Cours de psychologie

A

AAI : Adult Attachement Interview (sécurisé autonome, détaché, préoccupé, ou résolu désorganisé). Développé par George, Kaplan et Main, pour estimer l’influence que les relations entre mère et fille, peut avoir sur la fille une fois devenue mère à son tour. Les personnes interviewées sont classées dans des catégories d’attachement en fonction du degré de cohérence de leurs discours. Si discours cohérent, la personne est secure, si incohérent, elle est insecure.

Abandonnique : se dit d'une personne qui souffre d'abandonnisme, ou d'un enfant ou adulte qui présente des troubles d'ordre dépressif liés à un abandon réel. L'abandonnique interprète l'attitude de la mère comme un refus d'amour et son conflit se situe en deçà de l'Œdipe. Le sentiment d'insécurité de la personne concernée serait probablement étayé par un facteur constitutionnel.

Abandonnisme : sentiment et état psychoaffectif d'insécurité permanente, liés à la crainte irrationnelle d'être abandonné par ses parents ou ses proches, sans rapport avec une situation réelle d'abandon. On trouve souvent dans l'histoire infantile du patient des épisodes d'abandon réel ou de deuil, de rejet par les parents à l'occasion de discorde conjugale, de divorce ; mais on sait par ailleurs que beaucoup d'enfants orphelins ou séparés très jeunes de leurs parents, ne deviendront pas pour autant des abandonniques. Il y a donc chez ces derniers une prédisposition ou des interactions parentales pathogènes très précoces qui en ont fait des sujets hypersensibles, anxieux, instables sur le plan caractériel, fragile sur le plan émotionnel, et réagissant en général fort mal à toute frustration. A l'analyse psychologique, il y a chez eux à la fois une souffrance de déréliction, un repli sur soi, une auto-dévalorisation, des tendances à régresser vers un retour au sein maternel et à des positions infantiles, et en même temps à perpétuellement agresser l'autre, dans une sorte de comportement réactionnel impulsif. D'après Faure "le problème psychoaffectif est de l'ordre d'une frustration imaginairement ressentie ou redoutée et inacceptable, comme dans l'attente d'un abandon toujours virtuellement possible (mais dont la réalisation concrète, si par accident elle advient, s'avère sans influence sur ce sentiment ou même, paradoxalement, l'atténue, dans la mesure sans doute où l'expérience de la réalité vient alors se substituer à l'attente imaginaire)".

Aboulie : trouble caractérisé par la difficulté qu'éprouve le sujet à agir efficacement, sans aucune lésion des organes moteurs. Elle peut être systématisée (limitée à certains actes) ou généralisée. Fréquente dans la neurasthénie et l'hystérie. Absence de volonté, de motivation. Diminution de la volonté entraînant indécision et impuissance à agir. C'est un trouble assez fréquent chez les psychasthènes et les obsessionnels. On distingue une aboulie par impuissance de la volonté, une aboulie par incapacité d'un comportement rationnel, et des paraboulies dues à une obsession idéative, une idée fixe impulsive ou une phobie.

Abréaction : libération d'un refoulement par décharge émotionnelle. Parler a une fonction libératrice.

Absence : courte période (5 à 12 secondes) d'atténuation ou de perte de la conscience, se manifestant par une suspension de l'activité volontaire avec conservation habituelle des automatismes moteurs, et suivie d'une amnésie lacunaire des évènements de cette période. L'absence se rencontre chez les hystériques. Mais c'est surtout une variété de crise épileptique ne s'accompagnant pas de manifestations convulsives généralisées, très caractéristique du "petit mal", forme la plus fréquente de l'épilepsie infanto-juvénile. Elle se traduit à l'électroencéphalographie par des pointes-ondes bilatérales et synchrones à une fréquence de 2-3 cycles par seconde, disparaissant dès la fin du paroxysme critique.

Abstraction : conservation de ce qu’il y a de commun aux différentes répétitions.

Abstraction sélective : consiste à se centrer dans un détail hors du contexte.

Accès au lexique : activité permettant l’activation et la récupération du sens associé aux représentations d’un mot en mémoire.

Accident ischémique : déficit neurologique soudain d'origine vasculaire causé par un infarctus au niveau du cerveau. L'origine de l'infarctus (c'est-à-dire le mécanisme qui a conduit à l'obstruction du vaisseau sanguin) est du dans la plupart des cas à une des raisons suivantes : Thrombose (caillot de sang) apparaissant directement dans un vaisseau en amont du cerveau ; Embolie dans une petite artère. Il s'agit de matériel venant d'ailleurs et obstruant la petite artère, par exemple les morceaux de sang coagulé qui se sont détachés d'une artère en amont (va créer un bouchon et arrêter la circulation) ; Sténose dans une artère. Il s'agit d'une artère qui à un endroit s'est rétrécie par un phénomène mécanique (ex: compression, écrasement) ou par un changement de l'état de ses parois (épaississement, rigidification, contraction, dilatation, etc.).

Accident vasculaire hémorragique : rupture d’un vaisseau qui peut arriver après un accident ou pas.

Accommodation : En cognition : adaptation gestuelle à une situation dont la nouveauté entraîne une modification importante du noyau dynamique, guidant le déroulement de cette adaptation gestuelle. En développement : le sujet s’adapte à la modification de l’environnement en changeant sa forme actuelle de pensée. Le changement crée un nouvel équilibre supérieur au précédent (équilibre majorant). Modification de l’organisme  qui résulte d’une pression de l’environnement sur l’organisme. Mécanisme interne qui produit une modification ou une différenciation d’un schème initial pour l’adapter à une situation nouvelle dans laquelle ce schème se serait révélé inadéquat. Mécanisme qui consiste à différencier de plus en plus finement des schèmes d’action pour mieux les adapter aux conditions du milieu. Activité par laquelle un organisme ou un schème est modifié ou se transforme en vue de s’ajuster au milieu ou à un objet. Lors d’une modification du milieu, il faut chercher une nouvelle structure pour intégrer les informations et pour s’adapter au nouveau milieu. Grâce à l’accommodation, on s’adapte à différents milieux. Donc accommodation = modifications des organisations du sujet, pour augmenter les échanges avec le milieu extérieur.

Accordage affectif : capacité d’une mère à s’adapter et à entrer en communion avec son nourrisson pendant ses échanges avec lui.

Achromatopsie : anomalie visuelle, voit tout en nuance de gris (le plus rare).

Actes hétéro-agressifs : il s’agit d’agresser l’autre.

Acte parricide : tuer ses parents.

Acte perceptif : décrire un acte perceptif, les mécanismes de perception.

Acte manqué : acte incomplètement ou imparfaitement accompli (maladresse physique, lapsus, erreur). Selon Freud, les actes manqués sont révélateurs de sentiments mal refoulés. Un sujet dans une situation normale, commet environ 1 lapsus pour 900 mots prononcés. Au delà, le lapsus peut être révélateur, par exemple, de fatigue, d'intimidation, ou de quelque autre trouble.

Action comportementale : action du système en réponse à des stimuli et/ou orienté vers des buts (en réponse ou pas à des stimuli) (= parole, attraction, approche, évitement) → dans son environnement. Utilisé en thérapie de groupe pour étudier le comportement.

Action symptomatique : geste exécuté de façon automatique, mais expression de pensées et impulsions inconscientes. Action de symptômes, trouble fonctionnel perçu par le malade lui-même. Action qui cible le ou les symptômes.

Activation : l’information doit être disponible en MCT. Augmentation ou facilitation de la prise de conscience ou plus généralement de traitements (traitements de concepts, de sonorités, par exemple) suite à la présentation d'un stimulus externe ou suite à une activité cérébrale et cognitive (motivée ou involontaire). Activation d’une représentation mentale de l’objet stockée dans la mémoire à long terme.

Activation associative : les neurones activés codant un concept peuvent être associés à des neurones codant un autre concept. L’activation peut se propager via les associations.

Activation diffusante : processus à la base de la récupération de l’information en MLT. Chaque concept serait activé en entraînerait l’activation des concepts qui lui sont associés. L’activation se diffuserait d’un concept à l’autre.

Activation perceptive : la perception entraine l’activation des neurones sensoriels. Cette activation parvient aux neurones codant les concepts.

L’activation perceptive permet l’activation d’un groupe de neurones ; l’activation associative active d’autres groupes.

Activité : ce qui est fait pour effectuer la tache.

Activité bucco-labiale : au niveau de la bouche, activité de succion.

Activité cognitive : manipuler des symboles pour former une représentation fidèle de l’environnement.

Activité institutionnelle : améliorer les institutions.

Activité motrice : plus difficile à mesurer en raison de l’hypotonie générale de l’axe du corps et de l’hypertonie des membres (chez le BB).

Activité oculaire : on mesure comment elle s’organise spatialement et temporellement en fonction de différents stimuli ; à la fois sur des objets ou des personnes.

Activité phasique : augmente et redescend aussitôt. Suit juste une phase, cesse si le stimulus persiste. Code le changement d’état du système. → Récepteurs phasiques, à adaptation rapide, sont particulièrement efficaces pour transmettre des informations sur des changements de la stimulation en cours.

Activité réverbérante : les neurones sont maintenus en activité après le départ du stimulus. Quand on perçoit un stimulus, un neurone s’active, ce qui signifie que tous les neurones de son groupe s’activent. Un neurone a sa propre information, mais il reçoit également les informations des autres neurones de son groupe.

Activité tonique : augmentation et se maintient dans le temps. Maintient un certain temps l’activité. En pratique, il y a un niveau de fatigue du neurone. Il descend un peu. Indique dans quel état est le système. → Récepteurs toniques, à adaptation lente, renseignent sur les caractéristiques spatiales d’un stimulus telles que sa taille ou sa forme.

Actuel : ce qui n’est pas inscrit dans une chronologie, ce qui n’est pas de l’ordre du passage du temps, mais ce qui gît sous le plan chronologique comme générateur d’histoire lui-même non historisable.

Adaptation : équilibre des assimilations et accommodations, recherche permanente du maintien d’un équilibre instable entre accommodation et assimilation.

Adaptation gestuelle : continuum des placements du corps dans l’espace, globes oculaires et appareil phonatoire compris, permettant au mobilum cogitans de s’adapter à la situation vécue. En conditions normales, l’adaptation gestuelle implique la répétition de synergies motrices oculo-squelettiques ou phonato-oculo-squelettiques.

Adrénaline : hormone et neurotransmetteur sécrétée par les glandes surrénales qui permet à l'organisme de s'adapter aux agressions extérieures.

Adult attachment behavior scoring system : (système d’évaluation des comportements d’attachement adulte), conçu par Crowell et ses collègues, destiné à observer les comportements d’apport et de recherche de réconfort dans une situation conflictuelle se produisant fréquemment dans le couple.

Affect : émotion liée à satisfaction d'une pulsion qui, si elle est refoulée, se transforme en angoisse ou entraîne un symptôme névrotique.

Affectivité : faculté regroupant les phénomènes affectifs (sensations, sentiments, impressions...).

Affiliation : c'est aller vers autrui, phénomène de socialisation.

Affordance : on perçoit les objets non pas que visuellement, mais aussi en fonction de l’action que l’on peut faire avec.

Age civil (âge chronologique) : âge calculé à partir du jour de la naissance, âge post-natal (AC).

Age corrigé : âge post-natal corrigé de la prématurité ; c’est donc la durée de vie post-natal compté à partir de 40 SA : âge corrigé (en semaines) = AC – (40 – AG).

Age d'acquisition : âge à partir duquel 50% au moins, d’enfants d’une classe d’âge ont acquis la conservation de l’épreuve.

Age gestationnel (AG) : terme du nouveau né exprimé en semaine aménorrhée révolues.

Age mental : utilisé par Binet pour le premier test d'aptitudes intellectuelles des enfants. Age moyen d'un groupe de sujets qui a les mêmes aptitudes que l'enfant testé. Un enfant peut donc avoir l'âge de 8 ans et un âge mental de 10 ans.

Agénésie aprémative : un hémisphère ne se développe pas.

Agent psychoactif : substance chimique qui influe sur l'activité mentale (drogues).

Agents tératogènes : désigne une substance ou un procédé qui provoque des malformations fœtales lorsque la mère est exposée (8 premières semaines de gestation).

Agglutination : réduit à l’unité une combinaison d’éléments. 2 ou plusieurs termes originairement distincts mais qui se rencontraient fréquemment en syntagme au sein de la phrase, se soudent en une unité absolue ou difficilement analysable.

Agir : inclut l’action, accompagnement de la pensée par une action. Psychanalytiquement, on ne peut pas changer sans action.

Agnosie : désigne la difficulté des personnes à identifier les stimuli de l’environnement à travers une modalité perceptive donnée, en absence de trouble sensoriel ou d’une détérioration intellectuelle notable. Privation de la connaissance de.

Agnosie aperceptive : difficulté de structuration perceptive (aperception = « perception consciente d’une impression sensorielle ») :

Agnosie associative : Perception normale, difficulté dans l’association du percept à sa signification.

Agnosie auditive : il s’agit du trouble d’identification des objets personnes par le canal auditif, la lésion de l’aire secondaire entraîne une surdité verbale : le malade entend bien son interlocuteur, mais il ne le comprend pas.

Agnosie des couleurs : perte de la connaissance sémantique dans le domaine des couleurs.

Agnosie des objets : Trouble limité à l’identification des objets, même les plus usuels.

Agnosie des visages (prosopagnosie) : Trouble limité à l’identification des visages, même les plus familiers. Le patient ne reconnait pas ses proches et ne se reconnaît pas dans le miroir (néanmoins, ils peuvent les reconnaitre par la voix, l’odeur, ou certains attributs comme une moustache, une pipe, une coiffure etc.).

Agnosie multi-sensorielle : touchent plusieurs modalités perceptives à la fois.

Agnosie tactile : sensation du toucher, mais le patient est incapable d’identifier les objets par le toucher, obligé de regarder ce qu’on touche pour savoir ce que c’est.

Agnosie visuelle : est l’incapacité à reconnaître les stimuli divers présentés dans la modalité visuelle. Il s’agit du trouble d’identification des objets/des personnes, due à une lésion cérébrale, la destruction des aires secondaires entraîne des difficultés de reconnaissance des objets : le sujet voit les objets, mais ne les reconnaît pas. Déficit de la capacité de reconnaissance visuelle. Lésion au niveau du lobe occipital et des aires associatives visuelles.

Agoraphobie : peur irrationnelle des endroits non familiers, des espaces ouverts, publics, et de la foule.

Agrégats : ensemble d’individus réunis en un même lieu et un même moment.

Agression : contient de l’agressivité mais connote une attaque brutale et un attentat à l’intégrité physique et/ou psychique d’un sujet. Comportement physique ou verbal dirigé vers une personne avec l’intention de faire mal, que ce soit à un niveau physique ou sur un plan psychologique (on parle d’agression interpersonnelle, Berkowitz). Acte intentionnel aux répercussions négatives. 2 types d’agression (Feshbach) : agression directe (se réfère aux comportements qui visent à porter directement préjudice à quelqu’un, le comportement est ici une fin en soi et ne vise pas plus que le rétablissement d’un état émotionnel stable, elle est souvent dite défensive car provoquée par les comportements d’autrui), agression indirecte (vise autre chose qu’un préjudice direct, elle est instrumentale dans la mesure où elle sert des fins déterminées et permet d’atteindre des objectifs). Il y aurait agression s’il y a préexistence de frustration, et la frustration conduit à l’agression, sous une forme ou une autre (Dollard, Doob, Miller, Mowrer et Sears). Il faut en fait que le seuil de tolérance à la frustration soit abaissé, que l’individu soit très frustré et qu’il ne puisse plus « encaisser », l’intensité de la frustration va alors déterminer la survenue de l’agression qui aura un effet cathartique. Explication non suffisante, on peut plutôt dire que la frustration doit susciter des émotions négatives telles que la colère pour déclencher l’agression (Berkowitz). Bandura parle plutôt d’un apprentissage de l’agression, de manière directe par la récompense lors de la survenue du comportement agressif, ou par l’observation d’autrui c’est de manière vicariante. Lorsque l’individu observe un comportement agressif, il prend acte de ce type de comportement et l’intègre à son répertoire comportemental. Il va également observer les conséquences du comportement agressif, si les répercussions du comportement sont positives, l’effet sera désinhibiteur alors qu’il sera inhibiteur si le sujet constate des retombées négatives.

Agressivité : mise en œuvre de la force au service de la survie. Force de construction et de définition de l’individu.

Aimer : être capable de s’investir, de se projeter, d’avoir des relations affectueuses, amoureuses, sexuelles.

Aire auditive : se situe à la limite de l’aire temporale. Les voies de la sensibilité auditive aboutissent dans le lobe temporal (dans l’aire auditive primaire).

Aires corticales : Subdivision des lobes corticaux. Il y a plusieurs critères pour la subdivision des lobes corticaux : Critères anatomiques (Broadman étudia les couches de cellules qui constituent le cortex. En fonction de l’organisation de ces couches, il a délimité 47 aires), critère fonctionnel (on distingue les aires motrices, visuelles, auditives, somesthésiques, etc.).

Aires d'association : situées autour de toutes les aires primaires. Ces aires d'association ont la capacité essentiellement de permettre la coordination des fonctions de base. La perception et la compréhension des images et du son fait intervenir les aires d'association. D'autre part les aires d'association ou aire secondaires, situées au voisinage des précédentes traitent les informations qui sont fournies par celle-ci. Leur rôle est essentiel en ce qui concerne la reconnaissance des objets perçue par la voie sensorielle correspondante.

Aire de Broca : Broca (1870) avait une patiente qui était atteinte de troubles de l’élocution. Quand elle est décédée, il a disséqué son cerveau et a vu une lésion. Il a ainsi fait le lien entre aphasie et l’aire de Broca. En fait, pour qu’il y ait aphasie, il faut une lésion plus grande que l’aire, et profonde. Cette région est souvent définie comme étant une aire associative traitant les informations concernant la coordination des mouvements nécessaires au langage parlé, partie du télencéphale (dans le lobe frontal) qui contrôle la production du langage (si lésion, comprend mais ne parle pas). Les lésions touchant l’aire de Broca (44 et 45) produisent des difficultés de production du langage parlé (sans entraîner des difficultés de compréhension du langage parlé). Le discours est non fluent et les productions sont caractérisées par des troubles articulatoires. La réduction du discours est variable selon les patients. Un autre mode de l’aphasie de Broca est l’agrammatisme : des phrases très courtes de type télégraphique (mots grammaticaux omis et verbes à l’infinitif). On note aussi des troubles du graphisme et des paragraphies (substitution ou ajouts d’une ou de plusieurs lettres). → L’aire de Broca, c’est l’aire de l’élocution, de la production du langage.

Aires de Brodmann : délimitations du cortex du cerveau humain définies par Korbinian Brodmann sur une base cytoarchitectonique. Cela signifie que les aires correspondent à l'organisation structurale apparente du cortex (nombre de couches, épaisseurs des couches, arborisation dendritique etc.); Ainsi, chaque région du cortex ayant la même organisation cellulaire a un numéro allant de 1 à 52. Brodmann a également relié chacune de ces 52 aires à une fonction propre[].

Aire de Wernicke : compréhension du langage (localisée à l'intersection du lobe temporal et du lobe pariétal, proche du cortex auditif primaire) (si lésion, parle mais a des difficultés pour construire un discours cohérent et ne comprend pas ce qui est dit). Les lésions touchant la partie postérieure de l’aire 22 produisent des difficultés dans la compréhension du langage (sans engendrer des problèmes d’articulation). Cette aphasie est caractérisée par : Un discours fluent, Une absence de trouble de l’articulation, Une production abondante et riche en néologisme, Une production de nombreuses paraphasies, Des troubles de la compréhension du langage parlé constituent la caractéristique majeure de cette aphasie. L’aphasie de Wernicke apparaît principalement chez les personnes âgées.

Aires auditives primaires : écoute du langage (activent systématiquement).

Aires motrices : d’où les informations partent.

Aire motrice principale ou aire motrice primaire : notion d’homonculus. C’est la limite du lobe frontal, plus loin on change de « territoire ». L’aire psychomotrice se situe devant l’aire motrice primaire. Elle nous aide à nous guider. Véritable « clavier » de commande assurant la contraction élémentaire de tous les muscles du corps.

Aire motrice supplémentaire (SMA) : en avant du cortex moteur, au-dessus sur le bord de la scissure interhémisphérique. Antérieure au cortex moteur primaire (qui est avant la scissure de Rolando). Impliquée dans les activités rythmiques (sans locomotion). Coordonne et planifie les gestes complexes. Divisée en 2 parties : Partie antérieure : pour les nouvelles actions, réflexion avant d’agir = apprentissage. Partie postérieure : une fois que le mouvement est appris = automatique.

Aires préfrontales : elles se situent dans la partie antérieure du lobe frontal. Chaque fonction a une zone bien spécifique. Elles sont impliquées dans des tâches cognitives complexes (mémoire, langage, jugement, motivation, contrôle de l’impulsivité, comportement social, planification, prise des décisions). Ces aires interviennent aussi dans plusieurs fonctions émotionnelles (en particulier, la régulation des affects et de l’humeur). Quand ces régions sont perturbées, les affects et l’humeur sont aussi perturbés.

Aires pré-motrices : contrôle et planification du mouvement volontaire (planifié avant d’être débité).

Aires primaires : site final de l’intégration sensorielle → intégration active d’une multitude de messages afférents avant de répercuter leurs analyses. Quand l’information arrive (aires primaires sensorielles).

Aire psycho-motrice : permet une meilleure coordination des mouvements symétriques. La lésion ne s’accompagne pas de paralysie, mais les gestes du patient sont maladroits.

Aires sensorielles : toutes informations sensorielles. Elles sont limitées au lobe frontal ; les aires reliées à la conscience des sensations sont situées dans les lobes pariétal, temporal et occipital.

Aire somatosensorielle primaire : en relation avec l'aire visuelle, va guider le déroulement des opérations en signalant à chaque instant les changements dans l'environnement et la position des différents segments du corps dans l'espace.

Aires visuelles : sont responsables de l’analyse du signal visuel reçu par la rétine.

- V1 (Vortex visuel primaire, correspond à l’aire 17 de Brodman) et V2 : Localisés au niveau occipital sur la surface extérieure et des hémisphères cérébraux. Ces aires jouent un rôle très important dans la perception des contours. Elles restent incontournables dans toute perception visuelle fine. V1 voit les pixels, traite la géométrie. Si lésion, on devient aveugle, c’est le blindside, pas totalement aveugle car si on nous lance un objet, on peut le récupérer, car il y a d’autres structures corticales qui s’occupent du mouvement (comme V5). La personne pense être aveugle.

- V3 : les scientifiques n'ont pas clairement identifié cette aire.

- V4 : cette aire joue un rôle dans la perception des couleurs comme l'a démontré Semir Zeki de l'University College de Londres. Mais les spécialistes pensent que d'autres régions y sont associées. Répond pour la couleur indépendamment de la direction du déplacement. Si lésion cela vient d’un défaut de maturation. Les couleurs se perçoivent dans une sorte d’aura qui flotte au-dessus d’un objet. Mais si cela vient d’un défaut de maturation, en trouvant une fonction adulte V4 ne colle pas avec les autres cartes visuelles, car les autres ont appris à créer l’univers sans elle.

- V5 (aussi appelée HT) : elle joue un rôle dans la perception des mouvements comme le montrent des expériences par imagerie à résonance magnétique. Répond sélectivement à la direction du déplacement d’un bord, quelle qu’en soit la couleur. Si lésion, on ne perçoit plus les mouvements, succession de photos.

Akinésie : rareté et lenteur des mouvements constituent un élément précoce du tableau clinique. Le patient est immobile, au visage inexpressif, à la mimique réduite, dont l'exploration du champ visuel se fait par des mouvements oculaires. Ces perturbations se manifestent précocement dans l'écriture : micrographie ; plus tard aussi dans la parole qui est assourdie, monotone, entrecoupée d'accélération. Parfois sous l'influence de l'émotion, l'akinésie disparaît.

Alcoolisme : intoxication par l'alcool. L'alcoolisme chronique est considéré comme toxicomanie et provoque des perturbations psychologiques graves avec dépendance et complications neurologiques (polynévrite, encéphalopathie...).

Aléatorisation : répétition aléatoire des participants ou du matériel dans les conditions expérimentales.

Alexie : trouble de la reconnaissance des lettres, impossibilité de reconnaissance des mots (lettres) écrits.

Aliénation mentale : expression utilisée dans le vocabulaire juridique et non psychologique pour décrire l'état psychologique d'une personne, incapable de faire la distinction entre le bien et le mal et souvent considérée comme non responsable de ses actes.

Allocentré : centré sur autrui, orienté vers autrui, orientation purement psychologique.

Allopathie : médecine classique, employant des médicaments tendant à contrarier les symptômes du trouble.

Algorithme : tester des solutions une à une, on est sûr d’arriver à la solution mais on ne sait pas en combien de temps. C’est une règle ou une séquence d’actions appliquée lors de la résolution de problèmes et qui aboutit à la réponse correcte si mise en œuvre correctement et systématiquement.

Algorithmes versus heuristiques : mettre en œuvre une série d’étapes de traitement.

Altération de conscience : sous l’effet de drogues, les personnes peuvent avoir des hallucinations.

Altérité cognitive : une condition nécessaire pour qu’une connaissance s’établisse est que ce qui est dans le présent renvoie à un autre. Ce renvoi du présent au connu, cette altérité cognitive donc, peut être conçue soit comme spatiale, soit comme temporelle.

Altérité spatiale : l’altérité est spatiale quand un objet déterminé renvoie à cet autre que constitue un objet distinct, situé ailleurs dans l’espace. L’altérité spatiale est sous tutelle car elle ne peut s’établir sans l’intervention d’un troisième élément qui établit la relation entre les deux objets.

Altérité temporelle : l’altérité est temporelle quand la répétition présente d’un mouvement renvoie à cet autre que constitue la répétition passée de ce mouvement. Contrairement à l’altérité spatiale, l’altérité temporelle peut être autonome, à condition de s’établir dans le cadre d’une autognosie cinétique.

Alternance : 2 termes voisins ne diffèrent que par 1 ou 2 éléments faciles à dégager, et cette différence se répète régulièrement dans une série de couples parallèles. Une correspondance entre 2 sons ou groupes de sons déterminés, permutant régulièrement entre 2 séries de formes coexistantes.

Altruisme : désir de satisfaire autrui, l'altruisme peut être le fruit d'une réflexion ou être spontané.
L'altruisme est encouragé par la société car il facilite la vie au sein de celle-ci. Ce comportement peut aussi servir de mécanisme de défense. On va accomplir un acte de manière délibérée dans un souci d’autrui (indirect) ou dans un but d’aider (direct) et ce sans rien attendre en retour ni gratification morale ni compensation financière. 3 composantes : le comportement émis est volontaire et ne se rattache à aucune autre sorte de contrainte, le comportement bénéficie à d’autres personnes de manière directe ou indirecte, le comportement est une fin en soi on n’en attend aucune compensation. L’acte altruiste augmente l’estime de soi, il joue sur l’image que la personne se fait d’elle-même, forcément plus positive en cas d’altruisme. Le sujet pourrait aussi vouloir réduire les émotions négatives, voire pénibles, qu’il ressent devant le spectacle de la détresse d’autrui (Hoffman). 3 formes d’altruisme (Moscovici) : altruisme participatif (il se base sur un lien d’attachement à un groupe donné, très signifiant pour l’individu), altruisme fiduciaire (qui renvoie au fait que ce que nous faisons en faveur de l’autre dépend du degré de confiance que nous avons dans la relation), altruisme normatif (qui correspond aux aides fournies par certaines institutions).

Alzheimer : a toujours existé, mais elle n’est connue sous ce nom que depuis 1907, date à laquelle elle a été nommée ainsi par le Dr Alois Alzheimer. C’est une démence neuro-dégénérative à prédominante corticale qui touche en 1er lieu les fonctions cognitives et se répercute sur le comportement et l’adaptation sociale des patients. Perte des souvenirs anciens et impossibilité de les retrouver. Démence présénile neurodégénérative du tissu cérébral entraînant la détérioration progressive, globale et irréversible des fonctions cognitives. Irréversible. Le cerveau vieillit, perd sa capacité de se réorganiser.

Ambivalence : vouloir et pas vouloir, plaisir et déplaisir, sans conscience de la contradiction.

Aménorrhée : absence de règles.

Ames hiérarchisées : la fonction nutritive ou végétative : dans tout être vivant ou animé, conserve l’existence. La fonction sensitive : chez tous les animaux (= sens du toucher, gout, odorat, ouïe, et de la vue) perception du plaisir et de la douleur, etc. La fonction locomotrice : intermédiaire entre désir et intellect, qui fait que les animaux peuvent se mouvoir pour satisfaire leurs besoins. La fonction rationnelle ou pensante : raison intellect, présente que chez les êtres.

Amitié : lien affectif partagé par 2 personnes, et qui vont en conséquence avoir plaisir à interagir. 2 composantes : tendance à percevoir autrui comme similaire à soi, tendance à évaluer favorablement l’autre sur différents domaines. Relation se développant progressivement, durable dans le temps, relativement objective.

Amnésie : perte totale ou partielle de la mémoire. Plusieurs formes possibles : Amnésie (perte des souvenirs), agnosie (trouble de la perception), aphasie (trouble de la fonction du langage).

Amnésie antérograde : perte de mémoire entraînant une incapacité à acquérir de nouvelles connaissances se rapportant à la vie quotidienne.

Amnésie rétrograde : perte de mémoire des événements qui ont précédé soit une blessure soit une maladie qui a atteint le cerveau, comme la maladie d’Alzheimer, mais peut retrouver des souvenirs par indices.

Amnésie posthypnotique : oubli des événements qui se sont déroulés durant la séance d'hypnose, à la suggestion de l'hypnotiseur. Celui-ci peut toutefois les rappeler par un signal.

Amniocentèse : introduire une seringue dans le ventre maternel pour prélever du liquide amniotique. A partir de la 14ème semaine d’aménorrhée : on va recueillir des cellules dans ce liquide, que l’on met en culture, pour pouvoir réaliser un caryotype de ces cellules et ainsi du foetus. On va pouvoir détecter les anomalies chromosomiques et génétiques de l’individu.

Amorçage : décision prise sans disposer de toutes les informations. Persistance de la décision (acte engageant). Facilitation qu’un premier processus cognitif engendre sur un second processus cognitif.

Amorçage associatif : traitement facilité si l’amorce et la cible son souvent associées.

Amorçage de répétition : traitement facilité si l’amorce et la cible sont le même mot.

Amorçage fronto-temporal :  l’information part du module de recherche (frontal) et va vers la mémoire visuelle (temporal). Le but est de rechercher le prototype visuel de l’objet que l’on cherche à évoquer mentalement.

Amorçage sémantique : traitement facilité si l’amorce et la cible son synonymes. Influence d’un élément sur un autre.

Amorçage temporo-occipital : l’information part de la mémoire visuelle et on va vers le buffer visuel. La conséquence est que le prototype est affiché dans le buffer visuel, dans la conscience. Ce qui permet de visualiser un objet est l’affichage d’un prototype dans le buffer visuel.

Amorçage visuo-moteur : je vois un objet, et automatiquement mon cerveau me prépare à effectuer le geste de saisie de l’objet. Dans ce cas là : lorsque je perçois le pion, le cerveau va automatiquement imaginer le geste de saisie du pion. Ce mouvement peut être compatible ou pas avec le mouvement qu’on me demande d’effectuer réellement. Dans le cas ou le pion est blanc, les deux gestes sont similaires : il y a compatibilité entre geste effectif et geste mentalement effectué. Il y a incompatibilité dans le cas du pion noir : il est placé sur la photo au même endroit que le pion blanc, mais le bouton à appuyer ne correspond pas à la position du pion noir, il est plus loin. Donc le geste effectif ne correspond plus au geste mentalement effectué. Un amorçage visuomoteur a lieu quand une perception facilite une réponse motrice. L’amorçage visuomoteur découle d’un déplacement linéaire intracérébral de données depuis les aires de traitement perceptif (en particulier celles spécialisées dans les traitements de l’information spatiale) vers les aires prenant en charge la préparation du geste.

Amorphe : type non émotif, passif et primaire (voir : caractérologie).

Amour : sentiment beaucoup plus intense que l’amitié et qui induit un attachement très fort. Dépendance à l’être aimé très forte. 3 composantes : l’attachement à l’autre basé sur le fait qu’il est le vecteur de satisfaction des besoins de bien-être et de bonheur, préoccupation de l’autre qui renvoi au don de soi et à la volonté de maintenir la relation, sentiment d’exclusivité vis-à-vis de l’autre.

Amphétamines : excitant du système nerveux central, qui augmente les capacités physiques et psychiques de l'individu.

Anaclitique : décrit un mouvement double qui revient sur soi-même.

Analogie : on a un problème qui a une même structure qu’un problème que l’on connaît donc on va utiliser les connaissances que l’on a du problème que l’on connaît pour s’aider à résoudre ce nouveau problème. Faire ou reconnaître une analogie consiste à effectuer mentalement un traitement abstractif sur deux objets de pensée afin d'en extraire des propriétés communes, des ressemblances. En linguistique, forme faite à l’image d’une ou plusieurs autres d’après une règle déterminée. S’exerce en faveur de la régularité et tend à unifier les procédés de formation et de flexion.

Analyse de contenu : « Technique de recherche pour la description systématique, objective et quantitative du contenu manifeste de la communication. » Berelson, 1952. C’est donc une science. « Instrument de documentation analytique sans fondements théoriques. » Henry et Moscovici, 1968. Ces analyses de contenu sont donc descriptives. Aujourd’hui les analyses de contenu sont utilisées (entre autre) pour valider des hypothèses. On fait aussi des analyses prédictives.

Analyse diachronique : analyse d’un évènement dans le temps.

Analyse documentaire : s’exerce sur des documents, mais aussi des films, des débats.

Analyse du travail : peut être orientée soit vers le travail lui même soit vers le travailleur : descriptive et qui vise à décrire les taches que le travailleur doit faire, susceptible de fournir des matériaux pour faire des tests de situation ; on cherche les connaissances, les compétences, etc. que le travailleur doit faire  pour mener à bien son travail.

Analyse factorielle : technique statistique fondée sur un calcul de corrélations. En soumettant un groupe de sujets à un grand nombre de mesures on peut ensuite calculer les corrélations possibles entre les paires de mesures. On peut ainsi identifier des "facteurs", qui font appel à un construit spécifique.

Analyse inférentielle : pour savoir si les différences sont significatives et pas dues au hasard, analyse concluante à partir d’éléments qui sont vrais.

Analyse lexicale : on découpe le discours mot à mot, ou par groupes de mots qui forment des expressions. La langue est un système où tout ce tient. Un mot n'est pas innocent. Les mots se regroupent sur la base de relations. Ils vont s'associer pour des raisons très différentes.

Analyse moyen fin : c’est une stratégie utilisée en résolution de problèmes et qui consiste à comparer l’état présent du problème et son état visé et, ensuite, à sélectionner un opérateur qui permettra de réduire cette différence.

Analyse objective : analyse des unités de la langue, fondée sur l’histoire.

Analyse prédictive : considéré comme un type d'exploration de données[], est un domaine de l'analyse statistique qui extrait l'information à partir des données pour prédire les tendances futures et les motifs de comportement. Le cœur de l'analyse prédictive se fonde sur la capture des relations entre les variables explicatives et les variables expliquées, ou prédites, issues des occurrences passées, et l'exploitation de ces relations pour prédire les résultats futurs[]. Il est important de noter, toutefois, que l'exactitude et l'utilité des résultats dépendent grandement du niveau de l'analyse des données et de la qualité des hypothèses.

Analyse subjective : analyse des unités de la langue, faite à tous les instants par les sujets parlants.

Analyse thématique : une phrase ou un fragment de discours est une unité non réductible à la somme de ses parties. Le sens de ce tout est réparti sur l'ensemble de ses constituants.  On va devoir interpréter des bouts des phrases, des fragments.  Le thème a une valeur plus subjective que le mot : il est l'unité psychologique dans laquelle on perçoit un objet, un problème, une personne.

- Analyse thématique simple : découper le discours pour en dégager des thèmes qui structurent les propos tenus, et qui constituent des unités de signification pertinentes par rapport au sujet traité.

Anamnèse : du grec "commémoration". Ensemble des informations fournies par l'interrogation d'un sujet sur son vécu, qui permettent d'appréhender le déroulement de sa maladie et l'établissement d'un diagnostic.

Ancrage : qui assigne un sens aux informations objectivées en les intégrant au système des catégories que l’individu possède déjà (enracine la représentation dans notre vécu quotidien). Assimilation des conséquences de l’objectivation. Incorporer ce qui est nouveau dans le réseau de catégories qui nous sont propres. Permet de le confronter à ce qui nous connaissons déjà. Assure l’enracinement de la représentation avec les valeurs cognitives particulières qu’elle revêt. Une fois l’objet ancré dans une catégorie sociale, il pourra servir des objectifs sociaux et de communication. L’enracinement comporte 2 phases au cours desquelles on compare avec ce que l’on connaît déjà, et on range dans une catégorie déjà présente. Liaison persistante et durable entre l’état émotionnel et la mémoire attachée à l’acte. Ainsi, par un seul regard, parole, geste, autre, de l’abuseur, la victime retrouve ses sentiments de malaise. Mécanisme qui permet de transformer ce qui est étrange en quelque chose de familier. Ce qui paraissait étranger va trouver du sens en étant inséré dans un réseau de catégories et de significations préexistant. Une fois le concept transformé en image, il peut être relié à ce qui est ancien et trouver sa place dans un cadre de référence qui permettre de l’interpréter. L’image va donc s’ancrer.

Ancrage biologique : pour Piaget, l’intelligence, la connaissance humaine est un prolongement du processus d’adaptation biologique. « Il y a adaptation biologique lorsque l’organisme se transforme en fonction du milieu et que cette variation a pour effet un accroissement des échanges entre le milieu et lui, favorables à sa conservation. » → Pour Piaget, l’intelligence, comme la vie est une adaptation.

Ancrage épistémologique : Epistémologie : étude des hypothèses et des méthodes des diverses disciplines scientifiques. Etude de la démarche générale de la science et des conditions de production de faits scientifiques → Etude de la connaissance.

Ancrage mental : difficulté que les individus ont à se départir de leurs premières impressions sur une personne.

Angoisse pathologique : sensation de désirance-angoisse à partir du moment où elle ne peut plus être supprimée par l’apport de l’objet désiré.

Anhédonie : incapacité à éprouver du plaisir.

Animateur : doit faciliter la production du groupe dans le but d’atteindre les objectifs de travail. 3 niveaux de participation de l’animateur dans le groupe : niveau de contenu (lié à l’objectif poursuivi, l’animateur doit veiller à ce que chacun soit compris), niveau de la procédure (concerne les méthodes de travail et les procédures avec lesquelles le groupe va fonctionner, même si l’animateur les propose lui-même, il doit s’assurer de l’adhésion de chacun), niveau du climat (en lien avec les tensions et les affinités qui ne vont pas manquer de survenir, l’animateur doit veiller à ce que la charge socio-émotive ne bloque pas le groupe).

Animisme : le fait de donner une âme aux objets, tendance à animer les corps inertes, à leur prêter des intentions.

Anomie : état d'une société caractérisée par une désintégration des normes qui règlent la conduite des hommes et assurent l'ordre social. L'anomie se comprend peut-être mieux entre autonomie et hétéronomie = groupes humains qui n’adoptent plus de formes naturelles ni légales.

Anorexie mentale : perte de l'appétit. Maladie mentale caractérisée par un désir pathologique de ne pas prendre de poids. Physiologiquement, l'anorexie mentale est souvent accompagnée d'un arrêt des menstruations, d'une perte du volume musculaire et d'une prédisposition aux infections.

Anosognie : les patients agnosiques ne sont pas autocritiques face à leur déficit. Ils ont du mal à reconnaitre qu’il y a un trouble perceptif.

Antidépresseurs : groupe de médicaments qui combattent les états dépressifs en réduisant la sévérité de la dépression unipolaire. Ils permettent en effet d'augmenter la quantité des neurotransmetteurs sérotonine et noradrénaline dans le cerveau. Pour les sujets souffrants de trouble bipolaire, les antidépresseurs s'avèrent inefficaces.

Antipsychotiques : médicaments qui bloquent les récepteurs de la dopamine dans le cerveau, contrôlent les symptômes de la schizophrénie. Ces médicaments sont connus sous le nom de "neuroleptiques" ou "tranquillisants majeurs".

Anxiété : état émotionnel caractérisé par des symptômes psychologiques tels que la nervosité, l'indécision, une peur inexpliquée, et physiques (essoufflement, tremblements, nausée, palpitations cardiaques).

Anxiolytiques : médicaments de la famille des benzodiazépines destinés à réduire l'anxiété. Ils sont aussi connus sous le nom de "tranquillisants mineurs".

Apathie : état psychologique d'indifférence affective et cognitive, d'inertie comportementale et d'abolition de la volonté. L'apathie est un symptôme présent dans de nombreuses pathologies telles que la schizophrénie ou certaines démences.

Aperception : capacité à percevoir d'après ses expériences individuelles antérieures, son vécu.

Aperture : certain degré d’ouverture entre 2 limites extrêmes qui sont l’occlusion complète et l’ouverture maximale.

Apex : bout, partie haute, de la cochlée, détecte les basses fréquences.

Aphasie : perte partielle ou totale de la parole, mutisme, perturbation du langage et de comprendre le langage, qu'il soit parlé ou écrit, due à une lésion cérébrale, sans atteinte fonctionnelle de la langue et du pharynx. Il en existe 2 grands types : l'aphasie motrice dite de Broca, et l'aphasie sensorielle dite de Wernicke correspondant à des localisations différentes de ces lésions. L'aphasie est également le décalage entre l'idée que le malade veut exprimer et celle qu'il exprime vraiment. Aphasie de BROCA ou aphasie non fluente : les lésions touchant l’aire de Broca (44 et 45) produisent des difficultés de production du langage parlé (sans entraîner des difficultés de compréhension du langage parlé). Le discours est non fluent et les productions sont caractérisées par des troubles articulatoires. La réduction du discours est variable selon les patients. Un autre mode de l’aphasie de Broca est l’agrammatisme : des phrases très courtes de type télégraphique (mots grammaticaux omis et verbes à l’infinitif). On note aussi des troubles du graphisme et des paragraphies (substitution ou ajouts d’une ou de plusieurs lettres). Aphasie de Wernicke ou aphasie fluente : les lésions touchant la partie postérieure de l’aire 22 produisent des difficultés dans la compréhension du langage (sans engendrer des problèmes d’articulation). Cette aphasie est caractérisée par : Un discours fluent, Une absence de trouble de l’articulation, Une production abondante et riche en néologisme, Une production de nombreuses paraphasies, Des troubles de la compréhension du langage parlé constituent la caractéristique majeure de cette aphasie. L’aphasie de Wernicke apparaît principalement chez les personnes âgées.

Aphasie de Broca : trouble dans la production du langage.

Aphasie de conduction : rupture du faisceau arqué, empêche la répétition des mots entendus. Peut passer inaperçu. Lésion qui touche la fibre entre l’aire de Wernicke et l’aire de Broca.

Aphasie de Wernicke : trouble de la compréhension du langage.

Apnée du sommeil : arrêt plus ou moins long de la respiration au cours du sommeil.

Appel à la peur : doit avoir des caractéristiques très spécifiques pour qu’on l’appelle ainsi et pour qu’il soit efficace. Doit être composée de menaces, et de recommandations efficaces mais aussi auto-efficaces sur le comportement des gens. 1 bon message d’appel à la peur comporte : 1 menace réelle Un danger si non action La mention de conduites réduisant le risque Des conduites à la portée du sujet. La peur forte donne envie de s’éloigner (on a trop peur).

Appel vivide : montre des images qui sont susceptibles de choquer les gens, message concret, cru, vivace.

Apprendre : consiste à modifier les comportements, capacités et attitudes en organisant les connaissances en mémoire (l’individu interagit avec son environnement dans lequel il va mettre en œuvre des comportements). On voit donc ses effets dans les comportements, mais on voit ces modifications car il a organisé les connaissances.

Apprentissage : modification du comportement résultant d'expériences répétées. A distinguer des modifications de comportement résultant de la maturation comme le développement de la marche. L’apprentissage est l'acquisition de savoir-faire, c'est-à-dire le processus d’acquisition de pratiques, de connaissances, compétences, d'attitudes ou de valeurs culturelles, par l'observation, l'imitation, l'essai, la répétition, la présentation. Il s'oppose, tout en le complétant, à l'enseignement dont le but est surtout l'acquisition de savoirs ou de connaissances au moyen d'études, d'exercices et de contrôles des connaissances. Pour la psychologie inspirée du béhaviorisme, l’apprentissage est vu comme la mise en relation entre un évènement provoqué par l'extérieur (stimulus) et une réaction adéquate du sujet, qui cause un changement de comportement qui est persistant, mesurable, et spécifique ou permet à l’individu de formuler une nouvelle construction mentale ou réviser une construction mentale préalable. Adaptation à l’environnement changeant, à de nouveaux stimuli. Apprentissage de nouveaux stimuli et comportements (permet adaptation à notre environnement). Adaptation à l’environnement changeant, à de nouveaux stimuli. L’apprentissage se limite à une adaptation à l’intensité des stimuli. L’apprentissage correspond souvent à une variation de la potentialisation des synapses.

Apprentissage associatif : catégorie d'apprentissage étudiée en particulier par les béhavioristes consistant à associer deux stimuli ou à associer un stimulus et une réponse (conditionnement classique et le conditionnement opérant).

Apprentissage direct / par expérience directe : quand on est confronté directement au milieu (confrontation directe du milieu) (ex: en cours), lorsqu’on modifie nos connaissances et notre comportement suite à une confrontation directe et répétée.

Apprentissage explicite : apprentissage intentionnel et conscient, volontaire (langage écrit, + récent que le langage parlé).

Apprentissage implicite : à l’insu du patient. Apprentissage non intentionnel et non conscient, involontaire (parler → l’enfant est dans un environnement qui favorise cet apprentissage (avec d’autres enfants, les paroles) → on est « programmés »). Activité du sujet lors de la phase d’étude.

Apprentissage incident : tâche utilisée pour tester la mémorisation d’information à long terme. Dans une tâche d’apprentissage incident, les sujets ne savent pas avant la tâche qu’ils vont devoir restituer le matériel qui leur est présenté. Ce n’est qu’au moment du rappel qu’ils découvrent que le matériel présenté est à rappeler.

Apprentissage  indirect / par expérience indirecte : modification de quelque chose de façon à ce qu’il soit plus adapté au comportement (ex : imitation, observation, échange social,…).

Apprentissage intentionnel : tâche utilisée pour tester la mémorisation d’information à long terme. Dans une tâche d’apprentissage intentionnel, les sujets savent avant la tâche qu’ils vont devoir restituer le matériel à mémoriser ultérieurement.

Apprentissage latent : effets non immédiats mais dans le temps. Le comportement est appris, mais appliqué quand il y a récompense.

Apprentissage lié à l'état : le rappel d'informations semble plus efficace si l'organisme est placé dans le même état psychologique ou physique qu'au moment de l'apprentissage.

Apprentissage massé : méthode d'apprentissage intensif dans laquelle les exercices à réaliser sont présentés successivement, avec un intervalle de temps le plus réduit possible entre chacun d'entre eux. Nonobstant la fatigue induite par cette méthode, celle-ci donne déjà des résultats inférieurs à ceux obtenus lors d'un apprentissage distribué, dans lequel des intervalles de repos sont prévus entre chaque exercice.

Apprentissage neuronal : l’apprentissage synaptique sous-tend et permet l’apprentissage cognitif : association par variation des poids synaptiques. Une fois les concepts appris, associations entre concepts différents (MLT). Activation entre concepts une fois association faite (MCT) : activation entre neurones.

Apprentissage par conditionnement opérant : l’individu n’est pas passif, mais il agit sur son environnement (modifie activement). C’est par cette action sur l’environnement qu’il y a un apprentissage de nouveaux comportements. Apprentissage de comportements complexes. L’élaboration de raisonnements complexes (enchaînement en MdT sans comportement actif à l’extérieur). S’il y a récompense, l’apprentissage est stimulé, et s’il y a punition ça diminue.

Apprentissage par habituation : le neurone sensoriel est activé par le toucher léger des branchies. Le neurone moteur agit alors en contrôlant le manteau protecteur. Lorsque la S est répétée (quelques dizaines de fois), la réponse de l’animal devient de plus en plus faible, jusqu’à une absence de réaction au S sensoriel. Le neurone moteur diminue progressivement sa réponse (habituation, comme si l’individu s’habitue au S). Lorsque la S est répétée, la réponse de l’animal devient plus faible, jusqu’à l’absence de réaction au toucher. Adaptation aux S faibles non nocifs qui doivent être ignorés. Quand un S génère de moins en moins de réponse comportementale. Lorsque la stimulation est répétée, le neurone moteur diminue progressivement sa réponse (comme si l’individu s’habitue au S). Adaptation aux S faibles non nocifs qui doivent être ignorés. Lien entre habituation comportement et dépression du poids de la synapse.

Apprentissage par sensibilisation : le neurone sensoriel est activé par un courant d’eau violent qui risque d’endommager les branchies. Le neurone moteur agit alors en rétractant son manteau. Lorsque la Stimulation est assez forte et répétée (quelque dizaine de fois), la réponse de l’animal devient de plus en plus forte, jusqu’à une réponse motrice. Lorsque la stimulation est forte et répétée, la réponse de l’animal devient plus forte et systématique. Adaptation aux S forts potentiellement nocifs qui doivent engendrer des réponses comportementales amples et rapides. → Apprentissage plus rapide car le truc des synapses se fait mieux. L’activité des neurones est déterminée par les S, elle modifie l’appréciation ou la dépréciation des synapses. Donc, consiste à stimuler fortement le neurone pré synaptique qui transmet une partie de l’activité au neurone moteur → neurone pré : fortement actif, neurone post moins actif → coactivité moyennement forte entre les deux  neurones. Lorsque la stimulation est assez forte et répétée (quelque dizaine de fois), le neurone moteur augmente sa réponse, jusqu’à une réponse motrice maximale. Adaptation aux S forts potentiellement nocifs qui doivent engendrer des réponses comportementales amples et rapides.

Apprentissage répondant : permet d’apprendre l’environnement, de comprendre la structure de l’environnement, les interrelations entre les objets et les récompenses/punitions. On apprend, on est passif comportementalement. On a des réponses automatiques, incontrôlables.

Répondant = apprentissage de concepts ; Opérant = enchaînement de raisonnements.

Apprentissage synaptique : sous-tend et permet l’apprentissage cognitif : association par variation des poids synaptiques.

Apprentissage vicariant : sous condition/imitation. 

Approche : de quelle façon la méthode est mise en œuvre dans le temps (approche longitudinale et transversale).

Approche clinique : Histoire de la personne. Son individualité. La relation d’aide.

Approche clinique non psychanalytique : Accompagnement et prise en charge des difficultés psychologiques fondées sur l’application de la psychologie scientifique à la psychopathologie et pratique clinique. On intègre dans notre approche clinique les contraintes externes à la psyché comme les contraintes biologiques et sociales. On admet donc que tout n’est pas seulement psychologique, et donc que ces contraintes influent sur la psychologie.

Approche expérimentale : stimule la boite noire (tête) de l’extérieur, ces stimuli (les mots) vont déclencher des processus et on verra ces effets dans le comportement de la personne.

Approche fonctionnaliste : un seul système : il convient de préciser le fonctionnement de ce système unique, « comment ? ».

Approche gestaltiste : suite d’étapes : Préparation : encodage des données du problème. Incubation : tenter différentes méthodes pour trouver la solution. Illumination : découverte soudaine de la solution. Vérification : s’assurer que la solution trouvée est satisfaisante.

Approche idiosyncrasique : autoriser le consultant à élaborer son propre modèle, avec ses propres mots et systèmes de représentation.

Approche localisationniste : Chaque fonction a un support organique (crâne).

Approche longitudinale : examen répété d’un individu à des âges successifs (long). Sur le temps, la longévité. Approche longitudinale = AL : on voit l’enfant grandir mais c’est couteux.

Approche longitudino-transversale : permet l’étude de façon longitudinale, et l’étude du comportement sur une large période de temps en étudiant plusieurs groupes. Permet de voir l’effet de cohorte = comparer des sujets de même âge mais à des moments différents dans le temps. Permet de mesurer l’effet du temps sur le comportement d’un enfant du même âge. → Cumule les avantages et inconvénients des deux approches. Cette méthode est la plus avantageuse. Approche mixte : plusieurs échantillons avec des âges différents pour avoir les 2 approches en même temps.

Approche microgénétique : Ne conçoit plus ça comme une succession de stades immuables mais comme une série de vagues qui se chevauchent, chacune correspondant à un mode de pensée ou à une stratégie différente. → Le développement se fait en différentes étapes et entre ces périodes, il y a de la stabilité.

Approche monographique : investigation composite qui articule plusieurs méthodologies d’approche.

Approche psychodynamique (analytique) : regroupe des pratiques qui vont de la psychanalyse traditionnelle aux psychothérapies psychanalytiques longues ou brèves. La théorie générale sous-jacente à ces pratiques psychothérapiques est commune mais différentes variantes se sont progressivement distinguées. Elles se réfèrent plus spécifiquement à différents sous modèles, et s’appliquent à des troubles impliquant à des niveaux divers les événements actuels, l’histoire individuelle et familiale, et les conditions du développement.

- Psychanalyse : méthode d’investigation consistant dans la mise en évidence de la signification inconsciente des paroles, des actions, des productions imaginaires (rêves, fantasmes, délires) d’un sujet, méthode fondée sur les libres associations du sujet qui sont le garant de la validité de l’interprétation.

- Thérapie psychanalytique : méthode psychothérapique fondée sur l’investigation consistant à mettre en évidence la signification inconsciente des paroles, des actions, de la résistance, du transfert et du désir ainsi que par une dynamique des processus identificatoires.

- Thérapie brève psychodynamique : (en moyenne 12 séances au rythme d’une séance par semaine) interventions thérapeutiques spécifiques concernant un « état » ou un « problème » spécifique pour obtenir la modification de cet état ou la résolution du problème.

- Thérapie interpersonnelle psychodynamique : (10 à 12 séances) l’accent est mis sur les expériences psychosociales et interpersonnelles du patient.

Approche scientifique : Mettre la personne en situation et observer ses réactions. Faire varier les éléments de la situation et observer l’effet de ces variations sur ses réactions.

Approche structuraliste : plusieurs systèmes : la mémoire est un ensemble de systèmes relativement indépendants, chacun reposant sur des structures cérébrales en partie différente (Eustache). « Quoi ? » « Où ?» (Que se passe-t-il ? Où ça se passe ?). Pour elle, la MLT est constituée de systèmes distincts qui reposent sur des zones cérébrales bien spécifiques/différentes.

Approche systémique : champ interdisciplinaire relatif à l'étude d'objets dans leur complexité.

- Thérapies de couple et de famille psychodynamiques : centrées sur l’insight et/ou les expériences affectives, l’analyse de résistance, les mouvements inter-transférentiels, les processus inter-fantasmatique, l’accès aux processus inconscients. Elles débouchent fréquemment sur des perspectives intergénérationnelles ou multigénérationnelles.

- Thérapies de couple et de famille écosystémiques : centrées sur l’amélioration des communications dans l’ici et maintenant, sur des prescriptions paradoxales, des résistances, des symptômes et des tâches, tous nécessaires pour la prise en considération de l’écosystème. Elles peuvent prendre des formes structurales, stratégiques, narratives, centrées sur la solution.

- Thérapies de couple et de famille cognitivo-comportementales : centrées sur l’amélioration des conduites et des cognitions, l’évaluation et la suppression des symptômes, l’atténuation de l’expression des émotions critiques et hostiles, la gestion du stress, l’apprentissage des habiletés aux réactions sociales.

- Psycho-éducation familiale : centrée sur l’information à propos des troubles, des malades, des traitements et des attitudes adaptatives à adopter face aux perturbations liées à la maladie.

- Thérapies familiales humanistes : centrées sur les attentes et la personnalité des patients, leurs aptitudes à l’autonomisation et leur capacité à choisir de maintenir les symptômes ou de s’en dégager.

- Thérapies familiales éclectiques et intégratives : centrées sur l’ajustement des méthodes, des techniques et des théories en fonction des exigences des familles et des projets thérapeutiques.

- Thérapies familiales pour familles non volontaires : centrées sur l’apprentissage des contextes sociaux au sein desquels émerge la demande de soins ou l’injonction thérapeutique, la famille comme méta-thérapeute qui aide les thérapeutes.

- Thérapies multifamiliales comportementales et cognitives : centrées sur l’échange d’informations, sur l’entraide, le partage des problèmes et des moyens d’y faire face, le développement de la solidarité interfamiliale.

- Thérapies psychosociales psychodynamiques : centrées sur le psychodrame d’inspiration psychanalytique, les jeux de rôles, leur interprétation transférentielle.

- Thérapies psychosociales comportementales et cognitives : centrées sur l’apprentissage des habiletés sociales, de la réhabilitation socioprofessionnelle, de la gestion du stress.

Approche traitement de l’information : suite d’étapes : Représentation : encodage des données en MdT pour s’en faire une représentation. Recherche et sélection d’un opérateur : passer en revue l’ensemble des méthodes et en choisir une. Application de l’opérateur : exécuter la méthode choisie pour transformer les données encodées. Evaluation : déterminer si le nouvel état obtenu est le final ou seulement un intermédiaire.

Approche transversale : examen de plusieurs tranches d’âges étudiés au même moment et en une seule fois (court). Approche transversale = AT : on s’intéresse à plusieurs enfants en même temps, c’est économique.

Approche transversale séquentielle : étude dans le temps de plusieurs individus.

Apragmatique : qui est dans l’incapacité d’agir volontairement.

Apraxie : incapacité d'effectuer des mouvements coordonnés ou définis, maladresse dans les gestes.

Apraxie de la mimique : impossibilité de reproduire une mimique.

Apraxie idéatoire : Incapacité à réaliser une suite d’actions destinées à un but. L’apraxie idéatoire est toujours bilatérale et elle est liée à une atteinte bilatérale du cortex pariétal associatif gauche (carrefour temporo-pariéto-occipital et plus particulièrement l’aire 39). La personne n’arrive pas à faire quelque chose sans que ça soit une directive.

Apraxie idéomotrice : Impossibilité d’effectuer un geste à la demande alors que le sujet peut le réaliser spontanément. Contrairement à l’apraxie idéatoire, la perturbation affecte les gestes simples isolés ou des fragments d’une séquence gestuelle, mais le plan général de l’action est conservé. L’apraxie idéomotrice est habituellement bilatérale et elle est liée à une lésion du cortex pariétal associatif gauche (plus particulièrement l’aire 40).

Apriorisme : méthode de raisonnement à priori.

Aqueduc de Sylvius : canal dorso-médian situé dans le mésencéphale. Il est empli de liquide céphalo-rachidien et communique avec le troisième, en haut, et le quatrième ventricule cérébraux, en bas. Il est circonscrit par la substance grise péri-aqueducale.

Arc réflexe : l'arc réflexe et un trajet parcouru par un influx nerveux aboutissant à un réflexe. Le réflexe est un circuit constitué de plusieurs neurones : Un neurone récepteur qui reçoit l'information (on parle également de neurone afférent). Un neurone ou une chaîne de neurones intermédiaires qui traitent les informations reçues (les neurologues, les neuropsychologues, de façon générale des spécialistes en neurosciences parlent d'interneurones). Un neurone qui envoie l'ordre à l'organe effecteur après le traitement des informations (il s'agit du neurone efférent).

Archétype : contenu de l'inconscient collectif qui apparaît dans la production culturelle d'un peuple (mythes et contes par exemple), ou dans l'imaginaire d'un sujet. Cette théorie est due à Jung.

Argumentation explicite : annoncer directement l’information → message persuasif. Si on annonce directement au récepteur l’information qu’on veut lui transmettre le message sera plus persuasif que si l’argumentation est implicite.

Argumentation unilatérale : que des arguments qui vont dans le même sens → message persuasif. Si tous les arguments vont dans le même sens alors le message sera plus persuasif que si l’argumentation est bilatérale.

Artificialisme : assigner aux objets une fonction déterminée et surtout que les phénomènes naturels sont de la responsabilité de l’activité de l’homme.

ASE : protection sociale et psychologique des enfants et ado.

Assimilation : en cognition : adaptation gestuelle à une situation dont la familiarité entraîne une faible modification du noyau dynamique, guidant le déroulement de cette adaptation gestuelle. En développement : quand l’organisme répond à la perturbation de l’environnement en rétablissant la situation antérieure. Intégration de cette modification dans sa forme actuelle de pensée. Mécanisme interne qui consiste à intégrer un objet ou une situation nouvelle à l’ensemble des objets ou des situations auxquels une conduite existante est déjà appliquée. Les éléments extérieurs à l’organisme vont être coordonnés puis intégrés à l’intérieur de l’individu. L’assimilation est le processus par lequel une réalité extérieure est intégrée à un schème (→ ce qui permet au sujet d’être en contact avec son mode environnant). Pour chercher ces éléments à l’extérieur, il nous faut le schème d’action, notion théorique, qui est l’instrument de cette assimilation.

Assimilation : le fait d’intégrer quelque chose de nouveau aux structures préexistantes. L’outil de cette assimilation c’est le schème, ce qui, dans une action, est généralisable d’une situation à l’autre. Incorporation du réel à soi ; Accommodation : le fait de devoir modifier les structures préexistantes pour les adapter à une situation nouvelle où ces structures se seraient révélées inadaptées. L’accommodation permet la modification des organisations du sujet. Ajustement de soi au réel.

Assimilation reproductrice fonctionnelle : du fait de la répétition, l’enfant va être amené à faire fonctionner le réflexe sur d’autres objets que le sien. Une tendance du réflexe à se reproduire sur des éléments autre que ceux du départ. Cette assimilation reproductrice fonctionnelle c’est ce qui permet à l’enfant de s’incorporer toutes stimulations qui peuvent être existante pour le réflexe en question. Il y a 2 aspects :

- L’assimilation génératrice est le fait que l’enfant va tenter de généraliser la conduite réflexe préexistante (tendance à étendre son application sur des objets de plus en plus variés).

- L’assimilation recognitive va permettre à l’enfant de discriminer l’objet le plus adéquat pour permettre la répétition du réflexe.

Association libre : technique pratiquée par Freud pour dévoiler les sentiments inconscients de ses patients en leur demandant de dire tout ce qui peut leur venir à l'esprit. Le chercheur propose aux sujets un mot inducteur et leur demande d’y associer les termes qui leur viennent à l’esprit.

Associationnisme : doctrine philosophique qui fait de l’association des idées et des représentations, la base de la vie mentale et le principe de la connaissance.

Asthénie : faiblesse psychique qui ne résulte pas d'un manque de force musculaire. Etat de fatigue générale physique et psychique durable, relativement indépendant du repos, accompagné d'un affaiblissement de la volonté, de la concentration et du dynamisme psychomoteur.

Astrocyte : cellule gliale, est en contact avec un neurone et des vaisseaux sanguins/capillaire. Elle recouvre entièrement le vaisseau sanguin. Les neurones ne supportent pas le sang. Le neurone en contact avec du sang va exciter un gène pour se tuer : d’où le fait qu’une hémorragie crânienne tue : les astrocytes prennent donc les nutriments nécessaires à la survie du neurone dans le sang et les transmettent aux neurones. Dans la mesure où tout ce qui vit produit un déchet, les astrocytes récupèrent les déchets des neurones.

Ataxie : incoordination des mouvements, mouvements lents et imprécis, marche instable.

A-théorisme : (France) se réfère à une approche empirique des manifestations pathologiques.

Atrabilaire : qui caractérise une personne inquiète, chagrine ou irascible.

Attachement : besoin inné indépendant de la satisfaction des besoins primaires correspond à la tendance de tout individu à chercher le contact avec autrui.

Attachement « Secure » : enfant sécurisé par la mère, va évoluer, et se rassurer près d’elle.

Attachement « Insecure » : enfant non-sécurisé par la mère, colère, peine, absence d’émotion.

Attentes normatives : celles que l’on attend car « c’est normal ».

Attention : capacité à se concentrer, réservoir de ressources mentales.

Attention divisée ou partagée : possibilité de traiter plusieurs informations en même temps (regarder un objet avec une vision globale, et non des détails de l’objet). Possibilité de traiter différentes taches en même temps (vision de différentes formes, textures, couleurs : différentes informations traitées chacune séparément).

Attention endogène : déclenchée par le participant lui-même.

Attention exogène : déclenché par stimulus externe.

Attention extérovertie : attention tournée vers l’extérieur, anticipe la sélection des objets situés dans le monde environnant par ébauche de la simulation mentale du geste d’atteinte approprié.

Attention flottante : on privilégie l’écoute. Freud dit que c’est la contrepartie de la libre association : autant le patient essaye de parler sans réfléchir, autant le clinicien essaye de se mettre dans cette position en l’écoutant, ne fait pas de choix dans ce que dit le patient. Écoute dans laquelle on essaye de suspendre ce qui habituellement focalise notre attention (ex : nos points d’intérêts personnels). Ecoute qui essaie de tout mettre à plat. Cette attention permet de se dégager de ce que le moi du patient essaye de mettre en avant.

Attention intérovertie : attention tournée vers l’intérieur du cerveau, sélectionne des objets mentaux par une entité cognitive, elle aussi localisée à l’intérieur du cerveau.

Attention partagée : accomplir plusieurs tâches en même temps.

Attention sélective : beaucoup d’informations viennent en Mémoire Sensorielle mais la capacité de traitement des informations en MCT, est limitée. C’est pourquoi certaines informations seront sélectionnées (sinon saturation). Ces informations seront traitées en MCT. → Correspond aux traitements d’une source d’information spécifique en ignorant les informations non pertinentes. Sélectionner les informations pertinentes au sein d’une quantité d’informations (on fait attention à un détail et on oublie tout ce qui se passe autour : peut conduire a des accidents). Demande beaucoup de ressources mentales. Idée de « tri ». Mécanisme de contrôle nécessaire (rester focalisés sur le détail).

Attention soutenue : focalisé sur une seule source.

Attention soutenue : Maintient un niveau d’énergie/ressource mentale au cours d’une activité sur une période (écouter et prendre des notes, jouer aux échecs, etc.).

Attitude : est définie par un ensemble d’opinions. Prédicateur (elle prédit) du comportement. Posture physique, les chercheurs sont partis de cette définition avant d’y ajouter une idée de positions, postures théoriques par rapport à un objet, un événement, quelque chose de social. Une certaine manière de me comporter avec cet objet, en correspondance avec mes idées, les idées, comportements peuvent être différentes en fonction des circonstances. Pourquoi nos idées et actes sont parfois en décalage ? Au niveau d’une société : des prises de position idéologiques (ex : la politique : la droite et la gauche). Au niveau des groupes : des prises de positions particulières. Les idées d’une personne. → C’est un état interne à l’individu, ce n’est pas le stimulus qui va déclencher la réponse mais l’attitude de la personne qui va la déclencher. « Etat mental et neurophysiologique de la préparation à l’action, organisé par l’expérience et exerçant une influence directrice ou dynamique sur la réponse » (Allport, 1935).

Attitudes au travail : des jugements de valeurs qui peuvent être positifs comme négatifs. Ils peuvent porter sur des objets, sur des personnes ou sur des événements. Ces jugements se traduisent en ressentis, et amènent l’individu à agir de telle ou telle façon. Trois aspects sont liés aux attitudes : Aspect cognitif : croyances, opinions, idées à propos de quelque chose ; Aspect affectif : émotions éprouvées par l’individu pour ce quelque chose ; Aspect comportemental : l’intention de se comporter d’une certaine façon en résultat avec l’attitude.

Attitude chronique : des opinions toutes faites, bien ancrées dans notre esprit.

Attitude construite : opinion pas encore forgées, très influençables par la formulation de la question, les réponses aux questions précédentes (effet de contexte). Influence de l'accessibilité de la réponse à la question précédente sur la réponse à la question suivante.

Attracteur : état stable dynamique caractérisant le fonctionnement global d’un système fermé, en l’absence de perturbation externe. Les noyaux dynamiques jouent le rôle d’attracteurs cérébraux.

Attraction : attitude interpersonnelle positive qui est le produit d’un ressenti positif à l’égard d’autrui. Elle implique un désir de rapprochement vis-à-vis d’autrui. Cette attitude est constituée de 3 composantes : une cognitive qui renvoie aux croyances sur la personne, une affective qui correspond aux sentiments à l’égard de la personne, une conative se référant aux comportements vis-à-vis de cette personne.

Attribution (Heider) : inférence qui a pour but d’expliquer pourquoi un évènement a eu lieu, ou de déterminer les dispositions d’une personne. Le processus attributif consiste à identifier les causes ou les origines des évènements par l’usage des informations relevant de la situation ou préalablement acquises. 3 groupes : attribution causale (recherche des causes d’un évènement), attribution dispositionnelle ou interne (cherche à déterminer dans quelle mesure l’action d’un individu va nous renseigner sur celui-ci, caractéristiques personnelles de l’acteur, uniquement l’auteur)/causes externes ou situationnelles (impersonnelles, non lié à des personnes visibles, comme situation, environnement, contexte, ou autres personnes que l’acteur)attribution de responsabilité (responsabilité légale et morale, les aspects de responsabilité relative à un effet produit). La nature des attributions : Causes stables (cause que je peux appliquer à tout un ensemble d’acte). Causes instables (pas maîtrisable, je n’ai aucune prise). Codage de l’information pour obtenir une description économique et stable de ce qui est expliqué (je code cette information pour la simplifier, afin d’avoir quelque chose de stable et qui va durer).

Attribution causale : attribution à une cause, le fait d’observer un acte et d’en rechercher les causes pour lui donner une explication. C’est un fonctionnement qui est basé sur les inférences qui vont consister à déduire de ce que l’on observe, un certain nombre d’informations qui vont nous conduire à émettre un jugement. Recherche d’explication, de compréhension et d’organisation de l’environnement à travers une analyse de la causalité des phénomènes. Comment font les gens pour expliquer ce qu’ils font et ce qui leur arrive ? Ils font des attributions de cause. Processus par lequel un individu infère (= tirer une cause de : relier un comportement effectue par une personne reliée à une cause) à cause d’un comportement observé. Selon Kelley, on se servirait de trois dimensions d’information pour analyser les causes des situations : différenciation, consensus, consistance. On va attribuer une cause interne ou externe en fonction du type et du nombre d’informations dont on va disposer pour analyser la situation.

Attribution externe ou situationnelle : cause liée au contexte, consiste à expliquer les évènements, conduites, jugements,…par des facteurs extérieurs à la personne, comme les contraintes situationnelles, le hasard, la chance…

Attribution interne ou dispositionelle : cause liée à la personnalité, consiste à expliquer les évènements, conduites, jugements,…par des facteurs liés à la personne, comme les traits de personnalité, les intentions, les aptitudes.

Atypie : absence de conformité à un type de référence.

Audience : Le fait que les performances augmentent quand des personnes observent.

Autisme : le sujet, coupé du monde extérieur, oriente sa vie mentale sur son propre psychisme et présente des attitudes incompréhensibles pour son entourage. Troubles du développement caractérisés par une interaction sociale et une communication anormales, avec des comportements restreints et répétitifs.

Auto-attributions : on donne des attributions sur notre/nos propre(s) actions, on veut les rendre compréhensibles pour nous et pour les autres.

Autocensure : ceux qui ont envie de dévier s’autocensurent, ils suivent l’avis du groupe. Ce sont des gens qui savent qu'ils ne sont pas en accord avec la majorité. Ils n'ont pas très envie de se heurter au rejet. Ils vont peut-être attendre que des gens le disent avant eux.

Auto-connaissance : situation au cours de laquelle le sujet et l’objet de la connaissance se confondent.

Auto-connaissance d’un mouvement : quand la répétition présente d’un mouvement est guidée par la trace de ses répétitions passées.

Auto-conservation : ensemble des forces tendant à la conservation de l’individu, à base innée et tendant à un état d’équilibre vital.

Autognosie : ce qui est dans le présent et l’alter cognitif ne font qu’un.

Autognosie cinétique : ce qui est connu et ce qui connaît sont confondus.

Autognosie cinétique cérébrale : la répétition présente du mouvement est guidée par la trace laissée par ses répétitions passées.

Auto-manipulation : quand l’individu s’enferme de lui-même dans le comportement.

Automatisme : comportement qui échappe à la volonté ou à la conscience réfléchie.

Automatisme idéo-verbal : hallucination auditive, entend des voix.

Automatisme moteur : le sujet va avoir l’impression qu’on lui impose un certain mouvement, en particulier par le biais de la phonation (on parle à travers moi, on m’oblige à dire certaines choses, etc.).

Automatisme psycho-moteur : on l’oblige à dire ou à faire certaines choses.

Automatisme sensoriel : hallucination au niveau des sens, l’automatisme visuel c’est quand le malade voit les voix.

Autopoïèse : mécanisme rendant les êtres vivants autonomes, modification permanente de l’auto-organisation d’une structure sous l’influence de sources externes de variations.

Auto-questionnaire : la personne va le remplir elle-même en se questionnant elle-même (comme si on pouvait se connaitre soi-même, transparence).

Autorépétition : réactivation.

Autosuggestion : action de se persuader, d’exercer des suggestions sur soi-même.

Autorité : le dogmatisme (adopter l’autorité). Basée sur 3 critères (nombre, ancienneté et prestige), l’ancienneté utilisée comme fondement de l’autorité (si tout le monde y croit on y croit). L’autorité est source de connaissance. A ne pas confondre avec le leadership. Ici le supérieur n’est pas élu démocratiquement, et il doit réglementer ou appliquer une réglementation.

Autotélisme : sans autre but que lui-même.

Axone : prolongement unique, qui peut se ramifier à son extrémité. Cette ramification constitue l’arborisation terminale. Prolongement du neurone, conduit le signal électrique.



28/10/2012
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