musique peut jouer sur l’induction émotionnelle, qui peut jouer sur l’humeur). Ca a un effet d’interférence émotionnelle qui privilégie les comportements automatiques.

  - Les critères incitant à ne pas acheter (achat planifié) sont moins examinés.

  - Le produit le plus conditionné l’emporte (achat impulsif induit par la pub, celui que l’on nous a conditionné via la publicité).

 

16. Le renforcement chez l’homme :

 

Le renforcement peut être décalé dans le temps après le comportement opérant (chez l’animal il y a un délai de quelques secondes). Pour deux raisons :

  - Lorsqu’on met en œuvre un comportement opérant, on se le représente mentalement.

  - Lorsqu’on dit à un enfant que sa phrase est bien faite, on fait du renforcement, mais cette récompense peut arriver un peu plus tard, et maintenir un effet de renforcement.

Ex : je donne à manger au chien, il saute, je lui donne → je renforce.

       Il s’assoit → je renforce le fait qu’il s’assoit en lui donnant à manger.

 

Condition pour qu’il y ait renforcement : il faut que la représentation mentale du comportement soit active au moment où on reçoit la récompense. C’est une association entre la récompense et la représentation mentale de la récompense et non entre la récompense et le comportement en lui-même.

 

Capacité de la MCT (on peut présenter plusieurs S en même temps), mais aussi une capacité de rappel MLT : MCT elle va avoir un effet sur les Co que je viens d’avoir mais aussi réactiver des Co plus anciens.

Par le langage on peut réactiver une représentation et donc on peut renforcer un comportement avec une récompense qui arrive très tardivement.

Ex : bonne note à un examen → récompense à tous mes comportements de révision.

(Comportements ayant eu lieu longtemps avant la récompense, au moment où je reçois une récompense).

 

Cognition complexe : quand on apprend à faire des multiplications, le comportement visible que produit un enfant est la réponse qui fait suite à une série d’opérations mentales complexes. Si on le récompense en lui disant bravo, on ne récompense pas seulement le comportement, mais aussi la suite d’opérations mentales « non visibles ». Cela permet l’apprentissage de comportements complexes comme le raisonnement, etc…

Des processus cognitifs complexes sont à l’œuvre pendant le conditionnement.

Représentation des stimuli, comportements, et possibilité de les observer chez autrui.

Rôle du raisonnement interne :

  - Skinner voulait décrire les comportements en termes de conditionnement simple.

  - En fait le conditionnement est à la base de l’apprentissage cognitif (raisonnement peut être appris par conditionnement opérant).

 

 

VI. Apprentissage neuronal et apprentissage génétique.

 

 

Skinner - Pavlov - Bandura :

 

Influence :

  - De l’environnement (ex : l’apprentissage de l’environnement).

  - Des caractéristiques innées de l’individu.

  - De l’interaction entre les 2 :

           + Par renforcement.

           + Par observation : conditionnement vicariant (observation) + cognition acquise initialement par conditionnement.

Quand je vais faire ce comportement, je vais avoir soit punition, soit récompense.

Toutes ces formes d’apprentissage peuvent être synthétisées par apprentissage neuronal.

Sont associées les représentations mentales des stimuli.

Les neurosciences cognitives veulent définir la psychologie au niveau du cerveau.

Le fonctionnement du cerveau lors de l’apprentissage est mal connu chez l’humain. Via l’imagerie cérébrale on voit, mais on ne connaît pas l’activité des neurones individuels.

 

Chimpanzés bonobos « Kandsi » :

 

Les singes ont un cerveau plus développé qu’on ne le pensait, donc on pratique des expériences sur eux.

Les biologistes peuvent enregistrer l’activité des neurones quand ils sont en train d’apprendre, pour faire le lien avec l’apprentissage et l’apprentissage neuronal.

Pour qu’il y’ait apprentissage Pavlovien, il faut que le SI qui déclenche SC.

Compétences cognitives élaborées.

Propriétés élémentaires nous permettant d’apprendre.

 

1. Apprentissage des évènements et comportements nouveaux :

 

Le système cognitif doit pouvoir attribuer une valence affective (positive ou négative) aux évènements inconnus non codés génétiquement.

Chaque évènements est susceptible d’être significatif pour un individu : sa valence doit être apprise (elle n’est pas donnée à la naissance, tel que les S neutres, ils vont avoir une valence en fonction de l’apprentissage).

Nécessité l’apprentissage de la valence des évènements : attribution de valence à de nouveaux évènements.

Acquisition des comportements en fonction des valences des stimuli (renforcement/ punition).

→ Interdépendance de l’Apprentissage Pavlovien et l’Apprentissage Skinnérien en fonction de l’acquisition de la valence des S.

 

Comment fonctionne le système qui apprend ?

Comment les valences des renforceurs primaires sont-elles apprises?

→ Cerveau génétiquement câblé pour relier ces stimuli à des comportements.

Comment les valences des renforceurs secondaires sont-elles apprises?

Comment les comportements sont-ils appris?

→Nos gènes connectent les neurones suivant certains circuits dont le nouveau-né dispose à la naissance.

Ex : un bébé tète plus facilement quand il sent l’odeur du liquide amniotique.

 

2. L’apprentissage génétique par sélection naturelle : R1 et CO1 :

 

A la naissance, le cerveau n’est pas un amalgame de neurones non organisés.

Il va y avoir le développement de comportements instinctifs.

Ex : l’instinct du saumon : adaptation darwinienne d’un comportement [mutation-sélection] le fait de remonter ne s’apprend pas ! C’est instinctif, pour se faire, ça doit être pré-câblé, avant la naissance [câblages dans le cerveau codés par des gènes].

C’est une adaptation de l’espèce. C’est une acquisition/apprentissage qui se fait à chaque génération. Pour être acquis, il faut plusieurs générations.

Comportements instinctifs génétiques et rigides (ne peuvent pas être modifiés par l’individu).

S inconditionnels : innés qui déclenchent des comportements inconditionnés.

Ces C instinctifs n’ont pas besoin d’être appris, cependant, ces comportements sont très simples. Il gère des SI en très petit nombre.

Efficace pour des environnements simples et changent lentement (plus lentement que la génération) sinon, disparition de l’espèce car inadaptée (l’environnement change plus vite que ces comportements).

De génération en génération, se perpétue les mêmes évènements.

Cet apprentissage génétique, permet de reconnaitre des S.

 

3. Reconnaissance des valences des évènements et facteurs génétiques :

 

Les stimuli primaires sont reconnus de façon innée.

L’apprentissage est fait par l’espèce et codé au niveau des gènes.

L’acquisition par sélection naturelle (génétique) des Valences innées des Renforceurs Primaires.

La sélection naturelle conserve les mutations codant pour les architectures neuronales permettant (les comportements) les mieux adaptées.

Dans ces architectures, celles qui permettent les comportements assurant la meilleure survie sont conservés.

Ces réseaux de neurones, sont sujets à la sélection naturelle (mutation).

L’inné n’a pas besoin d’être ?

Ce sont elles (les valences) qui permettent les comportements assurant la meilleure survie.

 

a. Garcia et Koelling (1966) :

 

Des rats boivent de l’eau aromatisée dans des tubes faisant la lumière et des bruits quand l’animal boit…

  - Groupe 1 : chocs électriques aux pattes 2secondes après avoir bu.

  - Groupe 2 : exposés à des rayons X (les rendant malades) tandis qu’ils boivent.

Plus tard les rats ont le choix entre des tubes lumineux-sonores et d’autres non lumineux-non sonores, ils ont le choix entre de l’eau aromatisée et de l’eau normale.

Résultats :

  - Groupe 1 (chocs électriques) : évite tubes lumineux-sonores.

  - Groupe 2 (malades) : évite uniquement l’eau aromatisée (alors que pour les deux groupes l’eau est la même, c’est la punition qui est différente).

Conclusion :

  - Il existe chez de nombreuses espèces, des prédispositions génétiques pour associer la maladie avec l’alimentation, donc le gout, plutôt qu’avec des sons ou images.

Ex : si on mange un aliment qui nous rend malade, on ne voudra plus en manger. Il suffit que l’on soit malade une fois pour ne plus vouloir de cet aliment.

Prédisposition génétique : les organismes sont préparés à développer certaines associations conditionnées.

  - Il n’y a pas de préapprentissage mais c’est une prédisposition génétique.

  - C’est l’association « gout → état nauséeux » qui l’emporte, plutôt que la vision des tubes lumineux ou même sonores.

 

b. Facteurs génétiques dans l’apprentissage :

 

Glissement instinctif : tendance des animaux à revenir à des comportements instinctifs lorsque ceux qui sont appris interfèrent avec l’instinct.

Prédisposition : tendance à privilégier certains S par rapport à d’autres (R1 génétiques) et à apprendre certains comportements plutôt que d’autres (les instincts).

 

4. Instinct et apprentissage :

 

Instinct (saumon) : apprentissage génétique.

Instinct et apprentissage (aplysie) : apprentissage neuronal/synaptique des variations d’intensité des stimuli (repose sur les synapses).

Ces instincts sont sujets à des modulations possibles. Ces comportements ne vont pas changer (il ne peut pas en apprendre de nouveaux), mais il peut apprendre à moduler ces comportements en fonction de l’intensité des stimuli.

Apprentissage (dont l’homme) :

  - Apprentissage de nouveaux stimuli et comportements (permet adaptation à notre environnement).

  - Adaptation à l’environnement changeant, à de nouveaux stimuli.

 

Apprentissage neuronal : Cas simples des proto-réseaux :

  - Au moins deux neurones reliés par une synapse.

  - Possibilité d’analyser les modalités de variation du poids synaptique en fonction des activités neuronales (fonctionnement du réseau).

  - Mise en évidence des bases de l’apprentissage neuronal en fonction des processus mis en œuvre et de leur valeur adaptative.

 

a. Donald Hebb (1946) :

 

Ses travaux visaient à démontrer l’hypothèse sur l’apprentissage neuronal.

A formulé l’idée d’un groupe de neurones associés entre eux pour chaque représentation mentale. Représentation mentale = un groupe de neurones.

 

 

 

b. Eric Kandel :

 

Il s’est penché sur l’aplysie (la limace de mer). Régulation des CO1 en fonction des R1.

L’aplysie a peu de neurones mais ils sont gros, et directement liés aux neurones moteurs. Lien direct entre neurone sensoriel et neurone moteur.

Il n’y a qu’une étape synaptique entre les deux neurones.

 

 

La capacité d’apprentissage dépend de la synapse qui varie.

Le neurone sensoriel est activé par un récepteur sensible à un renforceur primaire. Il active un motoneurone qui déclenche un comportement simple (ici, il déclenche la membrane qui protège les branchies).

 

c. Résumé :

 

L’apprentissage synaptique sous-tend et permet l’apprentissage cognitif : association par variation des poids synaptiques.

Le poids synaptique varie localement : proportionnellement aux activations des 2 neurones afférent et efférent à la synapse.

 

Son idée est qu’il y a des :

   - Une fois les concepts appris, associations entre concepts différents (MLT).

   - Activation entre concepts une fois association faite (MCT) : activation entre neurones.

 

5. Apprentissage par habituation et par sensibilisation :

 

Diminution/augmentation de la réponse comportementale à un stimulus (protège ses branchies au jet d’eau chez l’aplysie).

La répétition d’une même stimulation si elle est de faible intensité, entraine la diminution de la réponse comportementale.

Cela permet de ne pas réagir de manière inutile au milieu, à des stimulations sans importance.

La répétition d’un stimulus trop intense induit progressivement une augmentation de la réponse comportementale : une sensibilisation au fur et à mesure que l’intensité du stimulus augmente.

 

 

a. Apprentissage par habituation :

 

Quand un S génère de moins en moins de réponse comportementale.

Le neurone sensoriel est activé par le toucher léger des branchies. Le neurone moteur agit alors en contrôlant le manteau protecteur.

Lorsque le stimulus est répétée (quelques dizaines de fois faiblement), la réponse de l’animal devient de plus en plus faible, jusqu’à une absence de réaction au stimulus sensoriel.

Le neurone moteur diminue progressivement sa réponse (= habituation, comme si l’individu s’habitue au S).

Lorsque la S est répétée, la réponse de l’animal devient plus faible, jusqu’à l’absence de réaction au toucher.

Adaptation aux S faibles non nocifs qui doivent être ignorés.

Lien entre habituation comportement et dépression du poids de la synapse.

 

b. Apprentissage par sensibilisation :

 

 

Le neurone sensoriel est activé par un courant d’eau violent qui risque d’endommager les branchies. Le neurone moteur agit alors en déployant son manteau.

Lorsque la stimulation est assez forte et répétée (quelque dizaine de fois), la réponse de l’animal devient de plus en plus forte, jusqu’à une réponse motrice maximale.

Le neurone moteur augmente progressivement sa réponse (= sensibilisation).

 

 

Lorsque la stimulation est forte et répétée, la réponse de l’animal devient plus forte et systématique.

Adaptation aux S forts potentiellement nocifs qui doivent engendrer des réponses comportementales amples et rapides.

→ Apprentissage plus rapide car le truc des synapses se fait mieux.

L’activité des neurones est déterminée par les S, elle modifie l’appréciation ou la dépréciation des synapses.

C’est le point de départ des neurosciences cognitives.

 

c. Résumé :

 

L’animal n’apprend pas un nouveau stimulus, ni un nouveau comportement, il module uniquement son comportement instinctif par habituation et sensibilisation.

→ L’idée est qu’un stimulus faible va déclencher une réaction forte (protection des branchies). En répétant le stimulus plusieurs fois, Kandel constate que l’animal ne protège plus ses branchies au bout de quelques répétitions. Il y a habituation, l’activation pré-synaptique (neurone sensoriel) reste la même, mais la potentialisation de la synapse diminue. Elle ne va plus transmettre le message au neurone suivant (neurone moteur, responsable de la réponse comportementale), donc l’animal est habitué.

→ Kandel restimule les branchies de l’animal avec un stimulus plus violent. Il y a une activation forte du neurone pré-synaptique.
Une partie de l’activation franchit la synapse, ce qui va réactiver le neurone moteur. Il y a une coactivation forte des deux neurones qui contribue à augmenter le poids de la synapse.

 

d. Adaptation aux intensités des évènements perçus :

 

Ce système est limité à un très petit nombre de renforceurs primaires et à des comportements élémentaires (approche – évitement, attaque - protection, etc.).

L’apprentissage se limite à une adaptation à l’intensité des stimuli. L’apprentissage correspond souvent à une variation de la potentialisation des synapses.

Impossibilité de s’adapter à de nouveaux stimuli.

 

6. Poids synaptique :

 

a. Association par variation des poids synaptiques :

 

Le poids synaptique varie localement, il a une fonction locale (transmettre un message d’un neurone pré-synaptique à un neurone post-synaptique). Le poids de la synapse va changer proportionnellement aux activations des deux neurones affèrent et efférent à la synapse.

Potentialisation à long terme (PLT) : accroissement durable de la force synaptique.

Dépression à long terme (DLT) : diminution à long terme de la force synaptique.

 

b. Règle de Hebb : 3 modalités de la modification du poids d’une synapse :

 

Deux neurones reliés par une synapse peuvent soit :

  - Etre activés tous les deux ensembles : Si les 2 neurones codent un même concept :

         + Ils sont activés en même temps, non seulement ils réagissent ensemble, mais ils sont aussi fortement associés ensemble (ils vont s’activer entre eux, et même à la disparition du stimulus ils continuent à s’associer entre eux).

         + Le poids synaptique augmente, PLT maximal.

         + Il peut y avoir PLT intermédiaire entre deux concepts différents mais associés.

         + Ex : le chien de Pavlov. Le son et la nourriture, quand ils sont proches ils activent les deux groupes de neurones. Ils vont être associés. C’est non maximal car l’association est plus faible entre deux concepts que dans un concept même.

→ Donc, les lois de Pavlov sont en fait dues aux synapses.

  - Seulement un est actif : Si les 2 neurones codent 2 concepts non associés :

         + Un seul est activé à un instant donné.

         + Le poids synaptique diminue, la synapse dépresse. (Sous-tend les mécanismes d’extinction).

  - Les deux sont inactifs : si aucun des neurones n’est activé, le poids synaptique reste stable (pour que les neurones ne se dissocient pas), elle n’a aucune information pour savoir comment faire varier son poids. Les synapses qui ne sont jamais sollicitées, dépressent lentement. Il y a une sorte d’oubli très lent.

(Montre que stratégie d’évitement ne fonctionne pas, confronter le patient au stimulus anxiogène).

 

- Pas d’activité → pas de changement.

- Activité forte → coactivité.

- Coactivité faible → dépréciation de la synapse.

→ Cette règle gère la potentialité des synapses.

 

c. Activation :

 

La potentialisation est plus faible entre concepts que dans un concept.

Réseau sémantique : réseau qui relie des concepts en MLT. Génère un réseau complexe.

Les poids synaptiques sont en MLT. Les valeurs de poids synaptiques évoluent très lentement dans le cortex.

Détermination de notre connaissance en MLT.

MdT pour l’activation des neurones et MLT pour association.

Activation perceptive : percevoir un stimulus, se le représenter.

Quand activité de neurones, il y a potentialisation des synapses.

Propagation d’activation : l’activité se propage d’un neurone à l’autre.

+ Ici, neurone A activé → synapse potentialise → B s’active en MdT. Mémoire de travail parce qu’un concept est activé par d’autres concepts.

+ A active B qui active E…

Mais si tout est activé, on ne dissocie plus, donc il y a des régulateurs pour contenir la propagation.

 

 

Hebb dit que si A est actif, un autre non. Mais lors d’un stress, un stimulus anxiogène active une réponse. Pavlov a montré que si le stimulus anxiogène est montre seul et souvent, il finit par faire baisser la réponse de stress. C’est le mécanisme de désensibilisation. Et on remplace la réponse de stress par une autre réponse.

+ Ici, si B’ est répété plus fortement, A finit par activé B’ et la réponse B diminue. Ceci à l’échelle de quelques mois.

+ B et B’ ne sont pas compatibles, ils ne peuvent pas être activés ensemble.

 

 

La sensibilisation : consiste à stimuler fortement le neurone pré synaptique qui transmet une partie de l’activité au neurone moteur → neurone pré : fortement actif, neurone post moins actif → coactivité moyennement forte entre les deux  neurones.

 

7. Apprentissage neuronal :

 

a. Apprentissage neuronal et conditionnement :

 

Le conditionnement repose sur :

   - L’association entre des événements et comportements : CO – SC – SI – RC – Renforceur (récompense).

   - L’activation entre les concepts correspondants.

Ces représentations mentales sont associées, via la règle de Hebb, aux comportements. Car les neurones codant les SC ont été associés à ceux codant les SI.

Dans le cas d’une réponse phobique, le neurone codant le stimulus va activer la réponse de stress. Pour diminuer cette réponse phobique il faut dépresser la synapse entre les deux neurones.

Propriétés fondamentales de synapses sous-tendent énormément de comportements. Ce qui détermine notre psychologie n’est pas la propriété des synapses, mais le type de réponse que nous donnons.

 

 

Donc, l’association entre deux concepts potentialise, mais si en plus il y a récompense, ça va plus vite, ça amplifie la potentialisation.

L’apprentissage est maximal lorsqu’il y a un renforceur.

L’apprentissage est dépend de la récompense.

Glutamate : transmetteur le plus important pour le fonctionnement normal du cerveau.

 

 

b. Les processus cognitifs/neuronaux :

 

Les processus cognitifs sont à la base des différentes formes d’apprentissage :

  - Conditionnement répondant.

  - Conditionnement opérant.

  - Apprentissage par imitation.

Compréhension unifiée au niveau de la structure neurone sous-jacente.

 

Un neurone n’a pas de MLT.

Le codage fréquentiel dépend de PA.

 

 

Mais un neurone n’est pas seul, c’est un groupe de neurones. Donc, quand on perçoit un stimulus, un neurone s’active, ce qui signifie que tous les neurones de son groupe s’activent. Un neurone a sa propre information, mais il reçoit également les informations des autres neurones de son groupe. Les neurones sont maintenus en activité après le départ du stimulus = activité réverbérante.

→ Le biologique fait tout, mais il est conditionné par le comportement.

 

Les synapses ont deux rôles fondamentaux :

   - Associer des neurones entre eux.

   - Transmission d’activations entre les neurones.

(Les synapses jouent le rôle du laissez passer ou du fermé).

→ Double rôle : maintenir l’association en MLT et permettre l’activation en MdT.

 

Activation perceptive : la perception entraine l’activation des neurones sensoriels. Cette activation parvient aux neurones codant les concepts.

Via la perception → S, on aboutit au concept de S.

Certains objets sont plus corrélés entre eux.
Activation associative : les neurones activés codant un concept peuvent être associés à des neurones codant un autre concept. L’activation peut se propager via les associations.

 

 

c. Apprentissage neuronal des représentations conceptuelles :

 

Les neurones doivent encoder les concepts et leurs associations pour permettre leurs activations mutuelles.

Donc, codent le concept et activent ce concept.

 

Dans le temporal médian, il y a catégorisation des neurones. Une carte qui donne certains neurones pour tel concept, d’autres neurones pour d’autres concepts = catégorie sémantique perceptive.

Dans le temporal inférieur et dans le frontal, il y a des réseaux. Tous les neurones sont mélangés spatialement mais de fonctions différentes. Ils s’activent spécifiquement.

Mode d’apprentissage sous-jacent au conditionnement pavlovien et opérant.

 

Dans les noyaux amygdaliens, il y a des valences positives et négatives. Il y a des neurones pour déterminer les valences entre associations de groupes. Donc poids synaptique différent selon la valence de l’association.

 



11/01/2013
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