Cours de psychologie

Cognition et apprentissage

Cognition et Apprentissage

 

 

Théories de l’Apprentissage (Fondamentaux – CM) :

- Chapitre 8 Apprentissage – « Psychologie » (Myers).

- Chapitre 4 Apprentissage – « Psychologie cognitive » (Roulin).

Thérapie Cognitives et Comportementales :

- www.afforthecc.org ; www.aftcc.org .

- Van Rillaer (2005) Le livre noir de la psychanalyse, Vivre, penser et aller mieux sans Freud.

- Cottraux (2006) Les thérapies cognitives : Comment agir sur nos pensées.

- Cottraux (1999) Les thérapies comportementales et cognitives.

Rapport INSERM

www.tcc-bretagne.fr/index.php?rubrique=ressources#

www.inserm.fr/.../26fevrier2004_psychotherapies_trois_approches.pdf

 

 

I. Introduction.

 

 

La capacité d’attribuer une signification à ce qu’on fait est possible grâce à l’apprentissage.

Apprendre consiste à modifier les comportements, capacités et attitudes en organisant les connaissances en mémoire (l’individu interagit avec son environnement dans lequel il va mettre en œuvre des comportements). On voit donc ses effets dans les comportements, mais on voit ces modifications car il a organisé les connaissances.
L’apprentissage doit structurer le comportement cognitif.

Apprendre est le fondement de la Psychologie → sans apprentissage, on va mettre en place des comportements innés.

Nos comportements, troubles, symptômes, vont être conditionnés par ce qu’on a appris.

→ Les mécanismes fondamentaux d’apprentissage, sous-tendent tous les types d’apprentissage. L’apprentissage permet l’adaptation des comportements.

 

A l’interface entre les connaissances acquises en mémoire, les propriétés innées du système cognitif (les connaissances acquises vont influencer) et l’ensemble des processus cognitifs.

Théories qui puissent s’appliquer de manière universelle.

Mettre en œuvre des comportements complexes dans des situations complexes.

Sans apprentissage pas de psychologie.

 

Importance de l’apprentissage et des connaissances :

→ Cela a des conséquences sur :

   - Psychothérapies (TCC).

   - Oubli et faux souvenirs (l’apprentissage ne permet pas uniquement d’avoir de nouvelles connaissances mais également s’appuie sur d’anciennes connaissances).

   - Sensibilité à l’influence, influence et manipulation (message construit pour nous influencer).

   - Adaptation des compétences à l’environnement.

 

Pour qu’il y ait un apprentissage chez un Homme il faut que son système cognitif soit capable d’apprendre, souvent dicté par les gênes.

→ Dimension individuelle mais pas que !

 

Plan du cours :

                1 : Apprentissage par observation :

                               - latent,

                               - vicariant (Bandura),

                2 : Psychothérapies et réapprentissage,

                3 : Apprentissage par conditionnement répondant (Pavlov),

                4 : Apprentissage par conditionnement opérant (Skinner).

                5 : Apprentissage génétique et apprentissage neuronal.

 

 

II. Apprentissage cognitif par observation.

 

 

S’applique à de multiples situations d’apprentissage :

  - Mémorisation de l’environnement.

  - Apprentissage de comportements.

  - Imitation sociale.

Souvent quand on pense à apprendre, on pense à apprendre des choses. Mais ce n’est pas uniquement cela. C’est aussi l’apprentissage des comportements, de ce que l’on peut faire dans l’environnement quand lequel on évolue.

Effet sur des processus cognitifs complexes de raisonnement, de traitement, de règles (ex : syntaxes, langues).

 

Met en œuvre des mécanismes de conditionnement :

  - Comportement opérant : implique un individu qui a un comportement qui modifie l’environnement. Acquisition de comportements rendue possible par les relations existant entre les stimulations du milieu et les réactions de l’organisme. Les principes du conditionnement opérant décrivent les relations entre le comportement et les conditions environnementales qui influencent le comportement.

  - Renforcement : lié au fait de donner une récompense à un individu et de ne pas donner de punition ; par des SI (stimuli inconditionnels) et SC (stimuli conditionnels). Procédé qui augmente la probabilité qu’un comportement soit répété.

 

L'apprentissage pavlovien compte cinq variables :

  - La première est le stimulus neutre (SN), stimulus qui ne déclenche, de prime abord, aucun réflexe, aucune réponse ou qui ne déclenche pas la réponse souhaitée.

  - La deuxième est le stimulus inconditionnel (SI) (ou stimulus inconditionné), un stimulus qui déclenche une réponse (inconditionnelle) de manière réflexe, sans apprentissage nécessaire.

  - La troisième est la réponse inconditionnelle (RI) (ou réponse inconditionnée), réponse déclenchée par un stimulus (inconditionnel) de manière réflexe, sans apprentissage nécessaire. Elle peut se manifester sous forme d’émotion ou de réflexe.

  - Après le conditionnement, la quatrième variante est le stimulus conditionnel (SC) (ou stimulus conditionné), un stimulus initialement neutre qui finit par déclencher une réponse conditionnelle (RC) lorsqu'il a été associé à un stimulus inconditionnel (SI).

  - La cinquième et dernière variante est la réponse conditionnelle (ou réponse conditionnée), une réponse déclenchée par un stimulus conditionnel lorsqu'il a été associé à un stimulus inconditionnel (ainsi donc que la réponse inconditionnelle). Ainsi il change les perceptions.

 

2 types d’apprentissages cognitifs par observation :

     - Latent : effets non immédiats mais dans le temps.

     - Vicariant : sous condition/imitation.

 

1. Apprentissage Latent :

 

On dissocie 2 phases : apprentissage et comment on apprend.

 

Tolman & Honzik (1930).

3 groupes de rats apprennent à trouver la sortie d’un labyrinthe (avec ou sans comportement opérant), à avoir une récompense quand le point est atteint.

Groupe 1 : renforcement à chaque réussite pendant 10 jours (nourriture à la sortie).

Groupe 2 : jamais de renforcement (pas de nourriture).

Groupe 3 : renforcement à partir du 11ième jour seulement (pas de nourriture les 10 premiers jours). Contrairement aux autres, ils explorent le labyrinthe de façon passive (ils sont dans une petite cage que l’expérimentateur déplace). Ils n’ont également aucune récompense pendant les dix premiers jours.

On va mesurer les erreurs commises par ces trois groupes avant de trouver la sortie.

Au 12ième jour, les 3 groupes sont chronométrés pour trouver la sortie. Qui est le plus rapide ?

 

 

Après 3 jours d’apprentissage, quel est le groupe le plus rapide et qui fait le moins d’erreurs ?

- C’est le groupe 1 le plus efficace.

- Le groupe 3 n’est pas performant jusqu’au jour 11, puis en 4 jours il atteint les performances du groupe 1. Cela montre qu’il y a un apprentissage présent mais invisible dans le groupe 3, et qui devient visible à partir du moment où on lui donne une récompense. Il y a un apprentissage latent.

→ Durant la 1ère phase (avant le 12ième jour), il y a un apprentissage mais il ne se reflète pas dans le comportement car il n’est pas récompensé. Par contre dès qu’il est récompensé l’apprentissage se révèle.

- Le groupe 2 n’améliore pas ses performances.

 

L’apprentissage est latent au sens où :

  - Le parcours est mémorisé en absence de renforcement (et même de comportement).

  - Le comportement offrant la récompense est mis en œuvre lorsque le renforcement est mis en œuvre lorsque le renforcement commence. Peut être acquis mais pas forcément reproduit.

  - Les connaissances sur les objets de l’environnement sont mémorisées et appliquées sous condition de récompense.

 

Nous sommes capables comme les rats d’apprendre de manière latente, sans être actif (exemple du groupe 3 des rats). Cet apprentissage va se révéler à condition qu’il y ait une récompense ou une motivation.

 

2. Apprentissage Vicariant (imitation) :

 

L’environnement comprend aussi :

  - Autrui.

  - Ses comportements.

  - Ses feedbacks : retour que l’on a sur nos comportements, qui peut-être évalué sous forme de récompense (positive ou négative) ou de punition, retour de l’environnement sur l’individu.

 

« Ce que les gens pensent, croient et ressentent influence leur comportement. Réciproquement, l’effet naturel et intrinsèque de leurs actions, détermine en partie leurs modes de pensées et réactions affectives ».

Albert Bandura (1977) : Social Leaning Theory.

L’individu peut imiter : apprendre en observant autrui (sans comportement opérant par soi-même, apprendre sans forcément reproduire le comportement) : imitation.

Intérêt adaptatif.

 

Ex : violence et télévision.

L’imitation des comportements agressifs : % de personnages de fictions  proposés aux USA.

Des études ont montré, que les programmes pour enfants, comportaient plus de violence et plus de victimes par rapport aux autres programmes. Le comportement agressif des enfants est lié à ce qu’ils voient à la tv.

Durée des comportements agressifs d’enfants 3-6 ans :

→ L’augmentation est la plus forte chez les garçons (Liebert & Baron, 1972).

 

Le rôle causal de l’Apprentissage Vicariant :

Bandura, Ross & Ross (1963). Bandura (1965).

L’expérience de la poupée « Bobo » : Enfants observant des adultes qui émettent des comportements agressifs sur des poupées « Bobo ».

  - Déroulement :

          + Pièce avec plusieurs jouets.

          + Un adulte rentre et agresse la poupée Bobo.

                     . Agressions physiques : taper, frapper avec un marteau, frapper avec un couteau en plastique.

                     . Injures verbales.

          + L’adulte sort en emportant quelques jouets → frustration de jouets.

  -Types de modèles :

          + Vivant : une vraie personne en présence de l’observateur.

          + Symbolique : une « image » d’une vraie personne (TV, cinéma, etc.) ou d’un personnage fictif (Superman, Harry Potter, etc.) (Poupée Bobo).

          + Verbal : instructions ou descriptions écrites ou orales des interactions entre un modèle et son environnement.

  - Enfant, une fois seul, reproduit l’agression sur la poupée.

          + Les actes agressifs sont plus nombreux dans le cas réel > vidéo > dessin animé > groupe contrôle.

 

Les trois types de modèles augmentent les comportements agressifs. C’est ce que l’on appelle la facilitation : regarder, facilite la production du comportement → (aide pour) reproduction (mêmes pour des modèles non réels). Il y a facilitation de l’imitation.

Le rôle causal de l’Apprentissage Vicariant.

 

Le Rôle du Renforcement dans l’Apprentissage Vicariant : (Bandura, 1965) :

Expérience : 3 groupes d’enfants. Projection d’un film : un adulte « modèle ».

   - A : l’adulte reçoit une récompense.

   - B : l’adulte est sévèrement puni.

   - C : le modèle n’est ni puni ni récompensé.

Après projection du film :
Enfants dans une chambre avec la poupée « Bobo » et des éléments comme un marteau ou un couteau.

Le Rôle du Renforcement dans l’Apprentissage Vicariant :

→ Observations des enfants pendants 2 sessions post-observation :

  - 1ère session :

            + Les enfants ne reçoivent aucune conséquence à leur comportement agressif.

            + Résultats : les enfants des groupes A et C ont des réponses plus agressives.

            + Rôle du Feedback de Punition du Modèle : Inhibition (du comportement) (ce n’est pas l’enfant qui est puni mais le modèle).

                - 2ième session :

            + Le test d’apprentissage : les enfants reçoivent une récompense s’ils suivent le comportement du modèle qu’ils ont vu.

            + Résultats : agressivité élevée. Les différences filles/garçons disparaissent.

            + Tous les enfants ont appris le comportement agressif du modèle.

            + Dès qu’il y a une récompense, l’enfant peut reproduire tous les comportements.

            + Rôle du Feedback de Renforcement de l’imitateur : Déshinibition.

            + Les comportements pro-sociaux sont aussi imités et diminuent l’agressivité.

→ Quand on est puni, on reproduit moins, c’est l’inhibition. Mais on a appris quand même, est cela se révèle quand il y a une récompense, c’est la déshinibition, ce qui rejoint le cas du comportement latent.

 

Approche opérante de l’apprentissage par observation :

→ Le renforcement observé du modèle renforce l’observateur.

Ex : Un enfant regarde un autre faire un puzzle. Quand ce dernier réussit le puzzle, il est récompensé.
Le fait qu’il soit récompensé, le fait qu’on regarde quelqu’un de récompensé ou de puni, on va assimiler ces représentations à nos propres comportements.
Lorsque l’observateur regarde la récompense lors de la solution, il est aussi renforcé.

→ Rôle du Feedback de Renforcement du modèle : Imitation généralisée.

 

3. Conclusions :

 

Il y a apprentissage même quand l’individu est passif.

Il y a apprentissage même quand l’individu n’est pas récompensé.

L’apprentissage va se faire remarquer quand l’individu actif est récompensé.

 

Il existe un apprentissage par simple observation (sans comportement opérant de l’observateur) : observateur passif.

Le renforcement du modèle n’est pas nécessairement pour l’imitation mais effet des punitions ou renforcements du modèle sur l’imitation (apprentissage vicariant).

Le renforcement de l’imitateur joue sur l’imitation (Comportement opérant).

L’apprentissage par observation ne dépend pas uniquement de l’observation mais aussi de la motivation.

L’apprentissage par observation se fait par activation de représentations cognitives des comportements et punitions de l’observateur.

 

Que se passe-t-il dans le système cognitif de l’enfant/adulte pas récompensé ?

Quand un individu est un témoin passif du comportement d’autrui, ce comportement d’autrui va activer les représentations mentales qu’il a d’autrui, qui vont être liées au comportement de soi et du comportement récompense ou punition de l’expérimentateur.

 

a. Types d’Apprentissage Vicariant :

 

Ne peut-on pas dissocier l’apprentissage par observation des autres apprentissages ?

Facilitation : aucun feedback (donné au modèle ou à l’observateur).

Imitation généralisée : modèle renforcé (on augmente la fréquence du comportement à imiter).

Inhibition : modèle puni (on va diminuer le comportement à imiter, on ne veut pas être puni).

Désinhibition : observateur renforcé (= renforcement positif).

 

b. Conditionnement émotionnel répondant vicariant :

 

Les individus observent une situation en étant eux-mêmes passifs :

 

Berger (1962) : 2 groupes d’élèves de collège observant un modèle :

 

- 1) phase de conditionnement vicariant :

- 2 consignes pour un même comportement du modèle.

- G Contrôle : étude sur les TR le sujet doit secouer les mains le plus vite possible dès que la sonnerie retentit.

- G. conditionnement vicariant : le modèle reçoit une décharge lorsque la sonnerie retentit, les secousses sont une réaction à la douleur.

(On perçoit différemment la même situation).

- 2) phase de test : - Mesure de la RED (réponse électrodermale) : mesure de la transpiration / éveil émotionnel avec la même sonnerie.

- Groupe contrôle : pas de changements dans la RED (sonnerie = SN, stimulus neutre, il ne déclenche pas la réponse émotionnel).

- Groupe vicariant : augmentation de la RED = réponse conditionnée (RC) à la sonnerie (SC) conditionné, il n’est plus neutre.

→ Conditionnement répondant vicariant par observation.

 

Instructions verbales et vicariance :

 

Comportements appris par les cooccurrences interlexicales.

On peut aussi apprendre sans mettre en œuvre des comportements actifs ?

Une autre façon d’apprendre le comportement par d’autres ?

 

L’enfant peut lire ou écouter les règles du jeu :

- Comportement gouverné par des règles (Skinner, 1969).

- Les règles spécifient les contingences entre comportements et renforcements/punitions.

→ Comportement appris par les cooccurrences interlexicales.

 

Le conditionnement vicariant :

 

L’apprentissage vicariant (AV) associe des cooccurrences entre évènements observés (le fait de regarder quelqu’un manger une pomme active les mêmes neurones lorsque je mange moi-même une pomme).

 

 

Je suis témoin dans un contexte donné  des comportements de quelqu’un qui va recevoir une récompense ou une punition. Ce dont je suis témoin, active chez moi ?

Il y a un dénominateur commun dans tous ces mécanismes.

 

c. Applications de l’apprentissage Vicariant : La publicité.

 

Les publicitaires peuvent difficilement renforcer directement les consommateurs (vente directe).

Il est plus facile d’induire le conditionnement par apprentissage vicariant : téléspectateur passif va reproduire le comportement qui lui est présenté au travers d’une séquence.

 

Importance du modèle de l’acheteur. Les gens imitent plus volontiers les modèles :

  - D’identification : les personnes qui leur ressemblent le plus (selon eux) : sexe, traits de personnalité, statut socioprofessionnel, etc.

→ Le publicitaire doit savoir quel est le stéréotype de la population. Il doit rester standard, mais pas trop non plus.

  - Pertinents : les personnes impliquées dans des comportements pertinents pour l’observateur (même situation, contexte).

  - Remarquables : les personnes associées à des SC (stimuli conditionnés) positifs (prestigieuses, riches, puissantes, compétentes, etc.).

→ Si trop remarquables, on ne s’identifie pas.

  - Heureuses : les personnes récompensées (renforcement).

→ Le spectateur va penser que ces stimuli associés rendent heureux, du coup, on va montrer qu’il y a une récompense.

Ex : publicité de Nexpresso avec Georges Clooney.

Georges Clooney est la personne remarquable.

La jeune fille : la personne pertinente (c’est elle le modèle).

Acheter du café va le rendre immortel : récompense (= renforcement positif).

 

4 étapes nécessaires de cognition complexe : (à induire chez le consommateur qui observe un modèle d’acheteur).

                - Attention : les consommateurs doivent orienter leur attention vers le modèle proposé.

                - Rétention : ils doivent pouvoir mémoriser ce qui a été dit ou fait par le modèle. Il ne suffit pas de visualiser le message mais il faut aussi le mémoriser pour qu’il conduise à une reproduction du comportement.

                - Reproduction : ils doivent adopter un comportement identique à celui observé.

                - Motivation : ils doivent être motivés à reproduire les comportements du modèles (renforcement).

→ A R R M !

 

 

III. Psychothérapies et Réapprentissage.

 

 

Définition : Psychothérapie : interaction entre un psychologue thérapeute entraîné et une personne souffrant de difficultés psychologiques.

Psychothérapie et réapprentissage : Vise à aider un patient.

 

Interaction entre un psychothérapeute entrainé et une personne souffrant de difficultés psychologiques :

                - Difficultés ?

                - Objectifs ?

                - Thérapeute entrainé ?

                - Thérapie efficace ?

Les thérapies comportementales cognitives se basent sur nos connaissances.

 

Approches fondamentales en TCC : (par ordre d’apparition).

                - Thérapie comportementale (années 1950) :

                               + Désensibilisation.

                               + Modification Comportementale.

                               + Activation Comportementale.

                - Thérapie Cognitives (année 1960) :

                               + Thérapies Rationnelle-Emotionnelle.

                               + Thérapie Cognitive de Beck.

                - Approches récentes (années 1990) :

                               + Méditation attentive.

                               + Thérapie d’engagement.

 

Il y a cinquante ans, les psychologues ont commencé l’étude scientifique du comportement humain → afin d’améliorer l’approche thérapeutique.

Aujourd’hui : les TCC sont devenues l’approche privilégie pour la majorité des problèmes émotionnels et comportementaux.

 

A long terme, éviter ce qui rend anxieux ne marche pas.

Parler du problème, c’est déjà sortir de l’évitement.

Les TCC montrent que parler c’est bien, mais faut s’y confronter.

Désensibilisation systématique : idée qu’un S anxiogène va progressivement enlever l’anxiété. C’est un contre conditionnement.

 

1. Exemple de Thérapie Comportementale : Désensibilisation systématique.

 

Objectif type : réduire les sentiments d’anxiété, colère, ou autre émotion à la cause de troubles psychologiques.

Méthode type : déclencher progressivement le sentiment émotionnel en conservant un état d’entendu.

 

Wolpe (1958) :

 

Contre-conditionnement des patients souffrant des phobies ou stress post-traumatique.

Etapes de désensibilisation à la phobie des araignées :

On va les utiliser pour les TCC. Si on a une personne qui a une phobie des araignées, on va lui montrer un croquis, ce simple S va donner une réponse de stress (rythme cardiaque élevé, etc.). On va optimiser le contexte pour que la personne se sente sécuriser, on va augmenter peu à peu.

Le stimulus anxiogène est désensibilisé par appariement avec de nouveaux SI (contexte calme, rassurant, etc.) et des réponses comportementales (calme, respiration, comportement d’approche sans évitement, etc.).

Nouveau comportement incompatibles avec les anciens, avec le stress. Ca ne veut pas dire que l’on va faire l’inverse, mais juste apprendre à ne plus avoir peur.

On peut désapprendre s’il y a réapprentissage.

Donc, il faut y aller petit à petit pour ne pas trop stresser.

Wolpe utilise une échelle d’anxiété pour graduellement désensibiliser le patient sur quelques sessions de thérapie. Il faut plusieurs échelles de mesure pour évaluer le niveau d’anxiété.

  - Dessin d’araignée montré au patient : rythme cardiaque augmente – ambiance calme – comportement détendu – ressenti satisfaisant – rythme cardiaque diminue.

  - Une fausse araignée qui a l’air fausse : rythme cardiaque augmente – ambiance calme – comportement détendu – ressenti satisfaisant.

  - Une fausse araignée qui a l’air vraie : rythme cardiaque augmente – ambiance calme – comportement détendu – ressenti satisfaisant – rythme cardiaque diminue.

  - Une vraie araignée morte : rythme cardiaque augmente – ambiance calme – comportement détendu – ressenti satisfaisant – rythme cardiaque diminue.

  - Une vraie araignée vivante : rythme cardiaque augmente – ambiance calme – comportement détendu – ressenti satisfaisant – rythme cardiaque diminue.

On part donc d’une image dégradée d’araignée, et l’image devient de plus en plus réelle. L’environnement rassurant va permettre au patient de se calmer (comportement opérant).

D’une séance à l’autre, il y a une augmentation de la présence du S. Le protocole est assez précis.

Réapprentissage comportementale : en un temps assez rapide, on a appris au patient à adopter un autre comportement face à la situation anxiogène.

 

2. Réapprentissage comportemental :

 

a. En général :

 

Objectif général : on conditionne avec l’accord du patient, on remplace un comportement habituel non désiré (posant problème) par un autre choisi par le patient.

Méthode générale :

                - Identification des indices déclencheurs (contexte) (cela relève du CP).

                - Spécification d’un nouveau comportement.

                - Récompense des progrès vers le but (très important, qui marche mieux que la punition) (CS).

                - Sans attendre qu’il soit pleinement atteint (CS).

Pas de déplacement de symptômes.

 

b. Critique de la désensibilisation :

 

Pas prise en compte de la cause profonde.

Quelle cause profonde ?

                - On n’en a pas la preuve.

                - La thérapie fonctionne sans y parvenir.

                - L’objectif est de modifier le comportement dont le patient se plaint afin que le patient se sente mieux dans sa vie quotidienne.

(Ex : le volcan bouché alors qu’il est en éruption).

 

3. L’efficacité thérapeutique des TCC :

 

La rumeur du déplacement de symptôme :

  - Le comportement disparaît, mais ce ne serait qu’un symptôme d’un trouble plus profond.

  - Si tel était le cas, le trouble devrait se révéler via un autre comportement (le fameux déplacement de symptôme !).

Plus de 90 à 95% des patients traités par TCC ne présentent pas de déplacement de symptôme.

  - Un comportement problématique n’est pas forcément un symptôme d’un trouble « plus profond ».

  - Le patient est satisfait après quelques séances (critère de guérison) : effet « boule de neige » sur ma confiance en soi (elle a un effet de récompense, de rétroaction positive sur soi que sur la simple phobie).

Méta-analyse (centaines de recherches) :

  - Procédure statistique combinant de nombreux résultats de recherches issus d’approches thérapeutiques variées.

→ La moyenne des patients traités par TCC, présentent plus d’améliorations que 80% des patients non traités.

 

 

4. Les domaines d’Efficacités Thérapeutique des TCC : (rapport INSERM 2004) :

 

Thérapies Cognitives Comportementales :

                -  Troubles anxieux (panique sociale, phobies).

                -  Troubles de l’humeur (dépression).

                -  Troubles du comportement alimentaire (boulimie, anorexie).

                -  Schizophrénie (certains cas).

 

Thérapies Cognitives Familiales :

                - Alcoolisme,

                - Schizophrénie,

                - Autisme,

                - Hyperactivité de l’enfant,

                - Troubles bipolaires.

 

Evaluations INSERM 2004 :

                - Meilleurs effets thérapeutiques dans l’ensemble de ces domaines (comparaison avec les thérapies analytiques psychodynamiques).

                - Risque de rechute après dépression (majorité des cas cliniques).

 

Exemples d’Efficacité des TCC sur la dépression (majorité des cas cliniques) :

 

 

5. Théories Comportementales :

 

Thérapie appliquant les théories et modèles de l’apprentissage à la modification des comportements non désirées pour ceux choisis.

Désensibilisation systématique.

La désensibilisation systématique repose sur le comportement.

 

Le réapprentissage (contre-conditionnement) :

  - Procédure permettant d’apprendre de nouvelles réponses comportementales aux événements  anxiogènes.

  - Basé sur l’apprentissage par conditionnement classique.

  - Inclut la désensibilisation (aidé le patient à associer un S anxiogène un nouveau comportement) systématique et le conditionnement aversif.

La désensibilisation systématique :

  - Type de contre conditionnement.

  - Association d’un état agréable et relaxé en présence de S anxiogènes augmentant progressivement.

  - Cas classique du traitement des phobies.

Conditionnement aversif :

  - Type de contre-conditionnement.

  - Association d’un état désagréable et un comportement non désiré.

Ex : nausée et alcool pour un alcoolique.

SI (traitement) → déclenche nausée si la personne consomme de l’alcool (RI).

SC (alcool) → RC (nausée).

Résultat attendu où l’alcool seul doit déclencher les nausées.

On a bien un C aversif, on déclenche les nausées.

Limites liées à la cognition des patients (certains, savent que leurs nausées sont déclenchées par le médicament, il faudra jouer sur la dimension cognitive, sur les connaissances, les croyances etc.).

 

 

6. Thérapie cognitive :

 

Objectif type : permet le réapprentissage de nouvelles façons de penser et agir permettant d’atteindre des buts désirés.

Méthode type : basée sur le fait que les pensées interviennent entre les évènements et les réactions émotionnelles.

 

7. T.C.C :

 

Thérapie intégrée qui combine :

                - la thérapie cognitive (modification des pensées auto-dépressives).

                - la thérapie comportementale (modification des comportements).

 

a. Le diagnostic en TCC :

 

Diagnostic orthodoxe (clinique) : attribue un problème à une ou plusieurs catégories générales basées sur les symptômes ou les plaintes de l’individu.

Diagnostic en TCC systématique : identifie précisément les évènements, pensées, émotions et actions, à l’origine du trouble de l’individu. Recherche dans quelles circonstances ils apparaissent et leur conséquences immédiates ou à long terme.

 

b. L’approche en TCC :

 

Description de comportements précis : mise en relation des circonstances et comportements précis liés à l’individu avec des principes fondamentaux décrits par des théories validées scientifiquement.

Mise en œuvre du réapprentissage : réapprentissage de comportements choisis par l’individu basé sur des modes efficaces décrits scientifiquement et testés cliniquement.

Ex de démarche :

                - Sur la base de l’histoire personnelle.

                - Identification du problème principal :

                               + Contenu : qu’est-ce qui se passe? (pensée souvenirs, émotions, sensations, actions).

                               + Contexte 1 (évident : quand cela arrive-t-il ? Avec qui ? (si avec quelqu’un ?) Avec quelles conséquences ?

                               + Contexte 2 pas évident : quels liens cela a-t-il avec votre idée de comment les choses devraient être ?

 

c. Autres thérapies liées aux TCC :

 

- Thérapie familiale.

- Activation comportementale.

- Echange de récompenses (token economy).

- Thérapie rationnelle-émotionnelle de Beck.

- Thérapie cognitive de Beck.

- Médiation attentive.

 

 

IV. Apprentissage par conditionnement répondant (Pavlov).

 

 

Un mode d’apprentissage fondamental.

Prédiction des événements et préparation des comportements = Physiologie.

La préparation des comportements, réponses comportementales. Réflexe physiologique.

Association entre tous types de S et de réflexes physiologiques.

L’individu est passif, ça déclenche des stimuli.

Le principe d’association en mémoire qui permet de structurer une représentation sémantique (représentation entre comportements et récompenses).

 

Pavlov montre que la phobie est conditionnée. Elle dépend de l’environnement et non de la cause profonde.

 

Watson et Raynor (1926) :

  - Le psychologue comportemental J. Watson et son assistant R. Raynor apprirent à Albert, un enfant de 11 mois, à être effrayé par un gentil rat de laboratoire.

  - Au début de l’étude le petit Albert n’avait pas peur du rat blanc et jouait avec l’animal. Tandis qu’il jouait, Watson et Raynor effrayaient l’enfant en faisant un bruit fort derrière lui. L’enfant surpris commençait à pleurer. Le bruit fut répété plusieurs fois tandis que l’enfant jouait avec le rat. Ils font le bruit quand l’enfant commence à toucher le rat.

  - Par la suite, l’enfant évitait l’animal en pleurant lorsque l’animal s’approchait.

→ Réponse de stress et comportements d’évitement.

Le bruit = SI ; Rat = SN. En associant les deux, le SN finit par stresser l’enfant.

A la fin, on a une réponse phobique face à un S anxiogène.

 

Généralisation :

 

Apprentissage rapide, simple et se généralise à de nombreux évènements.

La phobie a été apprise rapidement et simplement et se généralise à de nombreux moments.

(Avant oubli si l’expérience n’est pas répétée, le comportement est éteint mais le conditionnement n’est pas oublié).

De nombreux comportements sont ainsi appris sans que nous en ayons conscience.

 

Ces comportements peuvent être :

   - POSITIFS : Eviter les événements dangereux, le chaud, l’agression, les attitudes dévalorisantes.

   - NEGATIFS : Engendrer des troubles des troubles du comportement, PPSE,  la phobie, l’angoisse, le racisme…

→ Ce stimulus va avoir une valeur intrinsèque ?

 

Interprétation :

 

En termes pavloviens, un lien a été établi entre deux évènements :

                - L’un initialement neutre (par rapport à la réponse comportementale (ex : le rat blanc).

                - L’autre déclenchant une réaction comportementale (peur, stress…).

Une fois le lien établi, la réaction comportementale peut être déclenchée par l’événement / le S initialement neutre (il n’est à présent plus neutre). Le SN a acquis la valeur négative du SI.

 

1. Le conditionnement répondant (Pavlov, 1920) :

 

Pavlov étudiait la physiologie chez les chiens.

Il a montré les particularités du conditionnement répondant.

 

L’individu répond à des stimuli.

                SN → phase d’apprentissage → le S n’est plus Neutre

 

Twitnyer (1902) :

Association entre un son (SN) et la stimulation du tendon rotulien.

La majorité de stimuli présents dans notre environnement ne déclenchent pas de réponse inconditionnelle.

Le son initialement neutre peut désormais déclencher un réflexe rotulien.

Une conjonction temporelle entre 2 stimuli pouvait faire une représentation en mémoire.

 

Pavlov :

Etudiait la digestion, et nota que les chiens salivaient à son approche.

Association entre le son du métronome et la nourriture :

  - Le son initialement neutre déclenche la salivation (ici, le métronome, qui à la base ne produisait aucune réaction du chien mais qui après le conditionnement déclenchera la salivation).

  - Nomme cet apprentissage « conditionnement » et en étudie les comportements.

(Image : décompte des gouttes de salive, la salive augmente quand il perçoit de la nourriture)

Conditionnement = apprentissage.

Maintenant, ce mode d’apprentissage correspond au mode d’apprentissage que l’on trouve dans le cerveau.

C’est une réponse passive, physiologique.

 

2. Procédure de conditionnement répondant classique :

 

Bruit + nourriture = salivation

S 1 + S 2 = comportement (réponse comportementale)

= Conditionnement répondant classique.

Le bruit est a priori neutre, pas la nourriture.
C’est la nourriture qui donne la réponse.

→ Le conditionnement répondant n’associe pas tout avec n’importe quoi : il consiste à une association entre les stimuli corrélés temporellement.

Des stimuli initialement neutres par rapport à la réponse, mais qui via cette association vont pouvoir à leur tour déclencher la réponse. Donc ne sont plus neutres.

Il y a un lien plus ou moins direct ou indirect entre le S (diapason) et la réaction comportementale (la salivation, ici devenue réaction conditionnée).

                                                            

Association génétiquement donnée à la naissance de l’animal et de l’humain, certaines réponses comme nourriture → salivation, à la naissance du sucré sur la langue → expression faciale universelle.

Certains stimuli déclenchent de façon innée des réponses.

Valence acquise par cooccurrence conditionnelle : on va apprendre la structure de cooccurrence dans notre environnement :

                → Réponse conditionnelle.

Image 1 : SI → réaction génétique.

Image 2 : SN.

Image 4 : apprentissage conditionné / appris.

        → Réponse conditionnée car SC.

Comportement négatif = aversif = d’évitement.

Comportement positif.

 

Conditionnement Pavlovien = classique ou répondant.

Avant le conditionnement :

  - Nourriture (stimulus inconditionnel) = salivation (réaction non conditionnée, avant toute forme d’apprentissage).

  - Diapason = pas de salivation (pas de réaction conditionnée).

Pendant le conditionnement :

  - Diapason = nourriture (cooccurrence  temporelle) = salivation (réponse inconditionnelle au stimulus inconditionnel).

Après conditionnement (répétition) :

  - Diapason (stimulus associé au conditionnement, stimulus conditionné) = salivation (réaction conditionnée).

Des stimuli neutres acquièrent une représentation sémantique.

On parle de conditionnement associatif.

   - Pavlov : stimulus conditionné à la réponse conditionnée : passif, physiologique.

   - Associatif : on peut faire de plus en plus de stimuli.

 

3. Fonctions de l’apprentissage par conditionnement répondant :

 

La clé de l’apprentissage des changements et des nouveautés.

Il permet de prévoir des événements (qui sont les SI = R1/renforceur primaire ici la récompense) à partir d’autres (SC = R2/renforceur secondaire) : apprentissage de renforceurs (on est capable d’apprendre des renforceurs, de donner une valeur à des S neutres (+ / -)).

 

 

A la base de l’apprentissage Skinnerien.

Il donne du sens aux évènements → valeur prédictive de récompenses ou punitions (alors qu’en soi ils sont neutres). Non universel, le procédé est universel, mais chacun apprend son conditionnement.

Deux dimensions dans la signification :

                - La valeur prédictive.

                - Valence de ce qui est prédit (récompense ou punition).

 

L’apprentissage se fait par association : le système cognitif associe les événements qui se succèdent dans le temps (mais doivent être assez rapprochés).

Comportements appris par l’expérience et souples (au sens où ca peut être rapide, évoluer : adaptation à court terme (de nos réponses par rapport à notre environnement) par conditionnement classique répondant.

Ex : sucre → libération d’insuline.

Sucre = goût coca → libération d’insuline.

Goût coca → libération d’insuline (RC).

 

RI = RC et SC ≠ SI

ATTENTION : R.I et R.C représentent le même comportement/la même réponse mais les causes sont différentes.

Cette même réponse peut dans un cas être déclenchée par le SI et dans un autre par le SN.

 
a. Processus majeur du conditionnement :

 

Conditionnement classique :

  - SI (stimulus inconditionnel ou non conditionné) → RI (réponse inconditionnelle).

  - SI + SN-SC (initialement stimulus neutre, combiné au SI il devient conditionné) → RI.

  - SC → RC.

Il devient conditionné car à lui seul peut déclencher la réponse. A la fin, RI = RC, plus naturel.

 

 

b. L’acquisition de la réponse :

 

Apprentissage initial en fonction de l’ordre des stimuli dans la séquence :

  - Permet la prédiction d’un second stimulus proche à partir d’un premier stimulus.

  - Permet de prédire des séquences d’évènements aboutissant à un évènement bon ou mauvais (adaptation à l’environnement qu’on perçoit et qu’on prédit) et dans les probabilités.

 

Tout est dans l’ordre des S…

Le conditionnement classique fonctionne mieux lorsque le SN précède le SI :

  - Le conditionnement antérograde (ex : son → nourriture) : SN → SI.

         + Est plus efficace que le conditionnement rétrograde (apprentissage très lent) (ex : nourriture → son)

                 . Le cerveau privilégie le conditionnement antérograde car prédiction, donc très utile. Si le son apparaît avant la nourriture, aucun intérêt.

                 . Valeur prédictive de quelque chose. Le son a une valence positive, annonce récompense.

         + Et que le conditionnement simultané (très lent) (ex : son = nourriture).

                . Quand on lit, le cerveau anticipe de façon probabiliste, le mot qui suit.

                . La probabilité qu’un SN précède un SI est apprise → ce qui est appris c’est la valeur prédictive (la valeur prédictive du SN [devient SC] vient du fait qu’il précède le SI : c’est ce qui est appris).

  - Le conditionnement rétrograde : SI → SN.

  - Le conditionnement simultané : SI = SN.

 

Le temps écoulé entre SN et SI doit être plus court chez l’animal que chez l’homme (capacité temporelle de la MCT).

Elle se traduit en force d’association en mémoire et donc sur le niveau de conditionnement du SN et SI pour déclencher la RC. Grâce à des neurones transitoires, faut qu’ils soient actifs en même temps (ceux de SN et SI) en MCT. Comme MCT est limité, le temps doit être court.

S.R : provoqué par des personnes « neutres » de notre environnement.

 

Le timing précis dans la séquence SN → SI a une grande influence sur le niveau d’association en mémoire.

Donc influence sur le niveau de conditionnement du SN en SC pour déclencher la RC.

Si SN est très loin, et si SN est récupéré quand SI, alors ils peuvent être associés. Cela correspond au conditionnement du langage.

 

Les probabilités :

  - La probabilité qu’un SN précède un SI est apprise (dans la nature, ça ne marche pas toujours).

  - Elle se traduit en force d’association en mémoire.

  - Donc sur le niveau de conditionnement du SN au SC pour déclencher la RC.

  - Le conditionnement permet d’apprendre la probabilité avec laquelle un SC prédit un SI (une récompense ou punition).

  - Quand on parle de prédiction, on entend cooccurrence temporelle. Une corrélation n’est pas une relation causale.

  - Un SC peut prédire divers SI et un SI peut être conditionné par divers SC = raisonnement.



15/12/2012
1 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 1520 autres membres