Cours de psychologie

Apprentissage - TD

I. TD 1.

 

 

Dépression.

Anxiété : Phobie spécifique. Phobie sociale. Troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Troubles anxieux généralisés (TAG). Agoraphobie. Etat de stress post-traumatique (ESPT).

Troubles de la personnalité.

Comportements alimentaires : Anxiété. Boulimie.

Conduites adductives : Toxico. Alcool. Tabac…

 

Introduction.

Développement : Définition du trouble. Applications d'un cas clinique.

Description du cas : TCC ® Thérapie Comportementale Cognitive.

Conclusion : avantages, défauts, comparaison, critique

 

Bibliographie.

 

Le dossier fera 8 pages (9 avec la présentation), caractère 12 en Times new romance, interligne 1,5.

L'oral se fait en 10 minutes.

 

CIM 10 : Classification Internationale des Maladies.

DSM IV : Description des Symptômes Mentaux.

 

1. Introduction:

 

a. Généralités :

 

TCC : thérapie, méthode d'intervention.

 

Elle regroupe 2 approches : elle a emprunté les aspects opérationnels de sa pratique aux thérapies comportementales et a proposé un modèle de fonctionnement mentale (qui la rapproche de la psychanalyse).

La thérapie s'est développé aux USA dans les années 50, puis est arrivé dans les pays anglo-saxons dans les années 60 et arriva en France dans les années 70.

Elle est issue directement de la recherche empirique en psychologie cognitive et expérimentale. Elle intègre des principes de bases, des théories de l'apprentissage par conditionnement classique et opérant. De plus elle intègre également plusieurs aspects des processus cognitifs (ex : perception, mémoire…).

 

b. La thérapie Comportementale :

 

Elle essaye de changer de manière directe les émotions négatives ou les comportements mal adaptés.

Il s'agit de l'apprentissage d'un langage nouveau par les diverses techniques qui aboutissent à la restructuration cognitive et aux changements comportementaux.

Le but est d'aider les patients à changer certains éléments de leur comportement.

Dans un 1er temps, elle est issue du béhaviorisme. Ce modèle repose sur le postulat que le comportement humain normal ou pathologique ait essentiellement appris, et il est appris sur les mécanismes basés sur le comportement classique et présent.

Les comportements se fixent en fonction des renforcements externes, ainsi les symptômes sont considérés comme des habitudes acquises par des mécanismes de conditionnement, autrement dit par l'association de ces événements.

Elle vise un comportement qui pose un problème actuel (trouble actuel) sur le moment même, pas sur le passé.

Elle est structurée dans le temps, la procédure est bien définie pour l'intervention.

Elle consiste en un « désapprentissage » des symptômes et comportements pathologiques accompagné d'un apprentissage de relaxation.

Le 1er reproche qui a été fait à cette thérapie c'est qu'elle ignorait les entrées et les sorties du système, elle ignorait des pensées et des mécanismes qui soutiennent le comportement.

 

c. La thérapie Cognitive :

 

Elle constitue une extension du modèle comportementale dans la mesure où elle prend en compte les cognitions (les pensées et images mentales), on va travailler les pensées, les cognitions, la mémoire…

Elle est orientée vers les troubles actuels toujours structurés dans le temps, mais elle est centrée sur la prise de conscience et la modification des pensées dysfonctionnelles et inadaptées.

 

2. Développement :

 

Cognition : faculté de connaître.

 

A un moment donné, nous pensons et nous avons des sentiments par rapport à cette pensée. Il y a le contenu de cette pensée et la valeur affective. Elle conduit à comment nous percevons le monde, cela traduit nos croyances durant la vie de l'individu. On rentre dans le modèle constructiviste du monde. On construit nos croyances par interaction avec le monde.

La pensée (ou la cognition ® même chose) est ainsi la traduction de ces croyances. Croyances qui forment un ensemble de vues personnelles sur soi, sur les autres, sur le monde. Ces croyances constituent notre système d'interprétation. L'idée est qu'une personne en souffrance a une construction irréaliste du monde extérieur. Construction irréaliste qui est fruit d'un fonctionnement infructueux du traitement de l'information. La souffrance du patient  provient de ses hallucinations sur lui-même, sur les autres, sur le futur, le monde, la vérité, le mal…

Ainsi la thérapie aura pour but d'identification et de modifier les croyances erronées d'interprétation de la réalité afin d'éliminer le trouble.

 

La théorie cognitive explicative de fonctionnement psychique se base sur le modèle de traitement de l'information. La cognition a une autre définition là, le terme cognition désigne l'ensemble des états et l'ensemble des processus qu'un système physique naturel ou artificiel peut avoir lors de la construction d'une représentation interne de données externes dans le but d'une prise de décision.

Kendall dit que les Structures cognitives décrivent l'organisation de l'information et les liens entre les différentes informations stockées, on est dans la MLT.

Propositions cognitives : représentent le contenu de l'information retenu. Ces propositions peuvent être assimilées au schéma.

Les opérations cognitives sont les processus cognitifs, le traitement de l'information en lui-même.

Le processus automatique est involontaire, irrépressible, rapide, sans effort ni l'attention, sont difficiles à modifier. Les processus contrôlés sont volontaires, lents, coûteux en effort et focalisant l'attention.

Les produits cognitifs : résultats conscients ou préconscients de la manipulation de l'information. On les appelle des pensées automatiques sur ces pensées là qu'on travaille en thérapie cognitive.

 

Le modèle cognitif de l'inconscient propose qu'il existe 4 niveaux interposés qui interagissent par l'intermédiaire des processus cognitifs :

      - Le 1er niveau est le niveau inconscient, il correspond aux structures cognitives et schémas qui sont animés par des processus et contraintes de SNC.

Ces schémas sont inconscients de l'interaction entre apprentissage et contraintes du SNC.

Ces schémas sont inconscients, automatiques et se situent dans la MLT.

Ces schémas sont activés par des situations qui activent les émotions, les émotions les affectent. Une fois activés, ils aboutissent à des pensées automatiques.

     - Le 2ième niveau est le niveau préconscient : pensées automatiques (automatique = monologue).

     - Le 3ième niveau est le niveau conscient, qui correspond à l'attention focalisée sur les événements. Résultats de processus contrôlés

     - Le 4ième niveau est le métacognitif, qui correspond aux pensées du 2nd degrés, la cognition à propos des cognitions → "Je pense à quoi je pense".

 

Dans ce modèle il manque les émotions. Il est proposé que les émotions résultent de l'interprétation des événements. Une émotion serait un phénomène physique déclenché par une situation vécue et qui reçoit une étiquette cognitive (joie, angoisse, tristesse, etc…). L'idée est que l'on est moins ému par l'événement lui-même mais plutôt comme on l'interprète.

Il existe des jugements émotionnels automatiques, instantanés, inévitables et irrévocables. Ces jugements correspondent à la reconnaissance de quelque chose de déjà connue mais oublié. Ils n'ont pas besoin d'étiquette et témoigne des choix inconscients qui persistent quelque soit la situation, ces jugements là sont impliqués dans les troubles psychiques.

 

Devant les signes manifestés d'émotions, le thérapeute demande au sujet ceux à quoi il pense. L'émotion conduit le thérapeute vers la représentation verbale ou l'image mentale que le sujet évite et dont il ne peut parler. L'activation émotionnelle peut alors mettre au jour des pensées automatiques qui passent de la MLT inconscient à la MCT conscient.

 

Il est proposé que dans la pathologie, qu'il y a des distorsions qui sont dues au fonctionnement des schémas erronées qui s'imposent. On propose différents types de distorsions :

   - L'inférence arbitraire : erreur logique qui consiste à tirer une conclusion sans preuve.

   - L'abstraction sélective : consiste à se centrer dans un détail hors du contexte.

   - La surgénéralisation : un incident négatif est étendu à toutes les situations possibles.

   - La maximalisation - minimalisation : attribution d’une plus grande valeur au fait négatif, et de la plus petite au fait positif.

   - La personnalisation : surestimation des relations entre les événements défavorables et l’individu. Il s’attribuera la responsabilité des faits négatifs et pas des faits positifs.

 

3. Méthodes :

 

La TCC a pour but de construire une nouvelle manière de percevoir et d’agir sur la réalité en appliquant les TCC.

 

 

Pour faciliter la démarche thérapeutique, on peut distinguer des niveaux de croyances :

   - Croyances centrales : situées au niveau le plus profond et on a à faire avec l’identité (traits de personnalité).

   - Croyances générales : schémas communs à plusieurs troubles (représente un niveau moins profond que les croyances centrales) ex : notion de responsabilité, estime de soi).

   - Croyance spécifique : (niveau le plus superficiel) représente les schémas qui s’appliquent à une seule pathologie (ex : TOC, hypochondrie).

 

La méthode d’intervention est basée sur une analyse fonctionnelle → c’est l’application en clinique de la méthode expérimentale.

 

4. Méthode expérimentale :

 

1 - Entretien diagnostique : collecte d’information sur le sujet.

2- Formulation d’hypothèse : établissement d’un plan du traitement. On fera un examen détaillé des symptômes pour cibler le traitement, « période d’éducation ».

3 - Expérimentation : application des techniques et des exercices de déconditionnement et de restructuration cognitive. Ceci pendant et hors séance.

4- Interprétation des résultats : examen bilan, faire le point.

 

Ce qui est important est la relation thérapeutique.

→ Le thérapeute prend le style interactif, il ne fera pas qu’écouter.

→ Il prendra le style psychologie éducative, il explique.

→ Le style collaboratif, on discute de comment on va faire.

 

L’accent est mis sur les causes actuelles du comportement.

On vise le changement durable du comportement mais dans un temps très bref.

Les procédures du traitement sont décrites objectivement donc elles sont reproductibles par d’autres thérapeutes et de ce fait, peuvent être évaluées.

 

Les différentes techniques les plus utilisées sont :

    - La désensibilisation : systématique, développé par Wole.

    - L’exposition.

    - Le conditionnement opérant : renforcer les comportements.

    - Les techniques de l’apprentissage par imitation.

    - Les techniques d’affirmation de soi.

    - Les techniques de démarche de résolution de problème.

 

 

II. TD 2.

 

 

Il y a une forme d’apprentissage explicite et une forme implicite qui découle sur les théories du comportement (ex : PAVLOV).

 

L’apprentissage implicite :

    - SEGER 1994.

    - Il se fait à l’insu du sujet.

    - La connaissance acquise est :

          + Difficilement accessible à la conscience.

          + Difficilement verbalement.

    - Aptitudes acquises de manière spontanée, sans que quelqu’un supervise cet apprentissage. Il n’y a pas de consignes précises. Il se fait généralement sans efforts.

    - Ex : lorsqu’on arrive à s’adapter naturellement à une situation nouvelle, apprentissage de la langue maternelle (l’apprentissage d’une seconde langue on a du mal puisqu’on va comparer les nouveaux sons à ceux qu’on connait déjà), etc.

    - Peu importe l’âge, ou les déficits mentaux, tout le monde est capable d’apprendre implicitement.

    - Processus qui permet de tenir compte de la structure de l’environnement, sans que cela soit imputable à l’exploitation intentionnelle de la connaissance explicite de cette structure (forme dont on va écrire un mot) PERRUCHET et NICOLA (1998).

    - Exemples d’expériences :

           + La grammaire artificielle avec des régularités statistiques (REBER, 1967). On utilise ce genre de protocole dans les taches de prise de décision. De cette expérience, on peut retenir que:

                   . Les résultats montrent que les sujets ne répondent pas au hasard.

                   . Pourtant ils n’arrivent pas à identifier la règle.

                   . Cette différence entre les performances des sujets et la règle inconsciente apprise montre que la grammaire artificielle est un apprentissage implicite.

           + Quel item ressemble le plus à un vrai mot ?

                   . Les taches de double consonne vs. double voyelle : pomme – poome / cuillère – cuiilère.

                   . Ainsi que double consonne fréquente vs. double consonne rare, etc.

Résultats :

    - Les enfants sont sensibles aux lettres possibles.

    - L’enfant va mettre en place des règles implicites sans même s’en apercevoir comme par exemple : la succession de lettres possibles (contraintes graphotactiques). FERRERO a travaillé avec des enfants qui ne savaient pas écrire, et elle a remarqué que dans la reproduction de l’écriture de leurs parents, ils ne faisaient pas d’erreur lors de la répétition des lettres.

        . En résumé :

             - Des le CP les enfants sont sensibles au fait que seules certaines lettres peuvent être doublées et que les doublets sont illégaux en début de mot : sensibilité aux régularités graphotactiques ne doit pas être considérée comme une entité homogène.

             - La sensibilité à d’autres régularités émerge ultérieurement.

 

Distinguer les connaissances implicites et explicites demande de faire la différence entre attention et interaction :

    - Connaissance explicites : traitement attentionnels et intentionnel sont mis en place. Ex : l’enfant apprend à lire sous l’effet de l’enseignement :

          + On lui apprend à identifier les règles à traiter.

          + On lui fait comprendre les règles qu’il doit appliquer.

          + On l’exerce à l’application de ces règles.

    - Connaissance implicite : traitement attentionnel présent cependant il n’y a pas l’intention d’apprendre.

 

L’apprentissage permet aussi de vivre : on peut être condamnés à l’isolement (surtout dans les relations sociales, si on ne peut pas apprendre comment fonctionnent les relations sociales on sera exclus), à la dépendance (si on n’apprend pas de notre comportement de dépendance, on ne pourra jamais se défaire de cette dépendance). Cette absence d’apprentissage peut conduire dans les cas extrêmes jusqu'à la mort.

Il y a un apprentissage intentionnel : il est organisé autour de la scolarité.

Mais aussi un apprentissage personnel : c’est un apprentissage qui se fait tout seul, ce type d’apprentissage dépend du choix personnel de l’individu.

Connaitre la psychologie de l’apprentissage est très important.

 

1. Le conditionnement :

 

PAVLOV :

 

Conditionnement pavlovien.

Reflexe salivaire chez le chien (physiologique).

Il a découvert qu’on pouvait modifier ce reflexe (métronome ou cloche) :

- Il a essayé de mettre en relation ce reflexe et de rajouter un petit appareil, pour conditionner le comportement du chien.

- Une fois que le chien a été entrainé à écouter le son en même temps que sa nourriture lui est présentée, il va changer son comportement, et saliver à chaque fois qu’il entend le son

Il découvre qu’un animal peut créer une association entre un stimulus non pertinent (pouvoir salivaire du métronome) et une réponse comportementale (salivation).

Stimulus : événement du milieu externe ou interne d’un organisme susceptible d’être capté par ses récepteurs et d’entrainer une réaction. Ce stimulus doit :

- Servir de signal.

- Précéder la réaction.

- Etre le plus neutre possible.

Stimulus inconditionnel (SI) : dans ce cas c’est la nourriture : entraine une réaction inconditionnelle (RI) : dans ce cas c’est la salivation.

Stimulus conditionnel (SC) : dans ce cas c’est le son du métronome : entraine une réaction conditionnelle (RC) : dans ce cas c’est la salivation.

NB :

- Loi d’extinction : si on fait écouter au chien le métronome sans mettre la poudre le chien n’est pas fou, il ne réagira pas. Elle est variable en fonction de l’expérience et de la population choisie.

- Loi de généralisation : conditions dans lesquelles un animal va associer une même réponse a des stimuli = son – couleur.

- Loi de discrimination : il n’y a pas de généralisation : le son reste celui du métronome, si on présente le son d’un piano, le chien ne réagira pas.

 

SKINNER :

 

Conditionnement skinnerien ou instrumental.

Conditionnement opérant : l’animal se conditionne lui même sans l’intervention de l’expérimentateur : l’animal choisit lui même s’il veut agir ou pas. SKINNER ne pratiquait pas la punition, il travaillait uniquement avec le principe de récompense.

Augmentation de la force entre le stimulus (le levier) et la réponse (activation du levier = récompense) : conditionnement à appuyer sur le levier pour avoir sa récompense.

Si on veut observer une punition dans ce genre d’expérimentation alors on envoie un choc électrique à la place de la boulette : après que le rat a appris à appuyer sur le levier pour obtenir la boulette, on remplace la boulette par un choc électrique.

Lois :

- Loi de l’exercice : nombre de fois qu’on doit répéter l’association stimulus-réponse avant que le conditionnement soit effectif.

- Loi de l’effet : maintient ou extinction selon une récompense positive ou négative.

 

MILGRAM travaillait sur la soumission alors que PAVLOV et SKINNER travaillait sur le conditionnement.

 

 

III. TD 3.

 

 

1. Application clinique des modèles d’apprentissage dans le cadre des TCC :

 

Prise en charge des TCC du stress post-traumatique et de la dépression.

Le cas de la violence conjugale après un divorce.

 

a. Les modèles d’apprentissage et analyse du comportement :

 

Modéliser certaines modalités :

    - D’acquisition.

    - De généralisation.

    - De maintien des conduites.

 

Nous permettent d’isoler des facteurs qui permettent de montrer ces différentes modalités.

L’analyse comportementale effectuée grâce aux modèles d’apprentissage va être complétée et enrichie par la mise en compte de dimensions cognitives émotionnelles qui rentrent en jeu dans l’étude du comportement.

 

Modèle d’apprentissage par association de stimuli (SOR) :

 

Dans une situation donnée, un stimulus inconditionnel va devenir conditionnel. On parle de conditionnement classique.

Dans la vie quotidienne, le conditionnement classique est : situation de peur.

A la suite de différentes situations il y a condition d’acquisition et généralisation de la réponse.

 

Modèle d’apprentissage par observation d’un modèle :

 

Apprentissage vicariant par BANDURA : il suffit d’être observateur d’une situation pour développer un comportement de peur.

Etat de l’organisme : coéditions de traitement de l’information (attention, mémoire, etc.) : l’importance du modèle : signification/représentation personnelle : généralisation.

On parle de conditionnement vicariant.

 

Le conditionnement opérant :

 

Principe d’apprentissage par les conséquences du comportement : facteurs de maintien du comportement.

Un comportement se répète car il entraine des conséquences.

 

 

A court terme les conséquences peuvent être positives, mais à long terme elles peuvent être négatives.

 

Apprentissage par imitation :

 

Le modèle sociocognitif de l’apprentissage : BANDURA et al (1963).

Exemple 1 : des enfants exposés à l’observation d’un modèle qui interagit avec une poupée.

Exemple 2 : violence à la télévision et agressivité.

Conditionnement par observation d’un modèle, par imitation.

Le comportement observé d’un modèle est plus influent dans certaines conditions.

 

Conditionnement et modification du comportement : les débuts très contestables :

 

John WATSON et Rosalie RAYNER.

Création d’une peur conditionnée pour démontrer qu’on peut déconditionner.

 

Conditionnement et modification du comportement : exploitation sociale :

 

Le conditionnement négatif :

 

Il ne faut pas utiliser le conditionnement négatif ou punitif.

Si un comportement est associé à des conséquences négatives, l’individu.

Les enfants qui ont reçu des punitions physiques se montrent plus violents envers les autres enfants (BENJET & KAZDIN, 2003 et GERSHOFF, 2002).

On n’utilise jamais le renforcement négatif pour modifier le comportement.

 

Le renforcement positif :

 

« Un grand nombre de comportements indésirables peuvent être totalement supprimés par le renforcement positif de comportement alternatifs ou incompatibles » (BENJET & KAZDIN).

Le principe du renforcement positif accompagne l’ensemble des outils thérapeutiques utilisés en TCC.

 

Conséquences :

 

Modification de la structure du réseau sémantique par un événement traumatique.

 

Modification du comportement par l’exposition :

     - La technique d’exposition est un outil thérapeutique qui se base sur les modèles d’apprentissage.

     - Les techniques d’exposition :

           + Ne plus fuir : rompre le cercle vicieux de l’évitement.

           + Arrêter la généralisation des situations anxieuses aux situations de plus en plus nombreuses.

           + Stimuler le développement de nouvelles compétences.

     - Types d’exposition :

           + Exposition « in vivo » :

                 . Diminuer les symptômes de réactivation de l’anxiété par la situation.

                 . Diminuer les symptômes d’évitement.

                 . Favoriser la reprise des activités évitées.

                 . Améliorer l’autonomie et les contacts sociaux.

           + Exposition en imagination.

           + Observation d’un modèle.

           + Exposition virtuelle (nouvelles techniques de réalité visuelle).

     - Les principales étapes des techniques d’exposition :

           + Définir en termes concrets les situations anxiogènes. On commence par la plus facile car le patient peut la surmonter et il y aura un renforcement positif.

           + Hiérarchiser les différentes situations.

           + Exposition se prépare par un travail préalable : psycho-éducatif, cognitif et émotionnel.

     - Pour que ce soit efficace, il faut que l’exposition se fasse avec une petite montée d’angoisse, et qu’il réalise qu’il peut rester dans cette situation. A la fin de l’exposition il n’y a plus d’angoisse. Il y a une exposition graduelle. On répète plusieurs fois l’exposition jusqu'à ce que l’angoisse disparaisse. Puis on passe à l’exposition suivante.

     - Exposition graduelle au souvenir du traumatisme.

           + Diminuer les symptômes de réviviscence.

           + Diminuer la détresse associée à la mémoire du trauma.

           + Favoriser l’intégration émotionnelle du trauma.

     - Quand l’exposition est-elle nécessaire ?

           + Quand la victime ressent beaucoup de détresse devant certains éléments ou situation.

           + Quand l’évitement est intense et affecte le quotidien de la victime et de son entourage.

           + Etc.

 

Contre-indication à l’exposition du souvenir du trauma :

 

L’inexpérience du thérapeute et l’absence de compétences en santé mentale.

Troubles psychopathologiques sévères.

Etc.

 

2. Dépression et perte des renforcements :

 

Peter M. LEWINSOHN : lien entre dépression et perte de renforcement positif.

L’absence ou la carence de renforcement positif et/ou l’excès de renforcements négatifs constituerait un déterminent central de la dépression.

Le déséquilibre de renforcement dépend des contingences environnementales.

Il faut donc restaurer les renforcements positifs en augmentant le niveau et la qualité et les activités et des rencontres du sujet.

Selon BANDURA la réussite stimule le développement du sentiment d’efficacité personnelle.

Le développement chez l’individu du sentiment d’efficacité personnelle est le principal moteur du changement personnel.

 

a. Dépression et impuissance apprise :

 

Martin SELIGMAN : fondateur de la psychologie positive.

La dépression se développe chez les individus soumis a des situations négatives, imprévisibles, incontrôlables et répètes. Ces situations « traumatiques » entrainement des conséquences notables sur le plan comportemental, cognitif, émotionnel et biologique. Il y a donc des conséquences psychologiques, somatiques, etc. il y a aussi une perte des motivations d’agir.

 

Comportement :

   - Passivité.

   - Absence de réponse productive.

   - Inhibition, perte de motivation.

 

Cognition émotionnel :

   - Trouble cognitifs.

   - Modification des processus de pensée et du regard sur soi.

   - Perte de motivation.

 

Le style d’attribution :

   - L’intensité de la dépression est d’autant plus grande que le sujet effectue des attributions suivantes en cas d’échec :

       + Internes.

       + Stables.

       + Globales (généralisation).

   - Inversement, en cas de réussite ou d’événement positif, le sujet dépressif va émettre des jugements.

       + Externes.

       + Spécifiques.

       + Instables.

 

Mobiliser l’action :

    - Stimuler la prise de conscience des capacités de contrôle sur son action et de sa capacité d’influencer les événements/actions.

    - Analyser le style des attributions.

 

 

Le changement est un processus qui se passe sur plusieurs phases.

 

3. Cas clinique : violence conjugale :

 

Définition de l’OMS :

    - La violence conjugale est un mode de comportement agressant et coercitif vis-à-vis d’une femme.

    - Implique surtout :

         + Comportement visant à contrôler la femme et à l’obliger à obéir a l’agresseur.

         + Un sentiment d’emprisonnement et d’isolement croissant chez la femme.

 

Différentes formes de violences conjugales :

    - Physique.

    - Psychologique et verbale.

    - Sexuelle.

    - Etc.

 

Le cycle de violence conjugale : Léonie WALKER :

     - Pour comprendre ces situations il faut analyser le cycle de l’instauration des violences conjugales.

     - Le cycle de violence conjugale :

           + Phase 1 : instauration d’un climat de tension dans le couple, contrôle du conjoint sur la conjointe.

           + Phase 2 : actes de violence.

           + Phase 3 : justification, négation des actes de violences, excuses.

           + Phase 4 : séduction et fausse lune de miel.

     - Identifier les facteurs risque, répétition, les facteurs du maintien, les facteurs qui augmentent la tolérance, etc.

 

Les stéréotypes masculins ou les schémas sociaux entretiennent les comportements violents et permettent aux agresseurs de justifier leurs comportements violents.

    - La virilité se manifeste par des gestes agressifs et violents.

    - Les femmes sont des êtres inférieurs.

    - Les femmes doivent combler tous les besoins affectifs de leur entourage en particulier ceux de leur partenaire.

    - La punition physique moyen accessible de contrôler la femme.

 

Facteurs qui augmentent la violence et déresponsabilisent l’agresseur. Ces facteurs minimisent les actes de violence et permettent de leur chercher des excuses. Or, on peut avoir des problèmes sans être violents. Rien n’excuse la violence :

    - L’alcool.

    - Etat dépressif de l’homme.

    - L’homme est stressé, fatigué.

    - Il a un passé d’homme battu, etc.

Stéréotypes féminins ou incapacité apprise :

    - Oubli de soi.

    - Censure de la colère.

    - Femme doit être douce et passive.

    - Etc.

 

Facteurs personnels qui augmentent la tolérance à la violence et maintiennent la personne dans une position de victime :

    - Passé d’enfant battu ou témoin de violence.

    - Isolement social.

    - Etc.

 

Dépendance économique, émotive :

    - Abandon des décisions à son conjoint.

    - Importance de se réaliser à l’intérieur de l’union conjugale.

    - Faible estime de soi et manque de confiance en soi.

    - Intégration de stéréotypes féminins, notamment le sentiment d’incapacité féminine.

    - Importance de se réaliser à l’intérieur de l’union conjugale.

    - Etc.

 

Discours et mythes qui entretiennent la position de victime :

    - Femme battue est maso.

    - Elle a un comportement pathologique.

    - Elle ne veut pas s’en sortir puisqu’elle retourne avec l’agresseur.

    - Elle contribue à la violence, elle la provoque.

    - Elle l’encourage en ne réagissant pas.

    - Dans un couple il n’y a pas qu’un seul responsable.

    - L’homme est le maitre chez lui.

    - Etc.

 

Pourquoi les femmes ne signalent pas les violences conjugales :

   - 30 % des femmes ont jugé que l’incident n’a pas été assez important.

   - 30% ne souhaitent pas l’intervention de la police.

   - 11% ne souhaitent par avoir de l’aide.

   - Etc.

 

Les facteurs qui contribuent à maintenir les femmes dans une situation de violence : les femmes adoptent des stratégies actives pour renforcer leur sécurité et celle de leurs enfants en lien avec une évaluation calculée de ce qui est nécessaire pour survivre dans la relation de mariage.

 

Mettre fin à une relation conjugale violente :

   - Mettre fin a la relation violente est un processus et non pas un événement ponctuel.

   - Ce processus comprend des périodes de dénégation, de culpabilité et de souffrance avant que les femmes finissent par reconnaitre la réalité de la violence, souvent en s’identifiant à d’autres femmes-victimes.

   - Une relation avec des violences sévères dure en moyenne 10 ans. 70% des femmes quittent la relation une fois un certain nombre de facteurs réunis.



06/07/2012
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